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mercredi 17 septembre 2014

Nos évêques à Rome !

Nos évêques à Rome: messe avec la communauté congolaise
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jeudi 13 février 2014

Nos évêques de l'Assepkin en réunion !

L'Assepkin :  Joyeuse famille: archidiocèse de Kinshasa et les diocèses de  Boma, Kisantu, Matadi, Idiofa, Inongo, kenge, Kikwit et Popokabaka ! Il nous manque les photos des évêques de Boma et Kisantu...! Nous nous en excusons. Photos archives svp.
Le cardinal et Mgr Édouard Mununu, évêque de Kikwit
Mgr Gaspard Mudisu ( évêque de Kenge) et Mgr  Philippe Nkiere , évêque d'Inongo
Mgr Landu, évêque de Matadi et le cardinal
Mgr José Moko, évêque d'Idiofa et le cardinal
Mgr Louis Nzala, évêque de Popokabaka
Mgr Léon Lesambo, évêque émérite d'Inongo
Mgr Édouard Mununu
Mgr José Moko

Le cardinal et Mgr Philippe Nkiere
Mgr Mununu, Landu et Lesambo
Mgr Mununu
Le cardinal et Mgr Philippe Nkiere
Mgr Philippe, Lesambo, le cardinal et Mgr Mununu
Une vue de la réunion des évêques de la   provinciale ecclésiastique de Kinshasa
Mgr Nzala
Le cardinal, Mgr Philippe et Mgr Kisonga.

Les vicaires généraux




vendredi 13 septembre 2013

La province ecclésiastique de Kinshasa...!

 Joyeuse famille....!  Kinshasa, Boma, Kisantu, Matadi, Idiofa, Inongo, kenge, Kikwit et Popokabaka !

 Le cardinal et Mgr Léon Lesambo
Le cardinal Monsengwo et Mgr Philippe Nkiere.
 Messeigneurs Edouard Mununu, Daniel Landu et Léon lesambo
 Le cardinal et Mgr Kisonga
 Le cardinal et Mgr Nzala
 Mgr Nzala et Mgr Philippe Nkiere
 Mgr José Moko et le cardinal
 Mgr E. Mununu et le cardinal
 Mgr Philippe Nkiere, Leon lesambo, le cardinal et Mgr E. Mununu
 Mgr Gaspard Mudiso et Philippe Nkiere
L'abbé Léonard Santedi, secrétaire général de la conférence épiscopale nationale du Congo.

lundi 15 juillet 2013

Les évêques africains réunis à Kinshasa s'expriment

La XVIème Assemblée plénière du SCEAM (Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar) s’est tenue à Kinshasa du 8 au 15 juillet 2013, autour du thème : "L’Eglise en Afrique au service de la Réconciliation, de la Justice et de la Paix".
Sept cardinaux, 125 évêques et des Secrétaires Généraux des Conférences épiscopales nationales et régionales, venus de toute l’Afrique et de Madagascar y ont participé, ainsi que le Nonce apostolique en R. D. du Congo, Mgr Adolfo Tito Yllana, des cardinaux et évêques des Eglises sœurs, venus d’Europe, d’Amérique, ainsi que des représentants de Misereor, Missio, CRS.
A la suite de  cette XVI assemblée plénière du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar, les évêques catholiques ont appelé les dirigeants politiques du continent à ne pas travailler que pour leurs propres intérêts, mais pour le bénéfice de tous. Ils ont également invité les africains à s’engager urgemment dans le combat pour une société juste, dans laquelle chacun peut jouir des droits liés à sa dignité humaine:
 "L’Afrique a besoin d’un bon samaritain en politique, capable de penser l’organisation de la société, de telle sorte que le bien commun soit promu dans l’ordre économique des personnes entreprenantes capables de gérer des richesses, non pas pour eux-mêmes, mais pour leurs frères et sœurs avec la fierté d’apporter le bonheur à tous sans exception... Beaucoup se donnent comme but fondamental dans la vie, soit l’accumulation des richesses à n’importe quel prix, au point même de rester indifférents à la misère de leurs frères, soit la course effrénée au pouvoir politique... Or ni le pouvoir, ni le valoir ne comble véritablement et profondément le cœur d’une personne assoiffée d’absolu... Nous lançons un appel pressant et pathétique aux Nations-Unies, à l’Union européenne, à l’Union africaine et aux gouvernements des autres pays impliqués de quelque manière que ce soit, afin qu’ils s’engagent résolument à mettre fin à la guerre qui n’a que trop duré" en République démocratique du Congo. Les évêques du Rwanda, d’Ouganda et d’autres pays enclins à la guerre ont été chargés de sensibiliser les décideurs politiques de leurs pays respectifs pour le retour d’une paix durable en RDC. Les situations en Centrafrique, au Mali, Nigeria, Sud Soudan, Madagascar, Tunisie et Egypte ont également occupé les échanges du forum des prélats. Le but de cette rencontre était de réfléchir sur l’importance d’arrêter des nouvelles orientations pastorales en vue de la réconciliation à travers l’Evangile.

