jeudi 15 novembre 2018

Le doyenné de Bokoro en session pour la catéchèse

Coordonner  la méthodologie pour le catéchisme
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Les paroisses du doyenné de Bokoro ont organisé à Bokoro sainte Croix, chef-lieu du doyenné,  une session  de formation afin de préparer les agents pastoraux à affronter la préparation aux  sacrements de l’initiation chrétienne.
Après avoir écouté les participants et  pris en compte le fait que les échéances pour l’administration des sacrements  dans les paroisses sont souvent prolongées, les  prêtres présents à la session  ont demandé à tous ces agents  de porter une attention particulière à leur démarche. Les paroisses sont grandes  avec des étendues  vastes. Il faut des moyens de transport et le carburant nécessaire pour le déplacement des prêtres. 
Photo archive: l'abbé Jean - Michel Botoko en route pour une messe dans un village de sa paroisse

l'état des routes détruit bien souvent les engins de l'apostolat
 Rien que le doyenné de Bokoro s’étend sur une superficie de plus ou moins 25.000 km carré. Le diocèse d’Inongo a 100.000 km carré. L’état des routes ne favorise pas toujours le déplacement des prêtres ou encore détruit les engins mis à la disposition des prêtres pour l’apostolat. Un fait est certain : il y a la bonne volonté de la part des prêtres pour visiter les nombreux villages de la paroisse.
Photos archives du diocèse d'Inongo: un abbé de la paroisse de Nkaw en plein apostolat: le pont en bois a été emporté par la pluie; il faut nécessairement traverser le ruisseau pour continuer le voyage.
À partir des réalités de terrain, une première analyse a permis de constater que la formation initiale dans les villages est faite par les catéchistes et la suivie est coordonnée par l’animateur pastoral de la zone. Le prêtre vient juste pour conférer les sacrements , évidement en s’assurant du niveau des catéchumènes.  D’où  les  richesses  mais aussi les  diversités dans la façon de procéder.  Il a semblé dès lors important de pouvoir donner quelques repères et d’avoir une même méthodologie dans le même doyenné.

En vue d’atteindre cet objectif, des propositions pastorales concrètes  qui serviront des balises  ont été formulées. L’abbé Augustin Wawa, modérateur de la session, a insisté sur la nécessité, malgré les diversités dues aux distances et aux manques des rencontres entre les paroisses,  à se référer toujours  au Catéchisme de l’Église Catholique.  Il a été enfin décidé d’avoir un manuel commun pour  offrir une bonne cohérence. 

lundi 12 novembre 2018

Le peuple est abandonné

 L'Egilse dans sa mission prophétique dénonce et éveille les consciences!
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Qui va dans le Maindombe (diocèse d'Inongo) est vite frappé par l'écart qu'il y a entre les potentialités de développement (eau, foret, savanes, ..) et la pauvreté imposée par une volonté délibérée au peuple. C'est révoltant de voir cette population réduite à ce niveau de misère, sans soutien de la part de ceux qui ont la charge de la chose publique. Quel contraste entre les beaux discours et la réalité sur terrain! Y-a-t-il une volonté de sortir ce peuple de la misère? Les photos ci-dessous vous donnent une idée de ce que vit notre peuple en plein 21ème siècle. 
Santé: Un infirmier soigne un enfant au dispensaire d'un village du diocèse. Sans paroles!
 Ecole: à l’intérieur du pays, dans certains coins, vous trouverez encore des écoles dans cet état. Et ces élèves payent des frais scolaires,  A coté, il y a  une société qui exploite, nuit et jour, les bois pour l'exportation et nos enfants s'assoient à l'école sur des morceaux de briques par manque de bancs. Les inspecteurs  y passent pour le contrôle....!
Voyage pendant la saison de pluie: nous sommes sur un plateau. Asphalter les routes ou les bitumer ne demande pas un si grand effort comme les autres qui  sont obligés de creuser les montagnes ou de faire des tunnels entre les rochers!
Transport: comme l'Etat n'a mis aucun moyen de transport à la disposition de la population  (sur une étendue de 100.000 km carré):
L'état des véhicules encore en circulation:
Ces véhicules des privés circulent par "miracle" et sont un danger public pour ceux qui y prennent place. Sous d'autres cieux, ils seraient tout simplement jetés dans les lieux appropriés pour les démolir.



Les moyens de transports sur nos rivières
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Ici aussi, aucun moyen de transport public de l'Etat ni des compagnies privées. Quelques commerçants s’arrangent à fabriquer des hors bord en bois et la population en profite pour voyager afin de vendre des produits vivriers à Kinshasa (plus de 600 km). Voyez les conditions de voyage. L'ironie du sort est que dans chaque cité , ils sont obligés d'accoster et de se faire enregistrer auprès des autoritès en payant des taxes.

