vendredi 25 décembre 2020

Un abbé d’Inongo attaqué par des hommes armés

L’abbé Jean-Pierre Isapo, curé de la paroisse st Paul de Mbali, a été blessé hier au cours d’une attaque perpétrée par des individus armés entre Bokala et Izono. L’abbé rentrait de Nioki où il s’était rendu pour retirer l’argent de salaire des enseignants de cette contrée. Ces bandits armés, qui l’attendaient en route, ont tiré à bout portant sur lui: une des balles lui a fracturé le bras gauche et une autre lui a percé le bas du sein gauche. A cause de la violence de cette même attaque, le bras droit de l’abbé Jean Pierre a été atteint. Heureusement qu’un voyageur en moto était de passage et sa présence a fait en sorte que les malfaiteurs n’aient pas pu emporter la valise contenant l’argent; ils se sont enfouis dans la forêt. L’abbé Jean-Pierre a été ensuite transporté jusqu’à Mbali où il a été pris en charge toute la nuit par le médecin du poste. Informé de cette situation, l’abbé Peter Ikamba, curé de Nioki, s’est rendu nuitamment à Mbali pour assister l’abbé Jean-Pierre.

Ce matin, après avoir maitrisé l’hémorragie et après les démarches pour obtenir une jeep qui peut l’amener à Nioki, il a été évacué de Mbali pour Nioki où il a subi une intervention chirurgicale délicate afin d’extraire les balles qui étaient encore dans son corps. Sa vie n’est pas du tout en danger. 

Cette attaque intervient après celle ayant visé, les années passées, l’abbé Peter Ikamba, alors directeur de la Caritas diocésaine. Ce dernier se rendait par canot à Oshwe avec l’argent de paie des enseignants, conformément aux accords stipulés entre le Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) et l’Etat. En plein voyage, il a été braqué par des hommes armés qui lui avaient ravi toute la somme qu’il transportait après l’avoir menacé de mort.

Notre diocèse est devenu, ces dernières années, le théâtre d'opération de groupes armés qui mènent des attaques meurtrières contre les agents commis à la paie des enseignants. L’an passé, en effet, un agent payeur laïc a été tué, criblé de balles entre Tolo et Bokoro, toujours par un groupe des bandits armés.

Une interpellation à prendre au sérieux pour nos autorités vue la recrudescence d'insécurité qui sévit dans cette zone.

Que l’Enfant Jésus nous apporte sa  paix !




jeudi 24 décembre 2020

Vœux de Mgr l’évêque

 

Homélie de noël 2020 de Mgr l’évêque

 

Lectures :

Nuit : Is 9, 1-6 ; Tt 2, 11-14 ; Lc 2, 1-14

Jour : Is 52, 7-10; Hb 1, 1-6; Jn 1, 1-18

Frères et Sœurs,

Comment célébrer Noël dans un monde en perdition ?

1.       En cette année 2020, nous avons connu des moments de joie et de peine.  Si notre pays connaît des soubresauts politiques avec leurs corollaires d’incertitudes et une misère insupportable, l’humanité a été et est encore durement éprouvée avec la pandémie du Coronavirus.  Cette maladie nous a imposé des comportements inédits.  Même si certains minimisent ses méfaits sur la santé et la société, son impact est réel sur l’économie mondiale et sur celle de notre pays, une économie déjà fragile.  On dirait que nous sommes plongés dans les ténèbres, que l’humanité est en crise, que la paix a déserté  le monde, notre pays.  Pour prendre une image proche de chez nous, on dirait que nous sommes comme en plein lac, ballotés par les vents et les vagues. Comment célébrer la Noël avec joie et dans la paix quand la joie et la paix ont déserté nos cœurs et la vie de plusieurs de nos frères et sœurs ?  Comment célébrer la Noël dans un monde presqu’en perdition, qui ne sait pas toujours à quel saint se vouer ?

2.       C’est donc dans ce contexte particulièrement indécis que nous fêtons la Nativité du Seigneur et que s’achève cette année 2020.  Et les lectures proposées en cette veillée et au jour de Noël nous ouvrent à l’espérance de Dieu, manifestée en un enfant qui nous est donné et qui apporte la lumière au monde.

3.       Un monde, un pays, un peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière et est envahi par une joie et une allégresse, œuvre de la prodigalité de Dieu pour les hommes pour qu’ils vivent désormais dans un monde, un pays où règne la paix et où s’affermira la justice.