mercredi 3 juillet 2013

Communiqué de presse des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) à l’issue de leur 50ème Assemblée plénière


1.Réunis à Kinshasa, du 24 au 28 juin 2013, pour leur 50ème Assemblée plénière, Son Eminence le Cardinal, les Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), ont rendu grâce à Dieu pour le chemin parcouru par l’Eglise-famille de Dieu en RD Congo. Ils ont demandé au Très-Haut de continuer à bénir leur labeur apostolique pour la gloire de son nom et le salut du peuple de Dieu confié à leur sollicitude pastorale.

2.Au cours de ces assises tenues en cette Année de la foi, et dans le but de raviver et de raffermir la foi des fidèles, ils leur ont adressé une exhortation pastorale intitulée « Seigneur augmente en nous la foi ».

3.A la suite du Synode sur la Nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi, ils ont levé l’option de poursuivre la mission évangélisatrice par une approche thématique. Aussi, compte tenu de tous les défis auxquels la famille, cellule de base de la société et église domestique, est confrontée, ils ont arrêté d’approfondir ce thème au cours de leurs prochaines réunions.

4.Durant leurs travaux, une délégation de l’Assemblée a été reçue par Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo. Les échanges avec lui ont porté sur la paie des salaires des enseignants. Comme pasteurs vivants au milieu du peuple congolais, ils ont partagé au chef du gouvernement les souffrances des enseignants éloignés des structures bancaires et qui ne reçoivent plus leur salaire à temps. Ils ont examiné avec lui la possibilité de continuer, à travers leur structure Caritas-Congo, à rendre le service de la paie des enseignants dans les territoires, secteurs et groupements identifiés et encore impayés jusqu’à cette date.

5.Les Evêques de la CENCO ont examiné la situation tragique de trois prêtres assomptionistes : pères Jean-Pierre Ndulani, Anselme Wasikundi et Edmond Bamutupe et de nombreux autres compatriotes enlevés dans le Diocèse de Butembo-Beni. Ils ont réitéré l’appel pour leur libération. Pour ce faire, ils demandent instamment au gouvernement de la République de prendre cette situation en mains pour identifier les ravisseurs, retrouver et libérer tous ces otages. Ils lui suggèrent de constituer un comité de crise chargé de la gestion de cette question jusqu’à la libération effective de tous ces compatriotes enlevés. Ils sollicitent également l’implication ferme de la Monusco pour trouver solution à cette tragédie. Conformément à son mandat d’assurer la protection de la population civile et compte tenu des moyens dont elle dispose, les évêques restent convaincus que la Monusco est en mesure de contribuer efficacement à la libération de tous ces otages.

6.Au cours de leurs échanges, les Evêques ont déploré la misère du peuple qui s’approfondit du jour au jour et les maigres salaires des fonctionnaires. Au regard de l’écart criant entre les salaires au sein des Institutions de l’Etat, les Evêques invitent le Gouvernement à plus d’effort pour l’amélioration des conditions de vie de la population. Ils demandent à tous les Elus du peuple de se soucier davantage de la population qui les a élus. Ils estiment inadmissible que les élus se préoccupent plus de leurs salaires et émoluments alors que le peuple croupit dans la misère. A cet effet, ils demandent que soit mise sur pied une commission d’harmonisation des salaires et émoluments au sein des institutions de l’Etat.

