vendredi 31 juillet 2009

Soyons acteurs de l’histoire et non des spectateurs





Participons au changement d’une Afrique qui n’en peux plus de voir ses enfants vivre dans des conditions inhumaines...

"Face à la souffrance, la violence, la pauvreté, la faim, la corruption, l'abus de pouvoir, un chrétien ne peut jamais rester silencieux"
Bénoit XVI, discours prononcé au Cameroun.

jeudi 30 juillet 2009

Nous présentons nos condoléances au père Jacques Bosewa ( boshiewa) et famille


Nous vous annonçons le communiqué nécrologique relatif à la disparition de Mlle Hortense Bosewa ( ou mieux Boshiewa) , sœur cadette du Père Jacques Bosewa (de la société missionnaire de St Paul) suite à une courte maladie. Le père est originaire de la paroisse Ste Famille -SangaSanga.

Programme :
· Vendredi 31 juillet 2009
- 10h00 : levée du corps de la morgue de l’hôpital saint Joseph vers la résidence familiale, sise sur l’avenue SEP/Congo, n°21, commune de Masina (Réf : Terrain de l’Armée du Salut/Petro-Congo).
- 19h00 : Célébration eucharistique à domicile
· Samedi 01 aout 2009
- 11h30 : Célébration eucharistique à la paroisse Saint François Xavier (Masina Petro-Congo).
- 13h00 : Départ pour le cimetière de Kinkole
- Après l’inhumation, un bain de consolation sera offert au domicile familial

Pendant que nous présentons nos sincères condoléances au Père Jacques et à toute sa famille et rassurons nos prières, nous voulons aussi remercier le père Roger Wawa - de la même famille religieuse que Jacques Boshiewa- qui nous a donné cette nouvelle. Que ceux de Kinshasa qui liront ce message en informent les autres.

MERCI !

C' est avec joie  que je viens de lire qu'Inongo a un nouveau Router et qu'  ainsi le contact est rétabli. Merci à Mgr Philippe de son attention pour nous " lecteurs du blog" . Il est vrai que les contacts au-delà des frontières est une grande richesse., et que le "blog" nous permet de  partager avec chacun du diocèse les joies, les peines, les travaux et le courage de tout un peuple. Toute ma reconnaissance à Mgr Philippe.
 Merci aussi à tous ceux qui  pleins de courage et de gentillesse ont collaboré ensemble  pour ne pas nous priver des nouvelles, et qui nous ont permis  de suivre ainsi  chaque jour la vie d'Inongo. Merci, oui mille fois merci d'avoir accepter ce surplus de travail pour nous.
 Avec toutes mes amitiés et bien sûr aussi  ma prière.
 
Voyageuse

Un nouveau router pour l’internet d’Inongo


Cela fait plus d’un mois que Inongo n’est pas connecté à l’internet. Le router est en panne. Le technicien qui l'a réparé a proposé qu’on achète un nouveau puisque le prix à payer pour les nouvelles pièces est très élevé.

Il y a deux jours, mgr l’évêque a appelé pour demander qu’un nouveau routeur soit acheté. C’est fait et ce lundi 3 Août, le paquet envoyé par le service d'expédition du Vatican arrivera à Kinshasa via la nonciature apostolique.
Cet appareil (IDIRECT 3100, acheté à l'association catholique mondiale pour la communication - Signis, Cité du Vatican, Rome - ) a coûté cher au diocèse mais on ne saurait s’en passer, le monde étant ce qu’il est. Mgr l’évêque a tenu à ce routeur, entre autre, pour vous nos lecteurs ...
Photos: Une des antennes paraboliques pour la connexion satellitaire à Inongo ( Procure des abbés)

mercredi 29 juillet 2009

Discours (hommage) de Mgr Laurent Monsengwo pour les 80 ans d' âge de Mgr Léon Lesambo à la cathédrale de Kinshasa le 21.6.2009


L’amour de Dieu à jamais je le chanterai ;(Ps 89, 2)

« Que rendrai-je au Seigneur pour tous les biens dont il m’a comblé ? (Ps 116, 12)

Excellences,
Messeigneurs,
Honorables Députés et Sénateurs,
Distingués invités,
Chers frères et sœurs,

01. C’est le cœur plein de joie qu’au nom de la communauté diocésaine de Kinshasa, celle d’Inongo et au mien propre, je prends la parole en ce jour, où Son Excellence Mgr Léon Lesambo accomplit 80 ans d’âge, « l’âge des plus vigoureux » selon le mot du Psalmiste (Ps 90,10). Aussi est-ce de tout cœur que je lui dis : « Joyeux anniversaire Monseigneur, joyeux anniversaire yaya Léon » : puisse le Père de tendresse et d’amour vous combler de paix, de joie, de bonheur et nous osons dire aussi de longévité vous qui, par votre devise épiscopale, avez placé toute votre confiance en lui : « Ma lumière et mon salut, c’est le Seigneur ; de qui aurai-je crainte ? (Ps 27,1)

02. Quatre-vingts ans d’âge… Qu’ont-ils été ? Mgr Lesambo est né à Mushie le 21 juin 1929, fils cadet de Dominique Lesambo et de Marie Ndamwize. Après ses études primaires faites en partie à Mushie et en partie à Sainte Anne à Kinshasa, il sera envoyé au petit Séminaire de Bokoro fin 1940, par le Père Joseph Dorvillers, supérieur de la Mission de Mushie, qui a plaidé en sa faveur auprès de Mgr Six, vicaire apostolique.

03. Après les 6 années de petit Séminaire et 8 au grand Séminaire de Kabwe (Luluabourg) – 3 ans de philosophie et 5 de théologie), il passera son année de probation comme professeur en 2e moyenne, avant d’être ordonné prêtre à Mushie le 21 juillet 1956. Après son ordination sacerdotale, l’Abbé Lesambo assumera toutes sortes de ministères, fait, qui nous montre le grand esprit d’obéissance qui animait ce prêtre. En un an, il sera successivement directeur d’école primaire à Taketa (3 mois), directeur d’école primaire et prêtre itinérant à Ibeke et Kiri, professeur de mathématiques à l’école moyenne.

04. En 1957, l’Abbé Lesambo sera envoyé à l’Institut de Catéchèse Lumen Vitae à Bruxelles, pour y attendre l’Exposition universelle et faire ensuite des études de régence à Arlon. En fin de compte, c’est à Lovanium qu’il atterrira (1958), pour y faire des études de théologie, dont il conquérra un doctorat, avec une thèse sur « La foi dans Saint Clément de Rome ».

05. Après ses études à Lovanium, l’Abbé Lesambo sera tour à tour secrétaire informel de l’évêque d’Inongo, curé à Kutu, curé à Saint Albert à Inongo, Vicaire Général et enfin, en 1967, 2e évêque d’Inongo, en remplacement de Mgr Jean Van Cauwelaert démissionnaire. Ces dernières nominations montrent une fois de plus l’esprit d’abnégation, d’obéissance, l’humilité et la simplicité de ce prêtre qu’est Mgr Lesambo.