4.       C’était une nuit ordinaire. Un événement ordinaire a lieu dans une cité ordinaire, une petite cité de la ville de Juda, Bethléem.  Et pourtant, un événement ordinaire qui a profondément bouleversé le courant de l’histoire de l’humanité, parce qu’il réunit le ciel de Dieu et la terre des hommes.  Désormais cet événement est devenu extraordinaire et est au cœur de la vie de l’Eglise, des hommes de toute race, langue, peuple et nation.  Dieu se fait homme et l’homme se fait proche de Dieu.  Cette nuit ordinaire est devenue une nuit sainte.

5.       Un enfant nous était né, un fils nous a été donné, un fils nous est donné encore aujourd’hui.  Là où les hommes sont incapables d’établir la paix, de faire resplendir la justice, Dieu nous fait (un) don d’un enfant, de son Fils qui est un « conseiller-merveilleux et prince-de-la paix » ; il est l’image du Dieu-Fort et Père-à-jamais pour ceux sur qui pesait le joug et dont les épaules étaient meurtries par la barre et le bâton des tyrans, ceux dont le sang ne coulera plus comme un fleuve.

6.       Un enfant nous est né, un fils nous est donné.  Cet enfant, c’est l’amour vivant de Dieu pour l’humanité, Dieu qui vient habiter parmi nous et qui vient nous montrer le chemin à suivre afin de vivre dans la joie et dans la paix.  La joie que nous cherchons, la paix que nous voulons pour notre monde, pour notre pays, pour nos familles, nous ne pouvons les trouver qu’en Dieu, si nous acceptons de quitter notre confort, nos aises pour aller là où Dieu nous donne rendez-vous, là où, comme Jésus, il nous donne de naître.

Frères et Sœurs,

Dieu nous donne rendez-vous à Bethléem

7.       Cet enfant, les bergers l’ont reconnu parce qu’ils ont écouté les anges, les messagers de Dieu.  Comme eux, ouvrons nos cœurs et écoutons la voix de Dieu qui nous parle.  Comme eux, ouvrons nos yeux et marchons sur leurs pas pour aller à Bethléem et voir cet enfant, l’Emmanuel, Dieu-avec-nous.  Aujourd’hui encore, Dieu envoie ses messagers pour nous inviter à aller à notre Bethléem, pour reconnaître son enfant, son Fils né dans la pauvreté, dans le dénuement, parmi ceux qui n’ont pas de place dans nos sociétés, dans nos cœurs.  Comme eux, Dieu fait de nous ses messagers pour annoncer la bonne nouvelle au monde, pour montrer aux autres la crèche où l’Enfant Jésus est né.

8.       A la Nativité, Dieu veut que nous soyons comme les bergers qui veillaient, tels des gardiens, à qui la joie de la nativité a été annoncée pour qu’à leur tour, ils l’annoncent à l’humanité.  « La Nativité veut dire que la gloire de Dieu se manifeste en priorité dans le dénuement de la crèche : quand Dieu se fait homme, il va à l’essentiel de la condition humaine, dédaignant tous les hochets de vanité auxquels s’attachent les hommes ».  Dieu vient rencontrer l’homme loin des palais luxueux, loin de ce qui attire les regards des hommes.  Renoncer à la convoitise et aux hochets de la vanité est la condition que la Nativité nous propose pour faire le bien, pour que nous devenions le peuple de Dieu.  On pourrait dire que la Nativité nous renvoie la figure de Dieu qui vient dans notre monde comme un pauvre.  Il faut un cœur de pauvre pour le reconnaître et l’adorer, contrairement à ceux qui s’attachent aux biens de ce monde et adorent des hommes qui se croient être tout puissants ; des hommes qui ne pensent qu’à faire le bien à leur égo surdimensionné, sans piété, incapables de vivre de manière raisonnable, ne se préoccupant que de la manifestation de leur gloire, au lieu de pratiquer la justice pour que la joie et la paix habitent véritablement nos cœurs et se répandent partout dans notre pays.

9.       La tradition veut que la Noël soit une fête durant laquelle les familles se retrouvent et célèbrent ensemble.  Dès lors, n’oublions pas de faire de nos villages, cités et villes la Bethléem où Dieu nous donne rendez-vous et de faire de nos cœurs des crèches où l’Enfant Jésus vient naître et habiter parce qu’il se sait accueilli avec la même joie et la même paix que sa venue nous procure.