 Et quand ils arrivent quelque part et qu'ils doivent y  passer la nuit, la population est exposée à la belle étoile.
Même pour partir d'un village à un autre, on utilise des pirogues où l'on charge des motos, vélos. Vous payez le piroguier et ce dernier est sommé de verser quelque chose à la caisse de l'autorité compétente.
 Sur nos routes entretenues par la population elle-même:
- Un voyageur sur une bicyclette avec ces produits vivriers doit faire plus de 150 km pour la vente
Ces populations contraintes de marcher à pied sur des longues distances en poussant leurs bicyclettes chargées des produits à vendre.
- Sur nos route.... vous trouverez qui transporte cette charge sur les épaules et doit parcourir une longue distance...
 - les femmes qui reviennent des champs avec des bois dans des corbeilles........
 L'entretien des routes par les villageois pour évacuer leurs produits...............
L'étonnement de qui visite le Congo (don béni) et  voit cette réalité de misère par rapport à la possibilité que nous avons de développer notre région. On reste sans paroles. C'est cruel!

Que dire? Pourquoi? Et bientôt, cette région sera envahie par des hommes politiques qui descendront sur terrain pour promettre le ciel et la terre à cette population ignorée, abandonnée et contrainte à vivre dans la misère. L'Eglise dans sa mission prophétique est entrain d'éclairer les consciences. il est important de condamner ceux qui maintiennent notre peuple dans une telle misère et de fustiger  soit ceux qui veulent bien les croire soit nous faire croire qu'ils sont capables de quelque chose..
Un serment sur l’honneur s’impose !

Debout Congolais (....)
Don béni, Congo !
Des aïeux, Congo !
Ô pays, Congo !
Bien aimé, Congo !
Nous peuplerons ton sol
et nous assurerons ta grandeur(...)!

samedi 10 novembre 2018

St Léon: ces noms qui sont programme de vie !

Ces "Léon" qui ont marqué l’histoire
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10 Novembre: il est des dates qui ont marqué la petite histoire du diocèse d’Inongo. Le 10 Novembre, dans nos paroisses , au petit séminaire et dans les structures ecclésiales,  c’était un jour marqué en grand car c’est saint Léon le Grand, le saint patron de Mgr Lesambo qui fut évêque d’Inongo pendant  38 ans (de 1967 à 2005).  A Inongo, le 10 Novembre on  fêtait: eyenga ya ndoyi mosantu ya tata Episkopo Léon Lesambo.
Léon le Grand fut  pape de 440 à 461, soit pendant 21 ans et Mgr Lesambo fut évêque d’Inongo de 1967 à 2005 soit pendant 38 ans.
 Le Pepe Léon Le grand, pasteur de l’Eglise universelle pourfendit les hérésies, prêcha à temps et à contretemps, avec simplicité et profondeur, dignité et tendresse; il déploya un courage authentique et modeste. Mgr Léon Lesambo le fut aussi pour l’Eglise d’Inongo. 
Nous sommes dans un coin où pour la vie de la population,  le représentant du peuple, c'est l'évêque. L’évêque dans nos contextes de vie, c'est le vrai défenseur des droits humains; Mgr Léon Lesambo  en a assumé les fonctions jusque dans  le sacrifice. Quand tout semblait tomber dans la décadence, l’Eglise d’Inongo tenait encore bon. 
Tout comme son saint patron dont nous faisons mémoire aujourd’hui, Mgr Léon Lesambo a  entrepris avec courage de défendre l'Eglise contre les hérésies des sectes . Comme st Léon le Grand,  Il prit sur lui le soin de faire respecter la doctrine de l'Église.  
Léon le Grand  laissa de très nombreuses homélies, prières liturgiques et lettres, pleines d'enseignement. Il fut proclamé docteur de l'Église en 1754, "docteur de l'Incarnation". Mgr Léon a laissé au diocèse des homélies, lettres pastorales, directives pastorales … ! Il a  veillé  pour que le loup, toujours à l'affût, ne saccage pas son troupeau.
St Léon le Gd  fut un vigilant pasteur qui employa les dernières années de sa vie à guérir les plaies de toute sorte causées par l'invasion des Barbares. Il mourut le 10 novembre 461. Premier pape à porter le nom de Léon, il est aussi le premier à être enseveli au Vatican. Mgr Lesambo est le premier évêque enterré dans la cathédrale d’Inongo. 
Mgr Philippe Nkiere en prière devant la tombe de Mgr Léon Lesambo dans la cathédrale d'Inongo
Si dans l’Eglise ce Pape est appelé le Grand et à juste titre, au diocèse d’Inongo, Mgr Lesambo a laissé une empreinte indélébile. On comprend pourquoi notre peuple l’appelait « grand prêtre, ministre de la liturgie ».  
Pendant que l’Eglise entière fait mémoire de son saint patron, nous prions pour que Mgr Léon reçoive la couronne promise aux bons  pasteurs qui ont veillé sur le troupeau. 

jeudi 8 novembre 2018

Cardinal Laurent Monsengwo, symbole d’une Église africaine engagée

LaCroix Africa, le site de l’actualité religieuse, a publie hier le 7 Novembre un article du père Donald Zagoré, Sma, sur le cardinal Monsengwo : Un regard critique sur la religion en Afrique.

