samedi 6 février 2016

Pauvre Charline...et bon week end à tous!

Le week end  passé, nous avions parlé de Chancelline, cette fillette de Taketa qui malgré les conditions de vie difficile, se créée des espaces de joie. Aujourd’hui, une autre histoire...drôle. Il s'agit de Charline, une fillette de trois ans, du village Bisenge.
Charline doit commencer l'école maternelle. Ses parents se préoccupent de lui obtenir le nécessaire: l'uniforme, une paire de babouches, une petite chaise, un sac pour les jouets et les cahiers. Sur place dans leur village, pas un seul magasin. A Taketa, le centre de la zone, les marchandises coutent assez chères car les commerçants y ajoutent trop de bénéfices. Alors il faut commander tout cela à Kinshasa qui est à 550 km. Pour ce,  ses parents confient l'argent  au voisin de parcelle qu'ils connaissent bien qui va vendre ses produits à Kinshasa. Le voyage aller  retour dure au moins deux mois.
La rentrée scolaire est proche et notre voyageur ne rentre toujours pas. Une préoccupation pour les parents de Charline qui ne peuvent même pas le contacter. Au village, pas de connexion téléphonique. Enfin, après deux mois et une semaine, notre voyageur est de retour. Tôt le matin, tous vont le trouver: qui pour le saluer, qui pour avoir les nouvelles du voyage comme cela se fait chez nous. Charline et ses parents sont aussi là...pour retirer leur colis. C'est fait. Ils remercient notre voyageur pour le service rendu.
Une fois à la maison, ils ouvrent le paquet: uniforme, chaise pour la salle de classe, sac à dos, paire des babouches. Charline toute contente. Le jour J pour la rentrée scolaire, Charline est prête. Ses parents l'habillent avec l'uniforme..puis sac à dos avec des jouets...et enfin la paire des babouches. Mais ici il y a quelque chose qui ne va pas. Les babouches achetées sont identiques, elles ne peuvent être enfilées qu'au pied droit.
Notre voyageur n'a pas fait attention quand le vendeur à Kinshasa les lui remettait. Désespérée, la maman de Charline dit: " rentrer à Kinshasa pour changer cette paire de babouches, nous ne pouvons pas; d'ailleurs le vendeur n'a même pas remis une facture à celui à qui nous avions remis l'argent pour les achats; nous ne savons même pas dans quel magasin les achats ont été faits...que Charline porte cette paire malgré cette situation anodine et quand son pied aura "poussé" et qu'elle ne sera plus à mesure de la porter, on la jettera". Et notre Charline va au cours avec cette paire...ce sera ainsi pour au moins deux ans...!
Pauvre Charline....

vendredi 5 février 2016

Sortir pour rencontrer les autres: cas de nos religieuses!

La vie consacrée doit rechercher le contact avec les gens ( Pape François)
  Extraits du discours improvisé  par le Pape 
devant les participants à la clôture du Jubilé de la vie consacrée.
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"Les hommes et femmes consacrées ne doivent pas vivre loin des gens en toute commodité, mais s'en approcher pour comprendre la vie des chrétiens comme des non-chrétiens, leurs souffrances et leurs problèmes...... Donc à les comprendre.'(....).
Nos sœurs sortent pour participer à la vie de notre peuple
La vie consacrée, qui ne signifie pas se contenter de regarder les autres avec détachement, doit conduire les consacrés à la proximité avec les gens, qu'elle soit spirituelle ou physique (...).
Les sœurs Évelyne Mbaka et Rosette Ibili: Deux à deux  pour le témoignage à donner durant l'apostolat et le contact avec les personnes..!

Les sœurs Jacquie Bolinga, Noella Mbotema et Maguy Nzako.
 Il faut aussi pour cela sortir de la rumeur...du terrorisme des ragots...qui fait comme jeter une bombe'
Etre, comme Jésus, proche des gens, partager leurs joies et leurs douleurs, montrer par notre amour, le visage paternel de Dieu et la caresse maternelle de l'Eglise ( Pape François)
Sortir de soi..... Pas replier sur soi même ! ( les sœurs Mathilde Munsho et Marie Goretti Nkumunue)
La sœur Myriam, l'abbé Béni et la sr Henriette: apostolat à pied...!
Mgr Evariste Mputu, aumonier de nos sœurs diocésaines, donne des consignes à certaines de nos sœurs pour l’apostolat à faire...!
Sr Séraphine Mputu Abofanga: profiter parfois des voyages pour entrer en contact et évangéliser !
"Comment ferait l'Eglise si il n'y avait pas de religieuses? Quand on va à l'hôpital, dans les écoles, les paroisses, les quartiers, les missions, on rencontre encore tant d'hommes et de femmes qui ont donné leur vie au service d'autrui........" ( Pape François).
"Que jamais personne ne vous sente éloignés, détachés, fermés et donc stériles" ( Pape François).