Frères et Sœurs,

A Noël, la joie est source de paix et de la paix jaillit la joie

10.   En cette nuit, Dieu nous envoie un message : « N’ayez pas peur, ne craignez pas, car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : (il) vous est né un sauveur.  Vous trouverez … un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».  Ce que l’ange Gabriel avait annoncé à Marie s’est accompli.  Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut, il sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.  Cette bonne nouvelle apporte la joie, la paix au monde.  Noël célèbre la joie de la paix parce que le Fils de Dieu naît dans nos vies.  La Nativité nous fait don de la paix et remplit nos cœurs d’allégresse, d’une joie que ni les tribulations, ni les souffrances, ni le coronavirus, ni la mort, ni les puissances malveillantes, ni les grands de ce monde, … ni personne ne peut nous ravir.  Autrement dit, Noël inonde nos cœurs de paix de la joie, une joie qui apaise, qui nous réconforte parce que désormais aimés et sauvés par Dieu. 

11.   Pendant quatre semaines, nous nous sommes préparés à célébrer ce grand mystère « avec une foi sans défaut et dans l’obéissance du cœur ».  Deux personnes ont compris et ont vécu tout cela : Marie et Joseph.  En cheminant avec eux de Nazareth à Bethléem, l’on comprend qu’il faut un cœur simple, généreux, disponible pour accueillir avec joie et dans la paix l’avènement du Fils de Dieu, né dans le dénuement d’une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.  De Nazareth à Bethléem, Marie et Joseph sont guidés par la lumière de la foi et le Verbe de  Dieu fait chair, les éclaire comme elle éclaire tout homme qui accepte de devenir enfant de Dieu.

12.   Avec les bergers et en compagnie des anges, que la  fête de Noël fasse de nous des gardiens et des messagers de paix, des semeurs de joie par notre présence qui inspire la bonté, la patience, la générosité, pour redonner le sourire aux malades, l’espérance aux prisonniers, le réconfort aux affligés.  Avec les bergers et les anges, ouvrons nos cœurs pour accueillir l’étranger, pour tendre la main à celui qui a besoin de notre aide.  Ici, je garde à l’esprit la joie et l’accueil fraternel des communautés que j’ai visitées avant et encore dernièrement à Semendwa, Makaw, Bokoro et Nioki.  C’est cela aussi la paix et la joie de Noël sur lesquelles nous devons bâtir l’église et notre diocèse.

13.   Avec Marie et Joseph, avec les bergers en compagnie de l’ange et de la troupe céleste, chantons la gloire de Dieu manifestée dans l’Enfant Jésus : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime ».  Que la paix et la joie de Noël habitent en nos cœurs et demeurent toujours en vous.  Joyeux Noël à vous tous et à vos familles, avec ma bénédiction apostolique pour une heureuse année 2021, au nom du Père, et Fils et du Saint-Esprit.  Amen. 

   Inongo, le 23 décembre 2020

 

+ Mgr Donatien BAFUIDINSONI, SJ. 

 Evêque d’Inongo.

Mokanda mwa Mbotama 2020 mwa Tata Episkopo

 

Matangi :

Misa ma Butu : Is 9, 1-6 ; Tt 2, 11-14 ; Lk 2, 1-14

Misa ma Moyi : Is 52, 7-10; Eb 1, 1-6; Jn 1, 1-18

Bandeko Boboto!

Ndenge nini tokoki kosepela mbotama soki mokili mozali na kimya te?

1.       Na mobu moye 2020, tomoni bisengo na mpasi ndenge na ndenge. Na Ekolo ya biso, tomoni makambo ndenge na ndenge epayi ya bayipolitiki oyo esali ‘te lelo toyebi lisusu nzela tozali kokende te. Na mokili mobimba, bokono bwa coronavirus bozali se kokoba mpe bosali ‘te mimesemo mya biso mingi mibongwana. Ata bato basusu bazali kondima bokono mwango mpenza te, kasi tozali komona ya solo ‘te mokili na ekolo ya biso ezali kobunda na mpasi. Tokomoni lokola bato bazali o molili, esengo na boboto  bosili o mitema mya bato. Tokomi lokola bato bazali kotepa tepa o kati ya etima (to lac) mpo ya mbonge makasi mpe bayebi nini bakoki kosala te. Ndenge nini tokoki kosepela mbotama na esengo mpe na boboto soki esengo na boboto bozali lisusu o mitema mya biso te ? Boni boni tokoki kosepela mbotama soki na mokili toyebi lisusu nzela ya kokende te ?