06. Il sera évêque résidentiel d’Inongo pendant trente-huit ans, pendant lesquels il fondera la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception. Mgr combinera ses tâches diocésaines avec ses responsabilités au niveau de la Conférence épiscopale. Car Mgr Lesambo sera président de la Commission de l’évangélisation (1968) avant d’occuper, d’octobre 1970 à janvier 1975, la fonction de président de la Conférence épiscopale du Zaïre (CEZ-CENCO). Au cours de ce mandat, Mgr Lesambo fit preuve de doigté et de sagesse, de fermeté et de forte personnalité dans la gestion du conflit entre le Parti-Etat et l’Eglise, notamment lorsqu’il s’est agi de l’implantation de la JMPR dans les séminaires et de la suppression des réunions épiscopales à tous les niveaux : depuis les commissions épiscopales jusqu’à l’assemblée plénière. Dans la suite, Mgr Lesambo sera, pendant plusieurs mandats, tantôt président de la Commission doctrinale tantôt celui de la Commission doctrinale, en particulier dans la finalisation en 1987-88 du texte du Missel Romain pour les diocèses du Zaïre (Rite zaïrois de la messe). Il fut en outre consulteur à la Congrégation romaine pour l’évangélisation des peuples, consulteur à la Congrégation pour la doctrine de la foi et, au début des années 70, directeur national des œuvres pontificales.

07. Ceux qui connaissent Mgr Lesambo apprécient en lui un ensemble de qualités qui le rendent fort attachant. D’abord apparemment froid, Mgr Lesambo est en fait une personne chaleureuse qui aime blaguer, passant d’une blague à une autre, d’anecdote en anecdote, d’une plaisanterie à une autre, d’humour en humour, rendant agréable la vie sacerdotale en communauté.

08. D’une intelligence supérieure, rapide et perspicace, Mgr Lesambo a le don de la concision et de la synthèse. Il a un cœur sensible. Il aime la culture et l’art en général et la musique en particulier. Il joue en effet de l’harmonium et connaît l’harmonie musicale. Mgr Lesambo, nous l’avons vu, est un prêtre humble, obéissant, simple, exigeant autant pour lui-même que pour les autres, vivant la pauvreté sacerdotale comme nous le demande l’Eglise, ayant le sens de notre fraternité sacramentelle. Il est un prêtre fidèle à la doctrine de l’Eglise Catholique et attaché au Siège apostolique.

09. Voilà pourquoi nous vous remercions, cher Monseigneur, pour tout ce que vous avez été pour nous, pour le diocèse d’Inongo, pour la CENCO et pour l’Eglise universelle. Fasse le Ciel que votre travail et la sueur de votre front ne soient pas vain, mais qu’ils portent des fruits durables.

10. Aussi sommes-nous heureux de fêter votre anniversaire en la fête du Sacré Cœur de Jésus, foyer ardent d’amour : « ce cœur qui a tant aimé les hommes » et qui nous donne de poursuivre son œuvre. Cette fête coïncide fort heureusement avec celle de Saint Louis de Gonzague, patron du petit Séminaire de Bokoro, mort dans un service généreux d’amour et de charité pour les pestiférés de Rome, modèle de pureté sacerdotale et religieuse. Aussi souhaitons-nous la bonne fête à tous les anciens du petit Séminaire de Bokoro.

11. Nous saisissons l’occasion pour féliciter Mgr Jean Bolengo, Vicaire général d’Inongo et fruit du Séminaire Saint Louis de Gonzague pour son jubilé d’or sacerdotal. Puisse le Seigneur le combler de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans le Christ.

12. Aussi est-ce dans ce cadre de jubilé sacerdotal, dont les 150 ans de décès du Saint Curé d’Ars, que nous lançons aujourd’hui l’Année du Sacerdoce dans notre archidiocèse, année proclamée par le Pape Benoît XVI, « pour promouvoir un engagement de renouveau intérieur de tous les prêtres, afin de rendre incisif et plus vigoureux leur témoignage évangélique dans le monde d’aujourd’hui : …Car le sacerdoce c’est l’amour du cœur de Jésus » (Saint Curé d’Ars). Nous prions le Seigneur de « favoriser dans notre diocèse et dans le monde cette tension des prêtres vers la perfection spirituelle, dont dépend avant tout l’efficacité de leur ministère » (Benoît XVI).

13. A tous les prêtres de l’un et l’autre clergé oeuvrant dans l’archidiocèse nous souhaitons une heureuse fête de la sanctification sacerdotale. Quant à vous, Mgr Lesambo, que le Seigneur vous bénisse et vous garde, pour que nous ayons encore longtemps l’occasion de fêter cet anniversaire.
Amen.

+ L. MONSENGWO PASINYA
Archevêque de Kinshasa
21.06.09
source: site de l'archidiocèse de Kinshasa: www. archikinshasa.org

mardi 28 juillet 2009

Mgr Léon Lesambo en vacances en famille à Mushie


Mgr Léon Lesambo (évêque émerite d'Inongo) qui a fêté le 21 Juin dernier ses 80 ans d’existence a voyagé aujourd’hui pour Nioki (Kinshasa-Nioki). De là, il prendra un canot rapide pour Mushie où il passera ses vacances.

Mgr habitera la paroisse mais il passera les journées en familles aux côtés des ses «nkonko» (petits-fils). En Afrique, les fils de mon frère sont mes fils, ses petits-fils sont donc aussi mes petits-fils. Ce que le français traduit par neveu, la culture africaine le rend par fils.

Mgr Léon aura certainement des journées des détentes et de joie.
Voici un extrait de l’homélie de Mgr Laurent Monsengwo prononcée durant la messe d’action de grâce pour les 80 ans de Mgr Lesambo à la cathédrale Notre Dame de Kinsahsa :

Ceux qui connaissent Mgr Lesambo apprécient en lui un ensemble de qualités qui le rendent fort attachant. D’abord apparemment froid, Mgr Lesambo est en fait une personne chaleureuse qui aime blaguer, passant d’une blague à une autre, d’anecdote en anecdote, d’une plaisanterie à une autre, d’humour en humour, rendant agréable la vie sacerdotale en communauté.

Ces journées seront bien aussi sûr celles de repos dans cette cité de Mushie qui l’a vu naître et grandir et où il a été ordonné prêtre le 21 Juillet 1956.
Après les vacances, mgr Léon regagnera Inongo par canot rapide en passant par St Michel -Nioki et Marie- Reine/Kutu.