jeudi 4 février 2016

Travaux à la cure de Nioki/ Paroisse St Michel

A Nioki paroisse Saint Michel: début des travaux de la réparation de la toiture de la cure des abbés.Les tuiles remplacées par des tôles.
Cure de Nioki avec toiture en tuiles


Travaux en cours: les tuiles sont remplacées par les tôles
Nioki:
Curé: Mgr Evariste Mputu- Vicaire général
Mgr Evariste, Vicaire général et curé de Nioki avec l'inspectrice  Louise Ekola, la sr Irène et  la sr Florence  de  la Divine Providence
Vicaires:
1. Abbé Hermann Opwembio
2. Abbé Hervé Nsele  ( directeur de discipline à l'ITP)
3. Abbé Patrick Nduaya ( coordinateur des écoles conventionnées catholiques de la zone pastorale sud)

mercredi 3 février 2016

Clôture du Jubilé de la vie consacrée: A Inongo et à Rome...!

 A Inongo: Conclusion de l’année dédiée aux consacrés
Pour conclure cette année de la vie consacrée, Mgr l’évêque a organisé une session et des moments de prières pendant trois jours à Inongo. Tous les consacrés présents à Inongo y ont participé. Hier à 16h30, dans la cathédrale St Albert d'Inongo, Mgr l’évêque a célébré une messe solennelle pour le don de la vie consacrée .
Photo archives: vœux des sœurs à Bokoro: Nzambe tindela biso basaleli ba yo
Eglise Universelle:
Voici de larges extraits du discours improvisé hier par le Pape devant les participants à la clôture du Jubilé de la vie consacrée:
''Les religieux, femmes et hommes consacrés au service du Seigneur...dans l'Eglise, vivent en pauvreté et avec un amour chaste qui les conduit à une paternité et une maternité spirituelle universelle. Ils vivent dans l'obéissance...qui n'a rien de militaire, car la discipline est une autre chose car il s'agit d'une soumission du cœur à l'obéissance".(....).
Les hommes et femmes consacrées ne doivent pas vivre loin des gens en toute commodité, mais s'en approcher pour comprendre la vie des chrétiens comme des non-chrétiens, leurs souffrances et leurs problèmes... La vie consacrée, qui ne signifie pas se contenter de regarder les autres avec détachement, doit conduire les consacrés à la proximité avec les gens, qu'elle soit spirituelle ou physique... Donc à les comprendre. Il faut aussi pour cela sortir de la rumeur...du terrorisme des ragots...qui fait comme jeter une bombe''.
Quel espoir ? Je vous avouerais que j'ai du mal à voir le déclin des vocations. Quand je reçois les évêques et leur demande: Combien avez-vous de séminaristes? Souvent la réponse est, quatre ou cinq! Et lorsque, dans vos communautés religieuses, vous avez un ou deux novices, il est clair qu'on ne fait pas front au vieillissement communautaire... Lorsque on voit les monastères, et de grands monastères ...où il n'y a plus que quatre ou cinq nonnes âgées...on est tenté de perdre espoir:
Seigneur, que se passe-t-il? Pourquoi le ventre de la vie consacrée est-il devenu tellement stérile? Certaines congrégations font l'expérience d'une sorte d'insémination artificielle en accueillant un peu n'importe qui: Bienvenue, venez, venez...mais ce n'est pas un recrutement sérieux. Il faut pouvoir discerner si on se trouve devant une véritable vocation qu'il faudra aider à grandir...
 
 Le Seigneur qui est si généreux ne saurait briser sa promesse. Alors nous devons aller frapper à la porte de son cœur, car il y a danger... Lorsqu'une congrégation religieuse voit fondre ses effectifs et diminuer ses candidats, elle est souvent tentée de se cramponner à l'argent, à l'argent qui est la fiente du Diable. Quand manque la grâce d'avoir des vocations, n'allons pas penser que l'argent va sauver la situation".
''Je vous remercie beaucoup pour ce que vous faites tous, personnes consacrées chacune avec son propre charisme...  "
Comment ferait l'Eglise si il n'y avait pas de religieuses? Quand on va à l'hôpital, dans les écoles, les paroisses, les quartiers, les missions, on rencontre encore tant d'hommes et de femmes qui ont donné leur vie au service d'autrui... Et lorsqu'on visite des cimetières on remarque qu'il y a beaucoup de missionnaires religieux morts à quarante ans des maladies contractées dans ces pays où ils ont brûlé leur vie... Ce sont des saints, ce sont des graines jetées en terre! Nous devrions donc demander au Seigneur de se pencher un peu sur ces cimetières, voir ce qu'ont accompli nos prédécesseurs et nous donner plus de vocations. Car nous en avons grand besoin''.(Source VIS news 2 Février 2016, Cité du Vatican).