2.       Mobu 2020 mosili na mpasi mpe tozali kosepela mbotama se na lolenge wana. Mikanda misantu mya butu bwa lelo mpe mya lobi na moyi mizali kopesa biso elikya na Nzambe, elikya eye Mwana Yezu amemeli biso awa akotisi mwinda o mokili.

3.       Bato bazalaki kotambola o molili bamoni mwinda monene mpe motondisi bango na esengo, nkembo ya Nzambe emonani mpo ‘te bato banso bazala na boboto, na esengo mpe na bosembo.

4.       Na mokili mwa Yudea, na mboka moke, Beteleme, mwana abotami. Mbotama ya ye esali ‘te mokili mobimba mozwa libiki, mpamba ‘te mbotama ya Yezu esangisi likolo na nse. Mobombamo moye mozali ntina ya boyambi bwa biso. Awa Mwana wa Nzambe akomi moto, bato bakomi pene na Nzambe. Butu bwa lelo bokomi butu bosantu.

5.       Mwana moke oyo abotamaki, abotami lisusu lelo. Esika bato balembi kotia boboto, bosembo, Nzambe akabeli biso Mwana wa ye lokola “Nkumu wa bwanya (to mopesi malako kitoko) mpe Mokonzi wa boboto”; Yezu  azali elili ya “Nzambe wa bokasi bonso”mpe wa “Tata wa lobiko” mpo ya bato bakobunda na minyoko mpe na boombo, kasi bazwi libiki lya solo mpe makila ma bango makotanga lisusu te.

6.       “Mwana moko abotami, bapesi biso mwana mobali”. Ye azali elembo ya bolingi bwa Nzambe mpo ya bato. Nzambe andimi kofanda o kati ya biso mpe kolakisa biso nzela, kolakisa bisondenge tosengeli kotambola mpo ‘te tozala na esengo mpe na boboto. Esengo tozali koluka mpe kosenga mpo ya mokili, mpo ya ekolo mpe mabota ma biso, tokozwa yango se na Nzambe, soki tondimi komikitisa mpo ya koluka kokutana na Nzambe esika ye Azali, lokola esika Mwana wa Ye abotami, o elielo ya bibwele.

Bandeko Boboto,

Nzambe azali kozela biso o Beteleme

7.       Bakengeli mpata bayei koyeba Mwana Yezu mpamba ‘te bayokaki maloba ma banzelu, bantoma ba Nzambe. Lokola bango, tofungola mitema mya biso mpe toyoka mongongo mwa Nzambe oyo azali kolobela biso. Lokola bango, tofungola miso mpe tolanda nzela ya bango mpo tokende na Beteleme kotala Mwana, Emmanuel, Nzambe o kati ya biso. Lelo lisusu Nzambe akotinda bantoma ba ye mpo ya komema biso na beteleme, mpo ya koyeba lisusu Mwana wa ye oyo abotomi na bobola bonso, lokola bato bazangi bisika o kati ya mboka to o mitema mya biso. Lokola bango, Nzambe akomisi biso bantoma ba ye mpo ya kosakola Liloba lya Nzambe o mokili mobimba, kotalisa na baninga elielo wapi esika Mwana Yezu abotami.

8.       Na mbotama, Nzambe alingi tozala lokola bakengeli mpata baye bayokaki nsango ya esengo ya mbotama mpe bakei kosakola yango na baninga. Mbotama emonisi biso ‘te nkembo ya Nzambe ezali komonana na makambo ya mike: awa Nzambe akomi moto, amimonisi na bobola bonso mpo ya kolakisa na bato ‘te binso bikoleka. Nzambe andimi kokoma moto, kobotamao ndako ezangi nkita, mosika na biloko bato ba mokili bakowelaka. Mpo ya kosepela mbotama malamu, tosengeli kotika kolula biloko bya mokili biye bikoleka mpe kokangema na Nzambe mpo tokoma bana ba ye. Mbotama ezali kotalisa malamu ‘te Nzambe ayei o kati ya biso lokola mobola. Tosengeli kozala na motema bobola mpo ya koyeba Nzambe mpe kokumisa ye malamu, esika ‘te tokangema na biloko bya nse, esika ‘te totia elikya na biloko bya mokili.  Tokumisa bobele Nzambe, esika ‘te tokumisa bato ba nse baye bakokanisa ‘te bakokani na nzambe mpo ya nkita ya bango. Bato ba nse baye batondi na lolendo, bakotombola mapeka, bakomimonisa (o ngai), bakolinga ‘te bato bakumisa bango (o ngai député, ngai ministre, …),esika ‘te bayeba komikitisa,  kotambola na boboto mpe na bosembo mpo ‘te esengo ya solo ekota o mitema mya biso mpe o ekolo ya biso.