7.Les Evêques de la CENCO saisissent cette occasion pour réaffirmer leur détermination à s’opposer fermement à toute tentative de modification de l’Article 220 de notre Constitution qui stipule : « la forme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». Par conséquent, les Evêques demandent aux fidèles et aux hommes de bonne volonté de demeurer vigilants et prêts à faire échec à toute manœuvre éventuelle de modification de la Constitution en ses articles verrouillés. Le respect de la loi fondamentale de notre pays constitue le socle de notre jeune démocratie et le gage de la stabilité de notre pays. Ils espèrent que les concertations en perspective y veilleront absolument.

8.Par ailleurs, la 50ème Assemblée plénière a confirmé la mise au point de la CENCO donnée par son Secrétariat général le 13 mai 2013. Cette mise au point rappelait les normes de l’Eglise catholique et la position commune des Evêques de la CENCO qui interdisent formellement aux ecclésiastiques dans notre pays de prendre activement part aux partis politiques et associations à caractère politique ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections dans notre pays. En cohérence avec ces normes, les Evêques réaffirment qu’ils n’ont présenté aucun ecclésiastique à la Commission Electorale Indépendante (CENI).

9.Partant, le cas de Mr l’Abbé Apollinaire Malumalu, prêtre du Diocèse de Butembo-Beni qui a opté d’œuvrer au sein de la CENI sera pris en charge par son Evêque qui appliquera à son endroit les sanctions canoniques qui s’imposent.

10.Peinés par le cas très regrettable de l’engagement de Mr l’Abbé Malumalu à la CENI, les Evêques de la CENCO l’ont, pour leur part, démis de sa fonction de directeur général de l’Institut panafricain Cardinal Martino (IPCM).

11.Ce cas déplorable a donné aux Evêques membres de la CENCO, l’opportunité d’exhorter et de rappeler à tous les ecclésiastiques (prêtres, religieux et religieuses) la noblesse de leur identité dans l’Eglise et l’impératif d’honorer ses exigences dans leur vie et leur ministère.

12.Les Evêques de la CENCO annoncent la tenue dans notre capitale du 2 au 3 juillet de l’Assemblée plénière de l’Association des Conférences Episcopales de l’Afrique Centrale (ACEAC). Ils remercient notre Gouvernement pour son aide leur apportée dans l’organisation de la 16ème Assemblée du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM) qui se tiendra à Kinshasa du 9 au 14 juillet 2013. Au terme de ces travaux, les Evêques continuent de prier le Seigneur pour notre pays, pour la paix et le progrès de toute la population congolaise.

Fait à Kinshasa, le 29 juin 2013
Abbé Léonard Santedi
Secrétaire général de la CENCO

samedi 24 octobre 2009

ANNEE DU JUBILE

MESSAGE PHONIQUE DU 24 OCTOBRE 2009
A : Toutes les paroisses
De : Mgr L’Evêque

Voici le programme pour le jubilé de l’Indépendance (50 ans) :
· Le 1er Novembre s’ouvre ce jubilé dans notre diocèse par une messe solennelle (Toussaint) célébrée en action de grâce pour les bienfaits que le Seigneur a accordés à Notre Pays.
· Chaque jour, avant la bénédiction finale, on chantera : « Eh, Nzambe batela ekolo ya Congo » à la place du chant de l’option pastorale et cela jusqu’au 30 juin 2010.
AU NIVEAU DES PRIERES :
· Tous les jeudis : Adoration
· 1 vendredi par mois : Chemin de croix (sauf en temps de carême : tous les vendredis)
· Les retraites de Noël, Pâques et Pentecôte porteront sur l’indépendance du pays.
· Organiser le pèlerinage au niveau paroissial et décanal.
ITINERANCE
· Visite aux malades et aux prisonniers mais également aux responsables religieux, politiques de la place.
· Visite organisée dans les sous paroisses ou petits villages.
· La commission justice et paix organisera des sessions de réconciliation (avoir des cellules ad hoc de réconciliation (pour les résolutions de conflits, cfr Assemblée diocésaine)

Il est entendu que les CEV sont des endroits où toutes ces différentes réalités doivent s’initier et prendre chair.


