dimanche 22 juillet 2012

XVIème dimanche du T.O. Lomingo la zomi na motoba o Mobu.

Mokengeli wa ngai e se yo; solo nakobanga te.

Messe des funérailles en l'église Ste croix/Bokoro présidée par mgr l’évêque pour le repos de l’âme du feu abbé Albert Nzengeri décédé ce Vendredi 20 Juillet à Kutu Marie-Reine

Mokengeli se Mokonzi Nzambe, na ye seko nakobombama; Esobe mobesu akopono mpe ngai nakozala kimya. Alleuya!

1ère lecture : Jr 23, 1-6

Psaume : Ps 22 (23), 1-2a, 2b-3, 4, 5, 6

2ème lecture : Ep 2, 13-18

Evangile : Mc 6, 30-34

Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart.
Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement".

Lokumu na yo, Kristu!

L'évangile du dimanche dernier nous montrait Jésus envoyant les Douze en mission. Ils devaient aller deux par deux dans les villages de Galilée pour y annoncer le Royaume de Dieu, guérir les malades, aider les faibles et les pauvres. Aujourd'hui, saint Marc nous rapporte la suite : les disciples reviennent à Jésus et lui rendent compte de leur mission. On les sent vraiment heureux du résultat. Il suffisait qu'ils obéissent aux consignes qu'il leur avait données : présenter ses paroles et reprendre ses gestes de miséricorde. Leur obéissance a porté du fruit.

Maintenant, Jésus leur propose un temps de repos : "Venez à l'écart et reposez-vous un peu." Il nous est bon d'entendre cette parole en période de vacances. Le Seigneur sait ce qu'est la fatigue. Lui-même s'est retiré dans un endroit désert pour prier le Père. L'Evangile nous montre Jésus recherchant la solitude, de préférence la montagne. C'est dans le silence et la prière qu'il se repose. Et de nos jours, nous voyons de plus en plus de gens qui recherchent cette forme de repos. Ce sont des lieux de ressourcement.

En lisant la suite de l'Evangile, nous voyons que tout ne se passe pas comme prévu. Au lieu du silence du désert, c'est une immense foule qui cherche à voir Jésus, à le toucher et à l'entendre.

Jésus voit ces foules qui errent dans tous les sens, celles de son temps et celles d'aujourd'hui. Il est saisi de pitié car elles sont "comme des brebis sans berger." Alors, il se met à les enseigner longtemps. Il constate en effet que leur principal problème est le manque de repère. Il veut en priorité leur montrer le chemin qui mène à la vie et au bonheur. C'est pour cela qu'il commence par leur donner son Evangile. Avec lui, c'est le bonne nouvelle qui est annoncée aux pauvres, aux petits et aux exclus. Ses paroles sont celles de la Vie Eternelle.

Cet Evangile est d'une actualité brulante. Nous voyons bien que beaucoup ne savent plus où ils vont ni qui ils sont. Ils ne savent pas non plus ce qu'ils font sur cette terre. D'un côté, nous voyons des richesses accumulées avec une grande facilité. De l’autre coté, en y regardant de plus près, nous constatons qu'il y a tant de désespoir et de désespérés. Pour certains, la vie n'a pas de sens. Ils s'en vont dans toutes les directions, n'importe où, "comme des brebis sans berger". Ils tombent dans l'engrenage des sectes ou des charlatans bien plus préoccupés par leurs intérêts personnels que par ceux de ces désespérés.

Dieu voit cette situation et il ne peut pas la supporter. Lui-même vient à la rencontre de son peuple. Il se présente avec toute la tendresse d'une mère partie à la recherche de son enfant perdu. Dans l'Ancien Testament, nous trouvons des paroles très fortes : "Je viens moi-même à la recherche de la brebis perdue" (Ezéchiel). Le psaume 22 nous fait chanter cette bonne nouvelle : "le Seigneur est mon berger ; rien ne saurait me manquer." Oui, le Seigneur nous rejoint ; il vient à notre rencontre. C'est lui seul qui peut donner un sens à notre vie. Lui seul peut sortir les hommes de leur solitude et leur redonner une espérance dans la vie. Il nous rejoint dans l'Eucharistie de ce dimanche pour nous apporter la lumière de sa présence et la chaleur de son amour.