9.       Mimesamo mikosenga ‘te tosepela mbotama o mabota mpe banso basepela lisanga o kati ya mabota. Yango wana, tokomisa mboka, mabota ma biso Beteleme, esika Nzambe akozela biso mpo tosangana na ye.Tokomisa mitema mya biso elielo, esika Mwana Yezu akobotama mpo ‘te boyei bwa ye bomemela biso esengo ya solo.

Bandeko boboto,

Na Mbotama, esengo ekopesa boboto mpe boboto bokobota esengo

10.   Na butu boye, Nzambe akoloba na biso: « Bobanga te, zambi nayeli bino nsango eneneekosepelisa ekolo mobimba » ;« … baboteli bino Mobikisi. Bokokuta mwana abotami sika bazingi ye na bilamaba, alali o elielo ya bibwele ». Maye anzelu Gabriel asakolaki na Maria makokisami. Mwana okobota akozala mokonzi monene, bakobenga ye Mwana wa Nta-likolo, akozala mosantu, bakobenga ye Mwana wa Nzambe. Nsango Elamu eye ememeli biso esengo na boboto o kati ya mokili. Na mbotama, tosengeli kozala na esengo mpamba ‘te Mwana wa Nzambe akomi o kati ya biso. Mbotama ekopesa esengo o mitema, esengo oyo ata mpasi, ata coronavirus, ata liwa, ata bakonzi ba nse bakoki kolongola o mitema mya biso te. Mbotama ekotondisa mitema mya biso na esengo, esengo eye ekolendisa mpe ekopesa makasi mpamba ‘te tozwi libiki lya Nzambe.

11.   Poso minei mobimba, tomilengeli mpo ya kosepela mobombamo moye na boyambi mpe na botosi bonso. Maria na Yozefu mpe balengelaki boyei bwa Mwana Yezu. Soki tomanyoli malamu lolenge batambolaki kobanda Nazareth tee Beteleme, tokomona ‘te tosengeli kozala na motema bosawa mpo ya koyamba malamu mbotama ya Mwana wa Nzambe, oyo abotami o elielo ya bibwele zambi esika ezalaki te o ndako ya bampaya. Kobanda Nazareth tee Beteleme, mwinda mwa boyambi mokambi Maria na Yozefu mpe Liloba lya Nzambe,oyo akomi moto mpe azali Mwinda,akongengele bango lokola akongengele baye banso bandimi kokoma bana ba Nzambe.

12.   Elongo na bakengeli mpata mpe banzelu, eyenga ya mbotama esalisa biso tokoma bakengeli mpe bantoma ba boboto, bato baye, na ezaleli ya bango ya malamu, bayebi kotia boboto o esika bazali, mpo ya kopesa esengo na babeli, kobondo bato ba mawa mpe kopesa elikya na bato bazali o boloko. Elongo na bakengeli mpata mpe elongo na banzelu, tofungola mitema mya biso mpo ya koyamba bampaya, mpo ya kokabela bato bazangi. Nazali kokanisa esengo bandeko ba paroisses ya Semendwa, Makaw, Bokoro na Nioki bazalaki na yango mpo ya koyamba ngai na baye bazalaki na ngai na mobembo moye nauti kosala. Esengo ena ezali mpe esengo na boboto bwa mbotama oyo esengeli kosalisa biso totonga Eklezya mpe diocèse ya biso.