Bonnes vacances Mgr

lundi 27 juillet 2009

Nos "démoiselles " en retraite au collège Molende de Kutu


Nos "démoiselles" sont en retraite depuis ce samedi soir au collège Molende de Kutu. Pour ceux qui ne connaissent pas ce milieu, le collège de Kutu, autrefois appelé St Dominique, est situé le long du lac Mayindombe non loin de Lonkesa. Un beau site où il règne un silence qui favorise le recueillement. Du collège Molende de Kutu, on a une vue panoramique de l'entrée du lac Maindombe.
Voici le thème de cette retraite prêchée pr Mgr l'évêque: présentes et agissantes au coeur du monde au nom du Seigneur.
Une chose satisfaisante: nos démoiselles ont beacoup de vocations. On sent un désir chez nos jeunes filles d'embrasser ce genre de vie.
Les démoiselles en effet, ne sont pas des religieuses; elles appartiennent au statut des consacrés séculiers. Elles vivent dans le monde et tendent à la perfection de la charité en s'efforçant de contribuer surtout de l'interieur à la sanctification du monde.

Photo: Une des nos démoiselles: Germaine Ipi, elle travaille à l'hopital de Bokoro. Assises devant leur chambre (maison des pères), les démoiselles auront devant elles le lac Maindombe, de quoi remonter à l'origine d'une telle beauté...

dimanche 26 juillet 2009

Ce sont des gestes d'amour, de partage et de solidarité qui font aussi la valeur d'une vie. Lomingo la zomi na nsambo o mobu.


Evangile: Jn 6, 1-15
(17ème dimanche du temps ordinaire, B).

Jésus était passé de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée). Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades. Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples. C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs. Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. » Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas. A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.
Les lectures bibliques de ce dimanche nous montrent des gens qui ont faim. Quelqu'un a offert du pain et du grain à Élisée. Ce dernier demande qu'on le donne à tous ces gens affamés pour qu'ils le mangent. L'évangile de saint Jean nous parle d'un jeune garçon qui a cinq pains et deux poissons et qui accepte de tout donner. Dans les deux cas, les textes bibliques soulignent la disproportion entre la nourriture disponible et les besoins énormes : "Qu'est-ce que cela pour tant de monde ?" Que représente cette quantité infime de pain qui est en notre possession devant la nécessité de nourrir tous ces hommes qui n’ont rien à manger ?

Nous aussi, en voyant la misère qu'il y a dans le monde, nous nous sentons impuissants.... nous disons comme Philippe: nous n'avons rien et ce que nous avons semble etre une goutte d'eau dans l'océan, il faut des "milliards de dollars pour nourrir tous" ou nous adoptons l'attitude d'André: ce sont les autres qui ont, qui possède ( un jeune homme a deux poissons... ). Nous renvoyons la balle aux autres.... C'est la logique du monde.

Dans l'évangile, rien n'aurait été possible si un petit enfant n'avait accepté de donner son goûter. Dieu ne veut pas nous sauver sans nous. Il a besoin de notre concours, de nos gestes de partage. Il nous engage à partager avec tous nos frères et sœurs qui ont faim, faim de pain, mais aussi de justice, de dignité, de paix. Prions-le pour qu'il ouvre nos yeux et nos oreilles pour voir et entendre la détresse de ses enfants humiliés; qu'il nous donne force et courage pour travailler à la construction d'un monde plus juste et plus fraternel.
Voici la logique de la foi . Ce qu'il faut bien comprendre c'est que l'amour transfigure et multiplie nos plus humbles réalités. Notre apport peut paraître insignifiant. Avec des petits moyens, Dieu peut toujours faire de grandes choses. L'important c'est que nous donnions le meilleur de nous-mêmes. Ce sont ces gestes d'amour, de partage et de solidarité qui font la valeur d'une vie. C'est là-dessus que nous serons jugés lors du retour du Christ : "J'ai eu faim, j'ai eu soif, j'étais étranger… et vous m'avez donné à manger, à boire, vous êtes venus à moi."

Seigneur, tu nous invites à être tes mains et ta voix auprès de tous les exclus de notre temps, de tous ceux qui souffrent. Aide-nous à être les canaux de ton amour rédempteur auprès des hommes de notre temps; que nous puissions être attachés à toi par une foi vivante comme le sarment est lié au cep de la vigne.

Photo: vous vous rappelez de ce jeune homme qui, pour donner sa contribution aux travaux de la construction du pont entre Makaw et Semondane, allait pêcher pour nourrir ceux qui travaillaient. Ici, il apporte les deux poissons qu'il a capturés. Il a aussi donc contribué .... cela rappelle, mutatis mutandis, les deux poissons du petit enfant de l'évangile de ce jour!

Nzembo:
R/ Bolingo e bolingo e bandeko,
moto azangi bolingo akomona Nzambe te,
bolingo boleki e

samedi 25 juillet 2009

Repose en Paix.

L'homme propose et Dieu dispose. Un jeune prêtre s'en est allé après un accident. Les parents l'attendent le coeur pleins de joie pour le revoir et faire la fête. Et voilà à ce moment là la catastrophe arrive! Pourquoi ?
 La détresse des parents et des familles doit être immense. Je leur envoi mes sincères condoléances, ma prière leur est accordée pour que le Seigneur les aide à surmonter cette dure épreuve et que le jeune prêtre "Repose en paix"
 
Voyageuse

Prions pour un jeune abbé de Popokabaka décédé...dans quelle circonstance!

L'abbé André Zandu du diocèse de Popokabaka se rendait ce 24 Juillet à l'aéroport de Durban pour prendre l'avion pour Johannesburg et aujurd'hui le 25 Juillet, il devait être à kinshasa pour fêter les 50 ans de mariage de papa et maman.
Baffff! accident. Il meurt.....

Prions pour lui et sa famille.

Source: Lettre de l'abbé Albert Mundele à l'abbé Albert Kenkfuni

Présente dans les circonstances de peines et aussi les moments de fête...

Tout d'abord mes pensées et prières vont vers les familles en deuil, a qui je présente mes sincères condoléances . Perdre un des siens est toujours très douloureux, mais Le Seigneur les a appelés près de Lui et de là où ils sont ils veillent sur chacun de ceux qu'ils ont aimés ici sur terre. Gardons les dans notre coeur et  disons ensemble "Qu'ils reposent en paix"
 
 
Aux nouveaux prêtres toutes mes félicitations, et bonnes vacances . Les familles seront fières  et à la joie d'accueillir chez eux les heureux élus du Seigneur, et aussi leurs fils.   Félicitations aussi au diocèse  qui parmi ses enfants ont reçu l'appel du Seigneur. Je m'unis à vous et le jour que Ya Philippe vous présentera au peuple  je serai uni à vous tous, et demanderai au "Seigneur qu'à travers tous les chemins de votre route, Il soit présent , vous guide et vous soutienne. Et  lors de la fête mon coeur sera dans la joie, car tout un peuple sera à la joie , à la fête avec au milieu d'eux "le Grand frère " et  les nouveaux élus.
 
Voyageuse
 

Premières messes, vacances et condoléances.