Ce don merveilleux que nous recevons du Seigneur, nous ne devons pas le garder pour nous seuls. Il nous est donné pour être communiqué à tous ceux qui nous entourent. Prêtres, religieux et laïcs, nous sommes ensemble responsables de cette immense prédication et de cet universel témoignage. Nous avons conscience de nos faiblesses. Nous savons que cette mission dépasse nos possibilités humaines. Mais si le Seigneur nous appelle à lui c'est pour refaire nos forces, nous ressourcer.

A la fin de la messe, il y a un moment important : c'est l'envoi en mission. Nous sommes tous envoyés dans le monde vers les foules de notre temps, en particulier les plus petits, ceux et celles qui sont avides de justice et de paix. Jésus notre berger veut que son amour soit porté à tous les hommes. C'est notre mission et notre responsabilité. Face à ce monde, la question nous est posée : "Sommes-nous pris aux entrailles comme Jésus "Berger de toute humanité" ?

Chers frères et sœurs, parce que nous sommes les disciples du Seigneur, parce que nous devons être des copies vivantes de Jésus, nous sommes chargés d’une mission semblable à la sienne : nous devons aimer comme Jésus a aimé, nous devons continuer, prolonger dans le milieu de vie qui est le nôtre l’action bienfaisante du Sauveur. Il faut donc, qu’à son exemple, nous ayons un cœur brûlant d’amour, un cœur qui se laisse émouvoir, qui se laisse toucher par toutes les formes de misère que nous côtoyons aujourd’hui. Comme le Christ, il nous faut sympathiser, au sens le plus fort du terme : c'est-à-dire souffrir avec, sentir avec, être avec, pleurer avec ceux qui pleurent... selon la formule de saint Paul. Une telle pitié n’a rien de sentimental. Certes elle peut être ressentie plus ou moins selon les tempéraments, mais elle consiste surtout en une ouverture d’esprit, une attention volontaire à l’autre, pour lui-même ; elle suppose donc l’oubli de soi, une grande disponibilité et une inlassable générosité. Pour voir la misère, il faut les yeux de la charité, et pour découvrir cette autre misère qu’est le vide spirituel de l’homme et son besoin de Dieu, il faut en outre les yeux de la foi.

En ce jour, nous te prions, Seigneur : C'est entre tes mains que repose l'univers et son devenir. Nous t'offrons les recherches de ceux qui travaillent à une mondialisation plus humaine. Qu'ils se rapprochent les uns des autres dans ton amour.

Dans une prière suppliante, humble et confiante (que nous ferons passer par Marie) nous demanderons à Jésus, notre Bon Pasteur, la grâce d’aimer de plus en plus comme lui a aimé, avec son propre cœur battant dans le nôtre. Nous le lui demanderons avec insistance, car nous avons bien conscience que sans lui nous ne pouvons rien faire.

Amen!

" Esika liziba likobima, ya ngai posa akosilisa; nzela ekolakisa bolingi, yango seka nakotambola.

O Kati ya butu nakokende epayi mwinda mokopela fwaa. Zambi na lingenda lya boboto, yemei mpata akotambwisa.."

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Tosambela: Mokonzi Nzambe, tokotika o maboko ma yo molimo ya mosaleli wa yo Nganganzambe Albert Nzengeri. Bomoi bwa ye mobimba, asalelaki yo. Banzelu bayingisa ye o paradizu mpe azwa bopemi bwa seko o mboka yo. Tobondeli bongo o nkombo ya Yezu Kristu, mokonzi wa biso mwana wa yo ye Nzambe, azali na nkembo elongo na yo pe na Elimo santu o bileko binso seko! Amen.

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Mgr Philippe NKIERE KENA

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