Inongo, le 24 octobre 2009
+ Philippe NKIERE KENA
Evêque d’Inongo

vendredi 14 novembre 2008

LA RD CONGO PLEURE SES ENFANTS


LA RD CONGO PLEURE SES ENFANTS, ELLE EST INCONSOLABLE

(cf. Mt2, 18)

Déclaration du Comité permanent des évêques sur la guerre

dans l'Est et dans le Nord-Est de la RD Congo

1. Nous, Archevêques et Evêques, membres du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, réunis à Kinshasa, en session extraordinaire du 10 au 13 novembre 2008, affligés et bouleversés par la tragédie humaine dans l'Est et dans le Nord-Est de la RD Congo, lançons un cri de détresse et de protestation. En effet, juste un mois vient de s'écouler depuis que notre Conférence Episcopale Nationale du Congo, par son Président, a fait une déclaration en rapport avec la reprise des hostilités dans l'Est et dans le Nord-Est de la RD Congo. Malgré nos appels pathétiques aussi bien à nos gouvernants qu'à la Communauté internationale, hélas ! la situation dans cette partie de notre pays n'a fait qu'empirer. Elle vient d'atteindre des proportions insupportables, très inquiétantes et susceptibles de déstabiliser toute la sous-région si on n'y prend garde. Oui, aujourd'hui, comme le dit l'Ecriture : une voix en RD Congo s'est fait entendre, des pleurs et une longue plainte ; c'est Goma, Kiwanja, Dungu…, c'est la nation tout entière qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus (cf. Mt 2, 18).


Génocide silencieux ?

2. Un vrai drame humanitaire qui s'apparente à un génocide silencieux dans l'Est de la RD Congo se déroule sous les yeux de tous. Les massacres gratuits et à grande échelle des populations civiles, l'extermination ciblée des jeunes, les viols systématiques perpétrés comme arme de guerre : de nouveau une cruauté d'une exceptionnelle virulence est en train de se déchaîner contre les populations locales qui n'ont jamais exigé autre chose qu'une vie paisible et décente sur leurs terres. Qui aurait intérêt à un tel drame ?

3. Le plus regrettable, c'est que ces événements malheureux ont lieu sous l'œil impassible de ceux qui ont reçu le mandat de maintenir la paix et de protéger la population civile. Nos propres gouvernants se montrent impuissants devant l'ampleur de la situation, donnant l'impression de ne pas être à la hauteur des défis de la paix, de la défense de la population congolaise et de l'intégrité du territoire national. La classe politique tout entière ne semble pas prendre la mesure de sa responsabilité devant ce drame qui risque d'hypothéquer l'avenir de la nation.

Ressources naturelles et plan de balkanisation : nerf de la guerre

4. Il est évident que les ressources naturelles de la RD Congo alimentent la convoitise de certaines puissances et ne sont pas étrangères à la violence que l'on impose à sa population. En effet, tous les conflits se déroulent dans les couloirs économiques et autour des puits miniers. Comment comprendre que les différents accords soient violés sans aune pression efficace pour contraindre les signataires à les respecter ? Les diverses conférences et réunions pour dénouer cette crise n'ont toujours pas abordé les questions de fond et n'ont fait que renvoyer et décevoir les attentes légitimes à la paix et à la justice de notre peuple. En outre, le plan de balkanisation que nous ne cessons de dénoncer est exécuté par des personnes relais. On a l'impression d'une grande complicité qui ne dit pas son nom. La grandeur de la RD Congo et ses nombreuses richesses ne doivent pas servir de prétexte pour en faire une jungle. Nous demandons au peuple congolais de ne jamais céder à toute velléité de balkanisation de son territoire national. Nous lui recommandons de ne jamais souscrire à une remise en question de ses frontières internationalement établies et reconnues depuis la conférence de Berlin et les accords ultérieurs.