Ils sont en vacances au diocèse d’Inongo pour célébrer les premières messes dans leurs paroisses d’origine :

1. Le père Sylvain Bakanda, ordonné à Haiti où il est missionaire cicm. Il célèbre demain le 26 Juillet sa première messe à la paroisse St Jean Marie Vianney de Kiri ;
2. Le père Sébastien Apete, ordonné et en mission à Rome ; missionaire vocationiste. Il célébrera la messe à la paroisse Assomption de Taketa, sa paroisse d ‘origine. Puis il ira à Tampiete, Ifu et Bosobe.
3. Le père Fréderic Monsengwo, ordonné à Kinshasa, missionaire des fils de l’Immaculée Conception. Il célébrera sa première messe à Ste Croix Bokoro, sa paroisse d’origine.

Après ces premières messes et les vacances en famille, ils sont tous attendus à Inongo chez Mgr l’évêque qui les présentera à la cathédrale au peuple de Dieu. Une réception, suivie des danses folkloriques, sera organisée pour eux.
Fils de notre Eglise locale, missionaire dans le monde... notre joie !

Bonnes vacances aussi à :

1. Mgr André Mongo. notre vicaire épiscopal de la région Nord et curé de Kiri, en fin des vacances en Belgique

2. L'abbé Albert Kenkfuni, recteur du grand séminaire régional de thélogie , St Cyprien Kikwit, en vacances en Belgique

3. L’abbé Nduita Joseph, incardiné à Rome; il est allé en famille à Ste Croix -Bokoro

4. la soeur Nelly Ntwa Anshieyeme, des soeurs du Très Saint Sacrement ( Rome), elle est en vacances en famille: Ste Famille/ SangaSanga

5. la soeur Emérence Bonshieme, des soeurs de la compassion ( Marseille/France), en vacances en famille à Bokoro Ste Croix.

Nous présentons nos condoléances à :

- Godé Maa Nzako Belensama et famille pour le décès de leur papa, Belensama Ali (qui fut inspecteur à Bandundu), décès survenu hier à l’hopital de Bokoro.
- La famille Kebomini pour le décès de la maman Kebomini ( épouse de l’inspecteur Kebomini), décès survenu il ya deux jours à Bandundu.
- La soeur Cécile Muayonde, pour le décès de son jeune frère
Photo: "petit porteur- taxi" de MAF pour aller au Mayindombe ( Diocèse d'Inongo)

vendredi 24 juillet 2009

BONNE VACANCES...

Bonne vacances et bon repos au milieu des siens à l'Abbé Henri Godé.
 
Bonne retraite aux  Demoiselles et aux Religieuses diocésaines de l'Immaculéé  Conception.  Que ces journées de repos pour le corps et l'esprit soient des journées d'union intense avec Celui  à qui elles ont vouées leur vie, et qui les guide tout au long de leur route.
 
Voyageuse

Mgr l'évêque et son secrétaire en voyage. Le secrétariat de l'évêché fermé jusqu'à mi- août


Mgr l’évêque a voyagé pour Kutu avec son secrétaire, l’abbé Henri- Godé qui se rend en famille pour les vacances. Pendant ce temps, jusqu’à mi-août, le secrétariat de l’évêché sera fermé.

Après Kutu, mgr l'évêque rentera à Inongo pour prêcher la retraite à nos religieuses diocésaines de l'Immaculée Conception.

jeudi 23 juillet 2009

Notre blog, une des sources de l'information sur le diocèse

En visitant le site de notre diocèse d’Inongo, le Bâtonnier National MBU ne LETANG a été amené à installer l’Internet dans sa résidence, pour être informé de nouvelles de chez nous.
Nous sommes contents des informations publiées dans ce site, telles que: les voyages de Ya Philippe, l'annonce des événements se déroulant au sein du diocèse, les nouvelles de nos prêtres.
cet intéressement n'est rien d'autre que parce que le Bâtonnier MBU est originaire de Kilako (près de Kutu) et son Secrétaire Noble est originaire de Bosobe (près de Taketa).
Ayant découvert cette adresse E-mail lors d’une visite du site, nous vous écrivons, en espérant que nos prochaines nouvelles seront publiées par vous sur notre site d’Inongo, si cela est possible.

Sé/MAYELE NTUANGIA Noble
Ancien élève au collège de Kutu (1992 à 1998)
Secrétaire au Cabinet MBU ne LETANG

Un des nos lecteurs dit ce qu'il pense sur l'appelation " Ya Philippe"

-Le "blog" est lu par le monde entier, et ceux qui lisent savent que ce "blog" décrit le peuple d'Afrique plus précisément le diocèse d'Inongo. en RDC.
Le peuple d'Afrique vit, parle, réagit autrement que le peuple d'Amérique, d'Océanie, de France etc.....
Chacun qui lit le "blog" le comprend certainement et espérons le, c'est aussi s'accepter dans sa différence.....de vie, de langue et d'habitudes......chacun où il réside accepte la différence de celui qui habite ailleurs.

Nous vivons aussi un temps que nous aimerions que l'Eglise soit plus ouverte, plus simple et vit un peu plus près de son peuple en comprenant sa vie de chaque jour. Pour comprendre cette vie du peuple il faut vivre avec....et pour vivre avec il faut enlever les barrières.

Appeler son "Evêque:"Grand frère " et l'appeler dans sa langue d'origine est à mon avis ne pas manquer de respect et cela n'enlève rien à son rang., ni du faite qu'il est sacré. Au contraire il vit comme un Grand frère en toute simplicité parmi les siens en partageant leurs peines, leurs joies en les rencontrant chaque jour comme un grand frère qui conseille, écoute, console et bénit. C'est cela je pense vivre l' Evangile à la suite de Jésus., fils de Dieu et notre Grand frère.

Si cela pouvait se vivre dans nos pays, si nous pouvions rencontrer nos prêtres, ,nos Evêques dans les rues et leur dire en toute simplicité : "Grand frère " dans notre langue respective, le sacré serait plus respecté qu' actuellement car le témoignage d'Amour et de fraternité que Jesus est venu nous apporter prendrait sa véritable valeur.

Mgr l’évêque voyage aujourd'hui pour Kutu pour prêcher la retraite aux auxiliaires de l’apostolat (les démoiselles)


Mgr l’évêque voyage ce jeudi 23 Juillet pour Kutu pour prêcher la retraite aux auxiliaires de l’apostolat communément appelées démoiselles.

Ces « démoiselles » font partie d’un institut séculier avec les caractéristiques communes suivantes :
- la profession véritable et complète des conseils évangéliques;
- la vie apostolique dans le monde et à partir du monde, comme raison de leur existence;
- la sécularité sur laquelle se fonde leur non- identification aux religieux .

On peut donc résumer en deux mots essentiels la définition de leur institut : consécration et la sécularité.
- Consécration dans l’activité apostolique en s’efforçant, à la manière d’un ferment, d’imprégner toutes choses d’esprit évangélique pour fortifier et développer le Corps du Christ.
- sécularité en vivant dans le monde le témoignage d’une vie chrétienne en ordonnant selon Dieu les réalités temporelles.. Elles vivent en pleine cité ( seule ou avec leurs membres de famille) ; elles travaillent, elles vont aux champs.... et font pénetrer le monde de la force de l’évangile.