Le père Donald Zagoré est un prêtre de la Société des missions africaines (SMA).
La Croix Africa propose périodiquement ses chroniques sur la religion en Afrique.

Admis à la retraite ce 1er novembre 2018, le cardinal Laurent Monsengwo est le symbole d’une Église africaine engagée, qui refuse de voir l’espérance des peuples africains être sacrifiée par le politique ; qui refuse de se taire afin de ne pas être complice de tous ces apôtres du mal qui endeuillent continuellement notre continent ; qui refuse que la mort ait le dernier mot sur le continent africain.


Le cardinal Monsengwo, par son combat pour la justice et l’égalité des peuples, a rappelé à tous l’essentiel du combat fondamental et de la vocation première de l’Église qui est de se faire résolument la voix des sans-voix, en se battant pour que règnent la justice et la vérité sur notre continent. Ces deux principes fondamentaux sont les gages d’un vivre ensemble dans une même et unique société africaine réconciliée, ou l’Africain n’est plus un loup pour son prochain, mais un frère pour son semblable ; une société africaine réconciliée, où désormais il « règne la force de la loi et non la loi de la force », pour reprendre les propos de l’archevêque émérite de Kinshasa.



Le cardinal Monsengwo, par son combat, a rappelé à tous que la foi chrétienne comporte une dimension politique qui oblige tout homme et toute femme de foi à un engagement politique en solidarité avec les pauvres, les marginalisés, les sans-voix. Un engagement politique totalement antithétique à la « politique politicienne » qui consiste à conquérir le pouvoir, à l’exercer, et à lutter pour le conserver. Une telle perspective qui nourrit continuellement en elle les germes de conflit puisqu’il y a toujours plus d’une personne à se vouloir chef.



La mission de l’Église par son engagement politique n’est pas de lutter pour conquérir un quelconque pouvoir. L’engagement politique que requiert la force de notre foi chrétienne est celui pour un ordre nouveau dans une société ou règnent la paix et la justice, et portée par des hommes et des femmes intègres et de grande moralité. 
C’est pourquoi le cardinal Monsengwo a prononcé cette phrase qui restera à jamais gravée dans les mémoires : « Que les médiocres dégagent ! »
Le départ à la retraite du cardinal Laurent Monsengwo est certes la fin d’une époque, mais aussi le début d’une ère nouvelle où l’Église d’Afrique, nourrie de l’héritage du cardinal, reste désormais affranchie de ses peurs et prête à se livrer en sacrifice pour que la justice et l’égalité des peuples deviennent des réalités tangibles pour les pauvres et marginalisés en Afrique.


Père Donald Zagoré, sma
Source: 

vendredi 2 novembre 2018

Commémoration de tous les fidèles défunts

« Venez, les bénis de mon Père » (Mt 25, 31-46)
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Nzambe azali mwinda mpe libiki lya ngai, nabanga lisusu nani!


Sœur Chantal Mokuba
Le Christ est ressuscité d'entre les morts !
Au Dieu du salut rendons grâce à jamais
Par notre Seigneur Jésus Christ.
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 Le petit séminariste Perez
      Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ;
aucun tourment n’a de prise sur eux.
  Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ;
leur départ est compris comme un malheur,
  et leur éloignement, comme une fin :
mais ils sont dans la paix.
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Mgr Léon Lesambo


 La soeur Odette Massamba
 Le frère Paul Nsengambo
 La sœur Sophie Etikatika
 La sr Valentine Mankanka
J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
(26, 13)
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L'abbé Jean Robert Enoka
Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ;
 de même, nous le croyons, ceux qui se sont endormis, 
Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils.
Écoute nos prières avec bonté, Seigneur : fais grandir notre foi en ton Fils ressuscité des morts, pour que soit plus vive aussi notre espérance en la résurrection de tous nos frères défunts

Mgr Donatien Bafuidinsoni, sj

Mgr Donatien Bafuidinsoni, sj
31.03. 2018-

Mgr Jan Van Cauwelaert, cicm

Mgr Jan Van Cauwelaert, cicm
(06.01.1954-12.06. 1967) + 18.08.16

Mgr Léon LESAMBO

Mgr Léon LESAMBO
(12.06. 1967-22.07. 2005) + 19.11.17

Mgr Philippe NKIERE KENA, cicm

Mgr Philippe NKIERE KENA, cicm
27.07.2005-31.03. 2018

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE
BOKORO