13.   Elongo na Maria na Yozefu, elongo na bakengeli mpata mpe banzelu, elongo na mampinga ma likolo, tosakola nkembo ya Nzambe emonani na Mwana Yezu : « Nkembo na Nzambe o likolo, mpe o nse boboto na bato ba ye ba bolingo ». Esengo na Boboto bwa mbotama bozala o mitema mya biso mpe boumela na bino seko. Mbotama elamu na bino bansompe na mabota ma bino.  Na bobenisi bwa ngai, natombeli bino mobu 2021 molamu, o nkombo ya Tata, mpe Mwana mpe ya Elimo Santu. Amen.

Inongo, mwa 24/12/2020

+ Mgr Donatien BAFUIDINSONI, SJ.

Episkopo wa Inongo

samedi 19 décembre 2020

La lettre de notre évêque à tous ses diocésains

En toute circonstance, rendons grâce à Dieu et demeurons assidus dans la prière

Mes chers diocésains,

La Paix du Christ !

Du 1er au 15 décembre, ma dernière visite pastorale de l’année 2020 m’a conduit à Makaw en passant par Semendwa, Bokoro, avec une pause au petit séminaire Saint Louis de Gonzague, pour se clôturer à Nioki.  Pour cette visite, j’étais accompagné, outre du chancelier et des sœurs intendantes, du vice-économe et des prêtres responsables diocésains des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM), de la Commission Justice et Paix et de la Commission de la Pastorale.  Ainsi se sont-ils imprégnés de nouveau des réalités de notre diocèse, et leur regard de collaborateurs nous aidera sans nul doute dans notre mission commune.

Je remercie l’hôpital de Bokoro qui a disposé son véhicule pour notre transport de Bokoro à Makaw en passant par Semendwa, sur des routes cahoteuses, à travers de vastes savanes et divers villages.  Je voudrais de tout cœur remercier les prêtres, les religieux, les religieuses et les fidèles qui se sont dépensés pour nous réserver un accueil enthousiaste et fraternel.  Je suis reconnaissant pour leur esprit de sacrifice, leur dévouement, leur générosité et le temps partagé dans la joie, malgré les conditions de travail pas toujours gratifiantes.  Je ne peux oublier cette foule immense, composée d’hommes, de femmes et de jeunes, qui chantait et danser, même parfois sous la pluie.  Je ressens encore de l’émotion lorsque nous chantions le Te Deum, après un moment de recueillement.

Au cours de cette visite pastorale, j’ai été témoin de la joie des fidèles et de la ferveur de leur foi, entre autres au cours des messes très participatives dans les églises devenues, pour l’occasion, petites.  Je revois encore ces jeunes élèves confirmés à Bokoro, plus de 500, des tout petits, mais aussi quelques adultes.  A ce propos et sans entrer dans les détails, il me revient à l’esprit les questions posées par trois petits séminaristes lors de mon entretien avec eux.  L’un d’eux m’a invité à repenser une évangélisation en profondeur d’une paroisse particulière parce qu’il constate le peu d’engagement des fidèles pour la prise en charge de l’église et des prêtres.  Un autre regrette le peu de vie dans les CEVB ; et un dernier a plaidé pour l’augmentation du nombre de prêtres dans certaines paroisses, surtout là où il n’y a qu’un seul prêtre et qu’il y a très peu d’animateurs pastoraux dans les villages, d’ailleurs rarement ou pas du tout visités par les prêtres.

A leurs questions, j’ai renvoyé aux thèmes de l’année pastorale passée « Seigneur, augmente en nous la foi » et celui de l’année pastorale en cours « Que votre charité se fasse inventive ».  Je voulais par là leur rappeler que nous devons travailler et demander la grâce du don d’une foi qui ne soit pas comme du simple vernis sur nos corps, mais une foi qui nous fait croire que Jésus-Christ est notre seul Sauveur et qui est venu nous libérer de tout ce qui fait obstacle à notre attachement indéfectible à Dieu.  Bien plus, cette foi doit être créative, engagée et engageante, soutenue par une communauté qui prie et qui édifie – dans le sens de construire et de sanctifier par le bon exemple – son église et notre diocèse.