Voici les noms de nos démoiselles : Mélanie Nzali ( supérieure- Kutu), Germaine Ipi ( Bokoro) Valery Ndongo (Inongo), Christine Ndoima (Oshwe), Liliane (Kutu) et Marie -Thérèse Isusa (études Kinshasa).

Bonnes retraites chères « démoiselles »

Photo: la démoiselle Mélanie Nzali, supérieure

mercredi 22 juillet 2009

Je peux comprendre .....

Oui, je peux comprendre que notre ami d' Océanie a qui je fais un petit clin d'oeil, soit un peu choqué de l'interpellation de " Ya Philippe " Je ne sais s'il est congolais  et s'il comprend le lingala. Dans la plus part des pays il est vrai on ne dira  pas Ya ou yaya a un de nos Évêques. Il est vrai aussi que" nous n'avons pas la même relation avec nos Évêques " on les voit rarement et c'est toujours lors des grandes cérémonies.
  Ya Philippe est Évêque et selon sa spiritualité que vous pouvez retrouvez dans ses petits livres, ses homélies ,ses conférences il se considère frère de tous. Au service de tous ses frères , surtout les plus petits, les démunis. Il les contacte en toute simplicité et ne considère pas sa charge comme un honneur. Il se considère comme un berger qui est présent  au milieu de son peuple, être au milieu d'eux comme l'un des leurs et être accessible à tous " comme Jésus dans l'évangile " et pour que chacun se trouve à l'aise  il désire que l'on appelle " Ya Philippe" frère aîné car c'est ainsi qu'il veut vivre.
 Je livre ici un extrait de son petit livre  " Voici l'heure de la fraternité évangélique " écrit alors qu'il était Évêque à Bondo.
  " Pour nous, les serviteurs de la Parole, il n'est pas suffisant de proclamer cette vérité comme théorie. Nous devons aussi nous jeter dans la boue des problèmes des autres pour qu'une nouvelle vie y prenne naissance.
La vraie libération commencera avec ceux qui sont en bas et dépendra des relations de ceux "d'en haut" avec ceux d'en bas.
   Si un jour cher ami d'Océanie, vous avez l'occasion de lire ses petits livres vous comprendrez. Si vous regardez le "blog" vous pouvez constater avec quelle fraternité il rencontre les gens et combien il est frère parmi tous.
   Merci, ami et lecteur "du "blog" , j'espère que vous lirez encore longtemps le blog.
 
Voyageuse

Pourquoi vous appelez votre évêque "Ya Philippe"? Un de nos lecteurs un peu indigné, nous écrit.


Un des nos lecteurs (qui ne passe jamais une journée sans lire le blog, il a écrit de l'Océanie), grand admirateur de notre blog et soucieux de sa qualité, nous a écrit d’abord pour « nous feliciter et nous présenter ses sentiments de gratitude pour le travail de grande envergure que nous effectuons » et ensuite pour « dire son regret sur le fait que, sur notre blog, nous appelons notre évêque Ya Philippe » ( Ya en lingala, pour ceux qui ne le savent pas, est le diminutif de yaya qui signifie grand-frère ou grande- soeur). Au fait, au diocèse d’Inongo, depuis l’arrivée de Mgr Philippe Nkiere à la tête du diocèse, on l’appelle (et c’est lui-même qui le veut ) Ya Philippe ( grand-frère Philippe). Il est très rare qu’on l’appelle monseigneur ou son excellence... formule réservée aux lettres administratives quand on lui écrit).
Pour ce lecteur assidu qui porte notre blog dans son coeur, cette appelation de Ya n’honore pas un évêque - surtout quand on l’écrit sur un site officiel comme l’est le blog, lu à travers le monde entier- .
C’est donc avec beaucoup de regret au coeur, étant un fervent chrétien catholique, qu’il supportait cette parole yaya... enfin , il a décidé de nous écrire. Il propose que nous l’appelions Mgr l’évêque par respect dû à son rang car "sa personne est sacrée".
Nous le remercions de tout coeur et attendons vos commentaires et réactions qui seront publiés sur notre blog (nous ne mettrons pas votre nom). Répondre, si vous le voulez, en cliquant sur commentaire sur le blog ou en écrivant à mumpebomwi@yahoo.fr, le rooteur de l’internet d ‘Inongo étant toujours en panne.


Photo:
Au diocèse d'Inongo ( et pour tous ceux qui le connaissent), mgr l'évêque est plus vu comme un grand-frère: on partage la vie avec lui, il mange avec ses prêtres, il va dans les maisons visiter les malades, sa voiture est toujours pleine des fidèles quand il voyage, il est même arrivé plus d'une fois qu'il cède son poste aux passagers malades et que lui se mette à la carosserie.

Ici dans la photo, un travail communautaire a été organisé à Inongo et monseigneur (ya Philippe - que notre frère lecteur nous excuse d'utiliser encore cette appelation ... nous ne sommes pas encore arrivés à un compromis... patience ! ) a été le premier à sortir de sa maison pour aller travailler avec tous. La photo montre comment il coupe les hautes herbes...

mardi 21 juillet 2009

Notre sourire


Vous voyez notre sourire.....! Nous vous demandons, dans la mesure du possible, de l'avoir aussi .

Cela fait du bien à la santé et aux autres qui sont à vos côtés.
Notre rêve est de bien étudier et d'être utile demain.

De l'Afrique, nous vous saluons.

lundi 20 juillet 2009

Les difficultés dans l'apostolat: nos abbés pour la cause du Christ!


L'abbé secrétaire-chancelier, MbawMbaw H. Godé, profite souvent des dimanches pour aller dire les messes dans des villages éloignés. Il va samedi soir pour rentrer dimanche soir.

Lors d'un des voyages, il a été surpris de voir que le pont jeté sur un des ruisseaux a été emporté par une forte pluie. Il n'avait plus de choix: il a dû retrousser son pantalon, il est entré dans l'eau (il l'avait jusqu'aux genoux) et a continué son voyage. Le catéchiste et certains enfants l'ont aidé à porter la malle-chapelle et la bicyclette.

La cause de Jésus n'a pas de prix.

dimanche 19 juillet 2009

"Venez à l'écart et reposez-vous un peu." Lomingo la zomi na motoba o mobu


Evangile Mc 6, 30-34

Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart.Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.