mardi 2 février 2016

2 Février: fête de la vie consacrée

  Eyenga ya bamibonza 
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"Chers frères et sœurs..dans votre apostolat quotidien, ne vous laissez pas conditionner par l’âge ou le nombre. Ce qui compte le plus est votre capacité à redire votre « oui » initial à l’appel de Jésus qui continue de se faire entendre, de façon toujours nouvelle, à toutes les saisons de la vie..." ( Pape François,  extrait du discours aux participants au Jubilé de la vie consacrée, en conclusion de l’Année de la vie consacrée, ce lundi matin, 1er février, dans la salle Paul VI du Vatican).
Mgr Philippe Nkiere Kena, CICM ( Scheutiste) - Evêque d'Inongo
Nos sœurs diocésaines de l'Immaculée conception
Père Jean Jacques Ezoka, SVD

Deux religieuses d'Inongo avec la sr Stella Ilonga, missionnaire
Le père Didier Mbo, Combonien...
Chers frères et sœurs, (...) l’année se conclut, mais notre engagement à rester fidèles à l’appel reçu et à grandir dans l’amour, dans le don et dans la créativité se poursuit. (...)  Je remercie le Seigneur pour ce que vous êtes et faites dans l’Église et dans le monde. Je vous bénis et vous confie à notre Mère. (Pape François, Vatican ce 1er Févier 2016)).

Bonne fête à tous les consacrés et à toutes les consacrées du monde....!

lundi 1 février 2016

La Caritas Italienne vole au secours des filles du Lycée Salongo de Bokoro!

Lycée Salongo de Bokoro (autrefois appelé Lycée Ste Thérèse de l'Enfant Jésus) est l'un des lycées qui accueille le plus grand nombre des filles qui étudient chez nous au diocèse d'Inongo. Cette année, elles sont 800 élèves. Ce lycée a quatre sections: la Pédagogie,  la Coupe et couture cycle long, la coupe et couture cycle court et la Nutrition.
Problème: chaque fille qui veut rester à l'internat doit payer pour l'internat une somme de 300 $ repartie en trois tranches. Dans cette somme, sont aussi inclus les frais de carburant et  de la sentinelle.Comme on peut bien se l'imaginer, avec ce montant, il est difficile que la sœur chargée de l'internat organise trois repas par jour pour ces filles internes.  Leur demander de payer plus signifie chasser certaines d'entre elles de l'internat et donc de l'école. Solution: nos filles internes ne mangent que deux fois par jour (à midi et le soir). Le matin, elles vont au cours à jeun.
Étudier toute la matinée avec un ventre affamé ne facilite pourtant pas les choses. En effet, aux dernières heures des cours ( 11h30-12h45), les filles sont fatiguées...la chaleur du soleil aidant....!
Il fallait donc résoudre ce problème et dans la mesure du possible faire que ces filles mangent aussi le matin sans augmenter les frais d'internat. Nous avons des terres arables donc nos filles peuvent faire des grands jardins des légumes. Nous avons des terrains vides, on peut élever des poules, chèvres et porcs. Tout ceci peut leur offrir de quoi manger le matin ( riz, semoules de mais, la viande....)!
Élever des porcs
Entretenir un poulailler
planter riz et mais...
Une contribution financière a été demandée à la Caritas italienne pour ces filles et  la réponse est positive. Nous les remercions. Avec la contribution financière donnée, la sœur préfet du Lycée - Marie Léonie MbawMbaw- et la sœur directrice d'internat - Jodeline Mabruki- feront faire des champs de riz, de mais et organiseront l'élevage de petit bétail. Nos filles pourront ainsi manger le matin. Un ventre affamé n'a point d’oreille, dit-on! 
Ce mini projet avait donc comme but avoir une contribution financière pour aider nos filles qui sont à l'internat  de manger  le matin  pour bien suivre les cours. En les impliquant à collaborer à ces activités d'auto-financement ( jardinage, élevage..)sans que cela entache leurs études, elles seront elles-mêmes les co-gestionnaires du mini projet. On oublie pas que la plupart d'entre elles seront demain des mères de familles appelées à gérer leur foyer.  Bien manger pour bien étudier en collaborant aux travaux d'auto financement....
De bonnes études chères filles du lycée Salongo et bonne chance pour votre projet!

dimanche 31 janvier 2016

IVème dimanche du Temps Ordinaire

Lomingo la Inei o Mobu
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Boyambi , bolikyi na bolingo: na mabongi masato mana bolingo boleki
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1ère lecture : « Je fais de toi un prophète pour les nations » ( Jr 1, 4-5.17-19 ) 
2ème lecture : « Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité » ( 1 Co 12, 31 – 13, 13 ) 
Evangile : Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé aux seuls Juifs ( Lc 4, 21-30 ) 
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Extrait de certains commentaires de Jean Compezieu, pretre de l'Aveyron 

 (...) La mission prendra souvent un caractère polémique. Celui que Dieu envoie devra se mobiliser tout entier. Il ne devra pas être un "prophète de cour" qui cherche à plaire. Sa mission c'est d'être le porte-parole de Dieu. Il devra dire les paroles de Dieu, même si elles ne plaisent pas. Il devra parler sans crainte, même au risque de sa vie.