Mes chers Diocésains, nous ne devons pas attendre la célébration d’un jubilé pour entretenir ou améliorer nos infrastructures.  Nous ne devons pas laisser les mauvaises herbes envahir nos concessions et les couper seulement lors de la visite de l’évêque.  Par exemple, il n’est pas question d’assister passivement à l’effondrement de la toiture de la belle église Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Makaw, de laisser l’eau de pluie affaiblir ses structures parce que Rome ne nous envoie pas d’argent.  Mes chers diocésains, une église qui n’est pas prise en charge par ses propres fidèles est vouée à une tiédeur ou à une mort spirituelle, lentement et sûrement.  Bien plus, si nous ne sommes pas généreux, si nous ne donnons pas avec joie pour notre église, notre diocèse, nous ne pouvons pas non plus tendre la main vers les autres.  Soyons généreux lorsqu’on nous demande de soutenir les Œuvres Pontificales Missionnaires, car on ne donne qu’à celui qui donne avec générosité.  Mes chers diocésains, point n’est besoin de le répéter : « Il y a plus de joie (bonheur) à donner qu’à recevoir » (Rm 1, 10).  Et pourtant dans beaucoup de nos paroisses, nous prenons des heures et des heures pour la quête, mais pour enfin ne récolter que des paniers des billets de 50 et 100 francs usagés, donc inutiles.

A Nioki où s’est terminée ma visite, nous nous sommes réjouis pour les vœux perpétuels de deux de nos religieuses SIC et pour le jubilé d’argent de deux de leurs aînées.  Avec elles et en toute circonstance, soyons dans la joie et rendons grâces à Dieu.  Pour elles et avec elles, demeurons assidus dans la prière afin qu’elles soient des témoins de la Lumière, l’Enfant Jésus, qui vient nous visiter.  Préparons nos cœurs pour l’accueillir avec joie et dans la paix.

Avec la joie et la paix apportées par l’Enfant Jésus, je me rendrai à la paroisse de Banzow au début de l’année 2021.  Ainsi, j’aurais visité toutes les paroisses de notre diocèse et découvert ses énormes défis.  Mais avec une foi ferme et profonde, avec une charité agissante et inventive, et pas une charité où certains se comportent en spectateurs, nous pouvons ensemble relever ces défis.  Fort de notre bonne volonté et pour l’amour de l’église, je puis dire que rien n’est impossible à ceux qui espèrent en Dieu.

A vous, mes chers Diocésains, je souhaite anticipativement un «Joyeux Noël », et vous rassure de mes humbles prières, alors même que je me confie aux vôtres.  Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.  Amen. 

Inongo, le 19 décembre 2021. 

+ Donatien Bafuidinsoni

Évêque d'Inongo

lundi 14 décembre 2020

Voeux perpétuels et jubilé d’argent chez nos sœurs diocésaines

La communauté paroissiale de Nioki a vécu hier dimanche une journée de joie. Pendant que l’Eglise toute entière célébrait le dimanche de la joie (Gaudete), dans l’église paroissiale st Michel, Mgr l’évêque a présidé la messe de la profession des vœux perpétuels des sœurs Caroline et Ruth. A l’occasion, toute la communauté a rendu grâce au Seigneur pour les 25 ans de vie religieuse des sœurs Marie Léonie MbawMbaw et Euphrasie Bete. Elles sont toutes quatre de la Congrégation diocésaine de  Sœurs de l’Immaculée Conception d’Inongo. Des centaines de personnes ont participé à cette  célébration qui était  bien préparée.

Dans son homélie, Mgr l’évêque a dit entre autre que toute vocation à suivre le Seigneur se nourrit par la méditation de la Parole de Dieu et se fortifie par la grâce des sacrements pour un témoignage authentique.  Il a en outre rappelé que  chacun de nous est invité à discerner la réponse qu’il est appelé à donner à la grâce qui nous a été faite par le baptême en devenant les amis du Christ qui nous a choisis pour que nous portions du fruit et c’est la plénitude de la joie de savoir que, jour après jour, à travers tous les évènements de notre vie, la sagesse de Dieu produit son fruit et un fruit qui demeure, même si par instants,  il reste enfoui et caché à nos yeux.

Prenant la parole à la fin de la messe, la sœur Christine Kula, mère générale de la congrégation, a d’abord exprimé sa gratitude au Seigneur pour cette profession perpétuelle et le jubilé d’argent de deux sœurs; elle a ensuite saisi l’occasion pour expliquer  à toute l’assemblé, en peu de mot, ce que signifie la vie religieuse qui est une réponse à l’appel reçu dans son cœur de tout quitter pour suivre le Seigneur. Enfin, elle a demandé à ses sœurs un discernement prudent dans un monde où le bon grain est mélangé avec l’ivraie. Le modèle, a-t-elle insisté, c’est le Christ et les religieuses ne peuvent trouver leur vraie joie que dans l’attachement indéfectible au Seigneur et en servant les hommes. 