Jésus venait d'envoyer ses apôtres en mission pour continuer ce que lui-même faisait, appeler à la conversion, chasser les démons et guérir les malades. Quelques temps plus tard, ils reviennent auprès de lui pour lui rendre compte de ce qu'ils viennent de vivre. Nous aussi, chaque dimanche, nous nous réunissons auprès du Seigneur. Nous sommes invités, tout comme les apôtres, à lui apporter ce que nous avons fait pendant la semaine. Nous sommes là pour parler avec lui, lui dire notre merci et aussi, attendre de nouvelles consignes. C'est Jésus lui-même qui nous interpelle : "Venez à l'écart et reposez-vous un peu."
Observant ses apôtres, il remarque qu'ils sont débordés et accablés de fatigue. Il veut leur procurer un peu de repos. Les apôtres sont invités à se retirer loin de la foule. Ce n'est pas une fuite que Jésus leur propose mais un temps de ressourcement pour mieux servir la foule. Lui-même se retirait souvent dans un endroit désert pour être en cœur à cœur avec le Père. Il y passait parfois des nuits entières. C'est là qu'il puisait la force de s'arracher à la tentation de s'installer. "Venez à l'écart et reposez-vous un peu."
La célébration Eucharistique est donc un moment de repos auprès du Seigneur. Loin de nos soucis et de nos travaux de chaque jour, nous pouvons nous reposer auprès de lui et refaire nos forces. La qualité de notre vie spirituelle, en particulier celle de notre attention et de notre disponibilité aux autres, s'en trouvera renouvelée.
C'est important car les besoins sont immenses : "En débarquant, Jésus vit une foule immense. Il fut saisi de pitié envers eux parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger". Cette grande foule qui vient de partout, c'est l'humanité entière, celle de son temps et celle de maintenant. Aujourd'hui comme autrefois, les gens sont comme des brebis sans berger. Les principales victimes de cette situation, ce sont les plus petits, les plus pauvres, des gens sans méfiance. Or, ce sont eux qui attirent l'attention de Jésus et sa pitié. Son cœur est remué devant leurs misères. Il est comme le cœur d'une mère devant la souffrance de son enfant. Aussi, prend-il le temps de les instruire longuement parce qu'il les aime. Il connaît mieux que personne le mépris dont ils sont victimes. Alors, il prend tout son temps pour leur révéler leur dignité d'hommes et de femmes. Il ne permet pas qu'on abuse de leur confiance, qu'on les méprise, qu'on les égare ni qu'on les divise.
A chaque messe, le même Christ est là pour nous manifester sa tendresse. Il nous instruit et nous réconforte par le Pain de Vie. Il sait l'importance de la Parole de Dieu, son impact dans nos vies, sa puissance de conversion, de force et de Lumière.
Prêtres, religieux et laïcs, nous sommes ensemble responsables de cette immense prédication, de cet universel témoignage. Nous avons conscience de nos faiblesses. Nous savons que cette mission dépasse nos possibilités humaines. Mais si le Seigneur nous appelle à lui c'est pour refaire nos forces, nous ressourcer. Il nous envoie vers les foules de notre temps, en particulier les plus petits, ceux et celles qui sont avides de justice et de paix. Mais le principal travail, c'est le Seigneur lui-même qui le fait. Il nous précède dans le cœur de tous ceux et celles qu'il met sur notre route.
Dans ce monde souvent désemparé et déboussolé, nous sommes tous envoyés pour témoigner de la tendresse de Dieu. Il nous est demandé de dire, d'annoncer cet amour passionné de Dieu auprès de tous ceux et celles qu'il met sur notre route. Soyons des messagers porteurs de joie et d'espérance.

En ce jour, nous prions le Seigneur de mettre en nous cette tendresse et cette pitié envers les brebis sans berger d'aujourd'hui. C’est l’année du sacerdoce, prions aussi pour nos pretres.

Chantons avec le pslamiste:

R. Mokengeli wa ngai e se yo solo nakobanga te

1. Mokengeli se mokonzi Nzambe na ye seko nakobombama
esobe mobesu akopono mpe ngai nakovanda kimya

2. O kati ya butu nakokende epayi mwinda mokopela fwa.
Nzela ekolakisa bolingi, yango seko nakotambola

samedi 18 juillet 2009

Un des nos lecteurs voudrait savoir si.....


Un de nos lecteurs a été surpris par les noms des nouveaux ordonnés. Tous deux portent des noms bien connus pour les familiers de notre blog: Monsengwo et Nkiere. Sont-ils apparentés aux évêques Monsengwo et Nkiere, a-t-il demandé !

Non, ils ne sont pas apparentés. Monsengwo et Nkiere sont des noms communs d’une des cultures du peuple qui compose le terrtoire du diocèse d'Inongo.
Monsengwo est le nom des petits-fils des chefs coutumiers ( Moju- Monsemvula- Monsengwo ( à vrai dire Unshe Ngwo).
Jusqu’à présent par exemple, quand Mgr Monsengwo fait un voyage au diocèse d'Inongo, outre les honneurs qu’il reçoit comme évêque, on l’accueille aussi comme chef coutumier en respectant le rituel traditionnel. On bat pour lui un tam tam spécial appelé Monkla et Idza (insignes présents dans ses armoiries épiscopales), les personnes âgées viennent le saluer à distance en battant légèrement les deux mains, on joue le Idza ( un instrument traditionnel) chemin faisant pour annoncer que passe un chef ...
Comme toute règle ne manque pas d’exception, on trouve aussi des Monsengwo non chef .

Nkiere, outre un nom commun à plusieurs familles, est le nom que l’on donne à l’enfant né pendant qu’il pleuvait.... Cela était de rigueur dans le passé. Pour le moment, beaucoup s’en passent. Dans la culture de Maindombe, quand l’on vous dit : vous êtes un vrai Nkiere, cela veut dire que vous êtes porteur de pluie.
Au Maindombe donc, vous trouverez beaucoup de Monsengwo et Nkiere..

Photo:
Tout vrai Monsengwo, selon la tradition, a droit quand il arrive, aux honneurs de la culture

Les ordinations: le père Fréderic Monsengwo ( des Fils de l'Im. Conception) et le diacre Guylain Nkiere (salésien)






Nous sommes heureux de vous annoner:
1. L'ordination sacerdotale du père Frédéric Monsengwo, des Fils de l'Immaculée Conception, demain à Kinshasa des mains de Son Exc. Mgr Fidèle Nsielele, évêque de Kisantu. Le père Monsengwo Frédéric est de la paroisse Ste Croix/Bokoro.
2. L'ordination diaconale du père Guylain Nkiere, salésien, depuis le 11 Juillet 2009 à Lubumbashi. Le père Guylain Nkiere est de la paroisse St Jean, apôtre/Tolo

A tous deux, nos sincères félicitations et nous assurons nos prières.

Photos:

1. Le diacre Guylain Nkiere ( 2ème à partir de la gauche) avec ses confrères à Lubumbashi

2. Le père Frédéric Monsengwo qui sera ordonné prêtre demain à Kinshasa

vendredi 17 juillet 2009

Le Saint- Père Benoît XVI brièvement hospitalisé pour une fracture au poignet!



ROME, Vendredi 17 Juillet 2009
Le saint- père Benoît XVI a brièvement été hospitalisé, ce vendredi, après être tombé dans sa chambre pendant la nuit, a annoncé le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège.