Condamnation

5. - Nous condamnons avec véhémence cette manière ignoble de considérer la guerre comme moyen pour résoudre les problèmes et accéder au pouvoir. L'ordre institutionnel issu des élections démocratiques dans notre pays doit être sauvegardé.

- Nous dénonçons tous les crimes commis sur des paisibles citoyens et désapprouvons de la manière la plus absolue toute agression du territoire national.

- Nous fustigeons le laxisme avec lequel la Communauté internationale traite le problème de l'agression dont notre pays est victime.

Que demandons-nous ?

6. Nous demandons instamment la cessation des hostilités et la garantie des conditions de sécurité pour le retour des déplacés sur leurs terres.

7. De toute urgence, nous en appelons à la solidarité nationale et internationale pour un accroissement de l'aide humanitaire en faveur des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants entassés dans des camps.

8. Nous invitons toute la population congolaise à un sursaut national pour vivre en frères et sœurs, dans la solidarité et la cohésion nationale, afin que la RD Congo ne sombre pas dans la violence et les divisions.

9. Nous exhortons le Gouvernement congolais à mettre tout en œuvre pour rétablir la paix sur toute l'étendue du territoire national. C'est le devoir sacré de nos gouvernants d'exercer leurs fonctions régaliennes afin de protéger le peuple et de garantir la sécurité aux frontières. Nul n'ignore que l'absence d'une armée républicaine est préjudiciable à la paix dans le pays.

10. Nous demandons à la Communauté internationale de s'impliquer sincèrement pour faire respecter le droit international. Nous estimons impérieux l'envoi d'une force de pacification et de stabilisation pour rétablir notre pays dans ses droits. Tout le monde gagnera avec un Congo en paix plutôt qu'un Congo en guerre.

Engagement de l'Eglise

11. Solidaire de la souffrance de son peuple, l'Eglise-famille de Dieu qui est en RD Congo s'engage à accompagner ses fils et ses filles meurtris pour les conduire sur le chemin de la réconciliation et de la paix. Elle exprime sa reconnaissance à Sa Sainteté le pape Benoît XVI pour son attention au drame de la RD Congo, ses appels répétés à tous pour une solution pacifique et pour l'aide financière qu'il vient d'apporter lui-même afin de soulager des populations déplacées.

12. Puisse le Seigneur, qui a veillé pendant des heures au jardin de Gethsémani et qui a ressenti comme faites à lui-même toutes les souffrances infligées et imposées aux membres de son corps (cf Mt 25, 31-46), veiller avec nous et nous soutenir devant ce drame que connaît notre pays.
Que la Très Sainte Vierge Marie, Reine de la paix, obtienne la paix à notre chère patrie.
Fait à Kinshasa, le 13 novembre 2008

mercredi 14 mai 2008

FILLES ET FILS DE BANDUNDU, RASSEMBLONS NOUS ET CONSRUISONS NOTRE PROVINCE (suite)

Une bonne gestion de nos richesses locales:

Dans la perspective du fédéralisme qui pointe à l'horizon, il ne faudra pas se faire d'illusion : le salut de notre province ne viendra pas du dehors. Nous devons compter avant tout sur nous-mêmes. Le Bon Dieu nous a dotés des capacités de créer des conditions de vie. Notre province dispose suffisamment des richesses humaines et naturelles pour constituer un pole économique de grande envergure.

Il appartient aux dirigeants, aux operateurs économiques et aux différentes forces vives de la province de cultiver l'esprit de concertation en vue d'un projet global du relèvement de notre province. C'est pourquoi nous les exhortons à bien planifier l'exploitation de notre flore, de notre faune, de notre sol, de notre sous sol, de nos rivières…

A ce propos, il est urgent d'organiser un forum pour planifier l'exploitation de ces richesses.