Ce fut une bonne occasion pour une animation vocationnelle. Nous prions pour que le Seigneur mène à son accomplissement ce qui a été semé hier pendant cette messe. 










samedi 12 décembre 2020

L’inhumation de Mgr Louis Nzala à Popokabaka

Les obsèques de Mgr Louis Nzala, ancien évêque de Popokabaka, se tiendront cet avant midi en l'église cathédrale de PopoKabaka, en présence de plusieurs évêques dont Mgr Bernard-Marie Fansaka, évêque de Popokabaka, du clergé et du peuple de Dieu. 


La dépouille mortelle sera ensuite inhumée dans cette même cathédrale conformément aux nomes de l’Eglise. Arrivé hier de Kinshasa, le cercueil contenant la dépouille mortelle de l'évêque a eu droit à un accueil des fideles dans un climat de recueillement.


Né à Kiamfu Kia Nzadi le 6 Février 1946, Mgr Louis Nzala  avait été ordonné prêtre le 25 Aout 1972. Le 22 Avril 1996, il est nommé évêque de Popokabaka, en remplacement de Mgr André Mayamba Katongo, après l’administration du Diocèse par Mgr Mununu (1991-1996). Lors de la vacance du siège d’Idiofa, il a assuré l’administration apostolique de 2006 à 2009. Le Pape François a accepté ses démissions le 29 Juin 2020 et a nommé l’abbé Bernard-Marie Fansaka Biniama pour lui succéder. Il meurt à Kinshasa le 26 Novembre 2020, à 74 ans.

Joyeux anniversaire de naissance à Mgr l’évêque

Finie la visite canonique au petit séminaire de Bokoro, Mgr l’évêque est arrivé hier à Nioki (105 km par voie fluviale) dans les après midi.

Le soir, toutes les communautés de Nioki dans un climat détendu, au nom de tous les diocésaines et diocésains,  se sont réunies à la cure pour un seul motif: chanter un "joyeux anniversaire" de naissance à Mgr l’évêque et lui présenter les meilleurs voeux d'annivesaire de naissance. Au fait, Mgr est né le 11 Décembre.


Demain, 3ème dimanche de l’Avent (Gaudete), Mgr l’évêque célébrera la messe pour les vœux perpétuels  des sœurs Caroline Mokanisa et  Ruth Mbo; à l’occasion, les sœurs Marie-Léonie Mbaw Mbaw et Euphrasie Bete  remercieront  le Seigneur pour les 25 ans de vie religieuse .

vendredi 11 décembre 2020

Prise de voiles ce matin pour 4 novices des SIC

Ce matin , dans la chapelle des sœurs de l’immaculée Conception à Nioki, a eu lieu  le rituel de la prise de voiles des 4 novices: Florence Baemoni, Norelette Bozay, Ornella Abonkina et Tania Abonzay. C'était en présence de la sœur Christine Kula, Mère générale , et de toutes les sœurs présentes à Nioki pour les vœux qui auront lieu dimanche l3 Décembre. 

On le sait: la formation d'une religieuse se déroule en trois étapes successives: le postulat, le noviciat et la profession temporaire. Neuf ans après avoir été accepté à titre de postulante,au jugement de la mère générale et de son conseil,  la sœur fait sa profession perpétuelle dans une cérémonie chargée de symboles.

Dans le cas d'espèce, comme la solidité de la vocation est confirmée après le postulat, la postulante passe au rang de novice et  ce statut est scellé par cette  prise de voile de couleur blanche.

La novice Tania

La novice Florence

la noviceNorlette

La novice Ornella

Mgr Donatien Bafuidinsoni, sj

Mgr Donatien Bafuidinsoni, sj
31.03. 2018-

Mgr Jan Van Cauwelaert, cicm

Mgr Jan Van Cauwelaert, cicm
(06.01.1954-12.06. 1967) + 18.08.16

Mgr Léon LESAMBO

Mgr Léon LESAMBO
(12.06. 1967-22.07. 2005) + 19.11.17

Mgr Philippe NKIERE KENA, cicm

Mgr Philippe NKIERE KENA, cicm
27.07.2005-31.03. 2018

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE
BOKORO