« Suite à une chute dans sa chambre, cette nuit, le Saint Père a subi une légère fracture au poignet droit », a affirmé le père Lombardi dans un premier communiqué publié ce matin.
« Dans la matinée, le Saint-Père a célébré la messe et a pris son petit déjeuner, puis il a été accompagné à l'hôpital d'Aoste où il lui a été diagnostiqué une légère fracture », poursuit-il.

La salle de presse du Saint-Siège a publié ensuite un deuxième communiqué, signé par le médecin personnel de Benoît XVI, le Dr. Patrizio Polisca. Celui-ci précise que la fracture dont Benoît XVI a été victime a nécessité une intervention chirurgicale. « Sa Sainteté a été soumis à une intervention de réduction et d'ostéosynthèse, avec anesthésie loco-régionale, et pose d'un plâtre », souligne-t-il.

Le pape est rentré en voiture au chalet des Combes où il poursuit ses vacances, en milieu d'après-midi. A sa sortie de l'hôpital, il a salué les journalistes, en souriant, avec la main gauche, la droite étant plâtrée.
Photo:
Le pape sort de l'hôpital et salue les journalistes avec la main gauche, la droite étant plâtrée.

Pourquoi vos moto ne durent pas?











Pourquoi vos moto ne durent- elles pas? A peine un ou deux ans, vous l’avez déjà foutue en l’air ?
Voilà la question souvent posée à ceux qui ont reçu ces moyens de transport. Voilà la préoccupation qui habite ceux qui font des sacrifices pour faire obtenir ces engins. Leur souci est légitime.

Plusieurs élements sont à prendre en considération pour répondre à cette demande. Un des motifs principaux qui fait que ces engins ne durent pas trop est l’état de nos routes. Prenons l’exemple d’une de nos paroisses, notre Dame de Fatima de Oshwe qui s’étend sur 4.000 km carré ( le diocèse d’Inongo a 100.000 - cent mille- km carré). Les villages à visiter sont souvent éloignés du centre de la paroisse et le prêtre est obligé de parcourir des longues distances pour rejoindre tous, parfois dans des conditions dures et inimaginables. Vous arrivez quelque part, vous êtes sûr de passer sur le pont - si pont il y a - vous le trouvez détruit ou emporter par une forte pluie et vous avez encore plus de 90 km à faire.... de l’autré coté du ruisseau, les chrétiens vous attendent pour les baptêmes, la 1ère communion, le mariage...

Certains prêtres ont déjà dû abandonner la moto pour continuer en bicyclette ou à pied mais on arrive fatigué et le soir, au lieu de confesser ( les chrétiens font parfois un an sans recevoir la visite d’un prêtre), on est détruit et on va au lit.

Il arrive aussi que l'on glisse et l’on fasse une chute dans l’eau pour avoir perdu l’équilibre sur sur ces ponts à deux planches (les pieds sur une planche et la moto sur une autre planche, vous n’avez pas droit à l’erreur!). Allez –y comprendre quelque chose.
Les infirmeries de nos diocèses sont pleines des prêtres blessés durant les voyages d’apostolat à cause du mauvais état de la route!

Les réalités de l’apostolat varient d’un monde à un autre.Le souci de bien maintenir ces engins est là mais il nous faut aussi faire le compte avec l’état de nos routes. Les pauvres chrétiens les entretiennent avec des bêches... mais qu’est-ce que cela peut bien donner ?

Photos:
1. Parfois les abbés font l'apostolat en bicyclette ( un jeune prêtre tout seul en pleine forêt) !
2. Les chrétiens en plein travail pour laisser passer la moto de l'abbé: un arbre est tombé la nuit.
3. Sur les ponts, on a pas droit à l'erreur ( voyez l'attention de l'abbé sur le "pont").
4. On est parfois contraint de passer dans l'eau avec la moto
5. Coment voulez -vous que les moto durent?

jeudi 16 juillet 2009

L'abbé "astronaute" sort de "l'espace"...




Vous ne le saviez peut être pas. L’abbé « astronaute »( cfr notre article du 20 Février 2009) sortira désormais de son « espace » pour évoluer sous d’autres cieux. En effet, il est parmi les prêtres envoyés aux études cette année à Kinshasa . Il fera l’économie de développement.
A Kinshasa, la rotation du torse ne jouera plus un rôle important comme ce fut sur les routes qu’il empruntait pour aller rencontrer ses chrétiens.

Son regard continuera à glisser d’un repère à un autre non plus pour éviter les arbres mais pour se protéger des accidents de voiture. A lui et à tous les confrères envoyés aux études, bon succès.
Photos:

1. L'abbé "astronaute" en pleine action.

2. Une vue de Kinshasa (après le décollage à Ndolo), son nouvel "espace".

Du Pays de Galles ( Royaume Uni), un de nos lecteurs nous écrit!


IN MEMORIAM... ABBE SERGE KIBALA

Mieux vaut tard que jamais !

Depuis quelques jours, perdus dans des réunions sans fin, je ne jetais plus un coup d’œil dans le blog d’Inongo… Puis, subitement, une image que j’ai du mal à accepter ; des photos qui refusent d’entrer dans ma tête… Il a fallu que l’abbé Jean-Willy, que j’avais de l’autre coté de l’Internet puisse m’inviter à continuer à lire le message de l’abbé Mundele… L’abbé Serge Kibala, notre Dicky - comme nous t'appelions alors - nous a précédés… A fleur de l’âge… Serge… Je vais t’appeler Dicky, ton surnom, lorsque tu arrivais, l’année après nous autres, à Kalonda. Nous étions avec Gabati, Kabwita, Itwome, Musimar, Kasuba, Botare ; Masini, Kiala, Bompere, Makambu, Nshole, Mabwana, pour ne citer que ceux-ci, nous précédaient d’une année !... Je te revois, comme si nous étions encore à Kalonda hier ou avant-hier. Tu étais si jeune, si jovial, si souriant que tu donnais de la joie a tous... C’est cette image-là de toi qui restera à jamais dans ma mémoire…. D’ailleurs, la photo exposée le traduit bien…
On perd des amis… on perd leurs traces, on perd leurs lettres, on se perd dans les méandres de la vie et surtout dans les brouillards de Mputuville, mais, d’un chacun et de chacun, une image reste et restera. De toi, c’est ton sourire eternel que la mort ne saura emporter. Je me souviens encore de beaucoup d’autres images, lorsque j’étais hôtelier tandis que notre ami Lukibu Chef coq et Yamfu l’échevin!... Même lorsque nous allions au Mondial, ce football sans lois et sans règlement propre aux kalondais qui nous permettait de nous défouler, tu souriais toujours; le matin lorsque la cloche nous réveillait et nous devrions aller pour l’oraison, tu souriais toujours ; à midi, lorsque nous allions pour notre sieste dans des alcôves ou à la Ville-basse pour ceux qui y habitaient, tu avais toujours ton sourire… Il était impossible de te l’arracher de ton visage, ton sourire ! Je me souviens encore le jour de la réception des nouveaux, tu avais toujours ton sourire ! Et, je sais que là, dans l’au-delà, auprès de notre Seigneur, c’est avec sourire que tu le rencontreras… Serge… mes mots vides et vidés ne remplaceront pas ces jours heureux d’autrefois à Kalonda et le vide à jamais de ton départ… Sic transit vita ! Ainsi va et veut la vie ! Mais, pour quiconque a Christ comme but de l’existence, la mort devient un passage… Encore des mots… Adieu Serge… Adieu !