La forêt


La forêt a fait notre honneur dans l'histoire de notre pays et de notre province. C'est avec l'argent du bois de ses forêts que la province de Bandundu s'est construit le tout premier building à Kinshasa : Forescom. De même, pendant des années, c'est l'huile de nos plantations qui a soutenu l'économie du Katanga en appuyant la Gécamines. Qu'en est-il aujourd'hui ? Nos forêts sont-elles moins productrices actuellement ? N'est-ce pas surtout une question de politique d'exploitation ?
Si l'on veut développer rapidement le Bandundu en comptant sur un secteur, tout le monde devra s'engager à préserver nos forets comme des outils de puissance économique et écologique. Bien plus, il faudra penser une rationalisation de l'exploitation. Nous suggérons que les autorités provinciales revisitent les contrats forestiers pour voir si la population de Bandundu bénéficie de la part qui lui revient. Au regard de centaines de tonnes des bois exportés chaque semaine de notre province, on est scandalisé de voir la misère criante de notre peuple.
Ces derniers temps, il est apparu des contrats fallacieux conclus entre les autorités politico-administratives, les chefs de groupement et certains exploitants qui ont conduit à la destruction de nos forêts et ont porté préjudice aux populations locales. Quand celles-ci ont réclamé, elles ont été réduites au silence, incarcérées et terrorisées. Nous dénonçons vivement ces situations et exigeons le respect des droits de nos sœurs et frères habitant ces zones d'exploitation.

Plus dramatique encore, aucune politique de reboisement n'est envisagée. Avec les connaissances actuelles sur la gestion de l'environnement, il est irresponsable de compter sur la génération spontanée des bois dans nos forets systématiquement ravagées. Dès lors, la nécessité d'une politique rigoureuse de la reforestation s'impose

La pêche

Bandundu est une province regorgeant d'eaux poissonneuses. On y trouve les poissons de toute sorte. Cependant, la pêche qu'on y pratique est encore rudimentaire. D'autre part, est-il normal que nous consommions aujourd'hui les poissons de mer dans le Bandundu ? Il est temps que les dirigeants de la province prennent les dispositions qui conduiront à une pêche semi industrielle et rationnelle.

Il est aussi nécessaire d'être en place une politique d'exploitation rationnelle de la pêche pour combattre certaines pratiques irresponsables telles l'empoisonnement des cours d'eaux entiers pour recueillir les poissons, la pêche abusive des alevins… Nous demandons pour cela aux autorités provinciales de restaurer l'office de gardes-pêche devant y veiller à tout cela.


Le sol et le sous sol


Le sol qui couvre le territoire de notre province est d'une grande richesse. On y trouve une variété des produits agricoles dont la répartition équitable garantirait la sécurité alimentaire. Avec la demande croissante de biocarburant, il y a lieu d'espérer de bonnes choses pour l'économie de notre province. Dieu soit loué.

Cependant, la population de Bandundu est inquiète d'être expropriée de son sol. En effet, certains contrats conclus avec les expatriés n'apportent aucun avantage à cette population.

Tout en encourageant la politique d'investissement, nous exigeons le respect de la législation en vigueur en mettant la population à l'abri d'effets environnementaux destructifs et prévoyant des clauses pour les œuvres sociales (école, hôpitaux…).


lundi 12 mai 2008

FILLES ET FILS DE BANDUNDU, RASSEMBLONS-NOUS ET CONSTRUISONS NOTRE PROVINCE

Message des Evêques de la province de Bandundu aux fidèles et hommes de bonne volonté.

Chers sœurs et frères dans le Christ,

Nous, évêques de Bandundu, réunis en Assemblée provinciale statutaire à Kinshasa du 30 au 5 février 2008 pour traiter des problèmes pastoraux de nos cinq diocèses (Idiofa, Inongo, Kenge, Kikwit, Popokabaka), avons également examiné la situation sociopolitique et économique de notre province.
Nous saluons toutes les forces vives de note province et promettons à tous et à chacun notre soutien et notre contribution dans la gestion de la chose publique.
En effet, l'Eglise, signe et instrument du salut ne peut rester indifférents aux efforts fournis par les uns et les autres pour la construction de notre province (GS, 1).
Elle ne saurait non plus se taire devant tout ce qui blesse et détruit la dignité et la vie de nos frères humains. Convaincus des potentialités des filles et fils de Bandundu, nous tenons à encourager chacune et chacun à un engagement responsable pour relever os nombreux défis.