 Dans cet environnement hostile, Dieu lui promet qu'il sera toujours avec lui pour le délivrer. Il est "Emmanuel", Dieu avec nous. Et c'est vrai pour nous aussi (...).

(...) Dans la seconde lecture, nous trouvons Paul qui doit faire face un climat d'hostilité. Cet "hymne à l'amour" intervient dans une polémique sur les charismes. Chacun considère les siens comme supérieur aux autres. Les uns parlent en langue, d'autres sont prophètes, d'autres servent les affamés… Les charismes ne manquent pas. Mais le plus important c'est qu'ils soient animés par l'Esprit d'amour
 
Moto azangi bolingo akomona Nzambe te
Sans le don divin de l'amour, tous les efforts de connaissances, de partage sont nuls. (...)

(...) Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à prendre position POUR le Seigneur. Ses paroles peuvent nous dérouter. Elles peuvent aller à contre-courant de l'esprit du monde. Mais elles sont les paroles de la Vie éternelle. Nous sommes tous envoyés pour en être les messagers. 

 C'est une aventure passionnante, pleine de risques ; mais nous ne sommes pas seuls : l'Esprit du Seigneur repose sur nous. C'est avec lui que la bonne nouvelle portera du fruit (...).

samedi 30 janvier 2016

La vie est un don, il faut la vivre! Le cas de Chancelline..

Chancelline, 1ère année primaire (6ans). Elle revient des cours le samedi, elle étudie à Bokaa II- paroisse de Taketa . Il fait chaud et il faut garder son uniforme propre pour la messe du dimanche. Elle doit encore parcourir 3 km à pied pour arriver à la maison car elle habite Taketa beach. Que faut-il faire? Elle enlève la blouse blanche pour ne pas la salir,- son unique singlet rouge est déchiqueté et on le voit- elle pose ses cahiers sur la tête pendant qu'elle marche et commence à éplucher l'orange qu’elle a en main .
En route, avec ses amies élèves, elle se rend compte qu'à la maison, il se pourrait qu'il n'y aie rien à manger. Elles entrent toutes en brousses ( hévéas)  pour chercher des légumes.....
 Voilà des élèves à la sortie de la savane avec leurs légumes. Cahiers en main, légumes sur la tête, Chancelline remet sa blouse blanche de peur de la salir avec les légumes. Elle continue à marcher avec ses amies de l'école.
Un autre jour, on voit Chancelline qui danse. Malgré sa situation de vie difficile, elle sait se taper des moments de joie. La voilà devant les autres entrain de danser. Pieds nus, elle rit et fait la joie de ceux qui l'observent. Personne ne peut imaginer que cette fillette n'a qu'une blouse blanche, une seule paire des babouches, un singlet déchiqueté qu'elle n’hésite pas d'exhiber pourvu qu'elle garde propre sa blouse blanche... pas un seul sac pour mettre ses cahiers,  elle marche à pied chaque jour pour venir à l'école et rentrer à la maison (6 km); en famille, ils n'ont qu'une lampe tempête...elle doit se débrouiller parfois pour trouver à manger avant que les parents ne rentrent des champs tard le soir... Malgré cela, Chancelline est épanouie..elle peut encore danser, se donner la joie et divertir les autres.
Le fait de savourer la vie malgré les difficultés et de s’améliorer au quotidien est un critère très important pour être heureuxL'on peut vivre heureux si on en a envie malgré les interminables contradictions de la vie..
Pensons à Chancelline  et passons un bon week end sans trop de préoccupation!
Dieu nous aime !

vendredi 29 janvier 2016

La vie au quotidien.

La vie au quotidien.
L'abbé Richard Mawa en voyage pour l'apostolat
L'abbé Laurent Maa, curé de Taketa et la sr Marie Emile Ibuni

la sr Godé Nsiyela, économe de nos sœurs diocésaines

Le sœurs Annie Mompeye et Blandine Massa
La sœur Mathilde Munsho
On voyage, on se parle, on planifie......!

Mgr Philippe NKIERE KENA

Mgr Philippe NKIERE KENA
Evêque d'Inongo (2005- )

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE
BOKORO

Mgr Jan Van Cauwelaert

Mgr Jan Van Cauwelaert
1er Evêque D'Inongo(1959-1967)

Mgr Léon LESAMBO

Mgr Léon LESAMBO
Evêque Emérite(1967-2005)