DEFIS PRIORITAIRES DANS LE BANDUNDU

Un sain découpage de la province

Dans la province de Bandundu, la perspective du découpage suscite une forte passion et un grand complexe de supériorité et d'infériorité suivant les cas, une volonté d'hégémonie et partant de frustrations. Les grandes villes s'épient et s'inquiètent particulièrement sur leur sort politique de demain. Les hommes politiques de Bandundu devront faire montre d'humilité et de grandeur d'âme pour préparer un sain découpage à l'esprit de la constitution.

Il sied de rappeler ici que le but de la décentralisation est de rapprocher les administrateurs des administrés en vue d'un développement solide et durable. C'est donc cet esprit qui devra orienter toutes les négociations à ce sujet. Ainsi est-il inacceptable que certains politiciens en abusent en incitant la population à l'intolérance et aux sécessions : aucun développement ne peut se réaliser dans l'isolement. C'est pourquoi, nous en appelons de tous nos vœux à la tenue d'une réunion de toutes les forces vives de la province sur la paix pour monter les stratégies d'un démembrement bénéfique à toutes les parties concernées.
La division de la province n'est pas la division des cœurs. Les chrétiens doivent retenir particulièrement que, sur le plan religieux, le découpage de la province n'entraine pas d'office la division de nos diocèses. Cela, espérons-nous, peut suffire pour calmer certaines ardeurs d'amour propre et un certain narcissisme malencontreusement liés aux origines, aux tribus, bref à la géopolitique.

Le développement

Les filles et fils de Bandundu ont une vive conscience du développement. En effet, « Etre affranchis de la misère, plus trouver sûrement leur subsistance, la santé, un emploi stable ; participer davantage aux responsabilités, hors de toute oppression, à l'abri des situations qui offensent leur dignité d'hommes, être plus instruits ; en un mot, faire, connaitre et avoir plus, pour être plus : telle est l'aspiration des hommes d'aujourd'hui » (Paul IV, Encyclique Populorum Progressio, n°6)

Dans les domaines du développement, les défis à relever dans notre Province sont énormes. Nous nous contentons de dégager les plus criants : dans toute la province de Bandundu, il n'y a aucune industrie. Sinon, on peut trouver à peine une usine de bois (SODEFOR) qui fonctionne normalement dans le district de Mai Ndombe, le COMBILIM en paralysie et deux ou trois huileries qui fonctionnent partiellement dans le district de Kwilu.

Dans tout le Bandundu, il n'y a pas de structures bancaires fiables, ni des petites et moyennes entreprises promotrices de note développement intégral. Pourtant, nous ne manquons pas des ressources suffisantes pour justifier et soutenir les structures indispensables pour la croissance économique.

Nos sœurs et nos frères qui ont été élus à l'exécutif et à l'Assemblée provinciale l'ont été parce que le peuple a eu confiance en eux, espérant qu'ils seraient capables de travailler de manière à développer le Bandundu. Ceux-ci doivent faire preuve d'une certaine détermination et d'une volonté manifeste dans la construction et la gestion de la province.

(à suivre)


Mgr Donatien Bafuidinsoni, sj

Mgr Donatien Bafuidinsoni, sj
31.03. 2018-

Mgr Jan Van Cauwelaert, cicm

Mgr Jan Van Cauwelaert, cicm
(06.01.1954-12.06. 1967) + 18.08.16

Mgr Léon LESAMBO

Mgr Léon LESAMBO
(12.06. 1967-22.07. 2005) + 19.11.17

Mgr Philippe NKIERE KENA, cicm

Mgr Philippe NKIERE KENA, cicm
27.07.2005-31.03. 2018

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE

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BOKORO