Norbert MBU-MPUTU
(Celui que tu appelais toujours avec sourire Noro)
Newport, Pays de Galles (Royaume-Uni)

mercredi 15 juillet 2009

La poule qu'elle boive trop ou peu, lève toujours son bec vers le ciel (proverbe africain). Il est temps de lever nos têtes!






Un des faits qui vous marque quand vous êtes en Afrique (dans les villages - et tout mon texte fait allusion à l'Afrique des villages et non aux grandes cités -) ou quand vous y allez est celui de voir que les choses n'ont presque pas changé, la vie est la même: on se réveille le matin, on va aux champs ou à la pêche; le soir on rentre fatigué des durs travaux faits à la main et l'on dort. Le matin, on répart....

Dans l'Afrique des villages, la saison sèche est faite pour faire des provisions, défricher des champs tandis que la saison pluvieuse est considérée comme la saison où l'on vit des produits de la saison sèche. Perdre la saison sèche signifie pour notre peuple souffrir pendant toute la saison pluvieuse.

Dans l'Afrique des villages, le soir c'est l'obscurité totale et l'on voit des milliers des lampes- tempêtes ou des bougies allumées pour faire éclairage dans les maisons; au village, vous verrez toujours les jeunes filles qui rentrent des fontaines avec des seaux ou des bidons sur la tête.

Dans l'Afrique des villages, ce sont les mêmes cris de détresse: pas de sel, plus d'aspirine et des vermifuges dans l'unique dispensaire du village, plus de savons dans les boutiques... Quand un bateau ou un véhicule arrive de Kinshasa, c'est l'occasion pour s'approvisionner en bien des premières nécessités.

La vie pour notre peuple devient dès lors un cercle vicieux, l'on est toujours au "rond point"( toza na rond point, a chanté un musicien congolais) sans une voie d'issue ou de sortie. Notre peuple ainsi condamné à la survie n'a plus de temps pour réfléchir à d'autres perspectives de vie. Né dans ces conditions et sans trop de contact avec le monde extérieur, il pense que c'est ainsi qu'est faite la vie. En effet, dire à un villageois qu'il peut organiser ou gagner sa vie sans ce rythme quotidien est une illusion pour lui. Expliquer à un vieux du village que l'on peut avoir de l'eau ou de l'électricité à la portée des mains semble être un mythe.

Devant ce tableau sombre et inquiétant, il faut sérieusement réfléchir. Nous ne pouvons pas abandonner notre peuple, il nous faut tous nous asseoir et bien réfléchir pour lui indiquer "quel virage " il doit prendre pour sortir du "rond point" et cela est possible! C'est révoltant d'entendre de notre peuple ces paroles: tobandi kozela se liwa ( "nous n'attendons plus que la mort"). On ne vit pas pour attendre la mort!

Pour cela, il nous faut nous laisser vaincre par notre foi chrétienne: Jésus est venu nous libérer dans notre corps et dans notre âme. L'enseignement de l'Eglise à ce propos ( la doctrine sociale de l'Eglise) est on ne peut plus clair. Il nous faut retrouver la boussole, maintenir haut le moral de notre peuple ( le message chrétien est une bonne nouvelle), avoir un sursaut d'orgueil, un peu de sens d'honneur; il nous faut oser, inventer, proposer des initiatives et surtout croire et faire croire que les choses peuvent changer et ne pas s'abattre dans les éternelles plaintes qui ne changeront certainement pas le sort de notre peuple. La crise a un aspect positif: il vous aide à réfléchir sur les raisons qui l'ont provoquée et sur les modalitès d'en sortir.

Nous sommes donc condamnés à offrir à notre peuple d'autres alternatives de vie ( donnez-leur vous-mêmes à manger avait dit Jésus aux apôtres) et l'impliquer dans ce qui doit être fait. Ce n'est pas possible ( même si la première responsabilité revient à ceux qui ont la charge de la chose publique; aux grands maux il faut des grands moyens, dit-on) que le peuple soit abandonné à lui -même et vive dans ces conditions. Notre foi à la victoire du Christ sur les structures du mal et du péché pousse à affirmer que l' on peut donc faire mieux, alléger la souffrance de notre peuple en cherchant comment l'aider à promouvoir le bien sans laisser infiltrer le mal. En une parole, nous avons la mission de détruire les racines de tout ce qui rend l'homme esclave.
Ne rien faire n'est pas une option dans la vie. Penser que ce sont les autres qui pourront changer cette situation est une fuite de responsabilité. Chacun, à un niveau différent, est appelé à porter sa pierre de contribution. Le chemin à parcourir est long. Un chacun a sa place.
Nous ne pouvons pas nous fatiguer de penser à cette situation de notre peuple, c'est une réalité qu fait désormais partie de nous ( qu'as-tu fait de ton frère, avait demandé le Seigneur à Caïn dans le livre de la Gènèse). Un autre proverbe africain ne dit-il pas que le chien qui habite le bord du ruisseau ne se fatigue pas de broyer les arrêtes des poissons!
La sagesse de nos ancêtres peut aussi nous aider à assumer notre histoire, à bénir notre terre et à répartir.

C'est dire, en d'autres mots, avec Mbu Mputu Norbet ( cfr son livre Les grénouilles incirconcis, lettre à un neveu de Mputu ville, newport, 2008, p.99):
" il est temps pour nous de faire la différence, de penser différemment, de gérer différemment, d'agir différemment. Mais nous ne pouvons le faire seul (...). C'est le temps où, tous main dans la main, nous allons et devons avancer, nos regards tournés vers notre futur".

Enfin, méditons cet autre proverbe africain qui dit: "si quelqu'un t'a mordu, il te rapelle que tu as des dents".
Mutatis mutandis, pris positivement: si les autres sont allés de l'avant et nous émerveillent, ils nous rapellent que tous nous avons aussi "des dents".

Il faut y croire. Le monde est le jardin de Dieu, il doit donc être béni et sanctifié. La gloire de Dieu est l'homme vivant, affirme St Irenée.

Photos: dans l'Afrique des villages, abandonné, la vie de notre peuple: l'on va aux champs... rater la saison sèche est souffrir tout le temps de la saison pluvieuse.... nos jeunes filles sont-elles là pour mener toujours ce genre de vie?
Pour les réactions, propositions ou rémarques à cet article, écrire à: mumpebomwi@yahoo.fr

mardi 14 juillet 2009

Annonce jubilé d'argent de sacerdoce de l'abbé Emile Nkumu.


L'abbé Emile NKUMU

célébrera la messe d’action de grâce pour son jubilé d’argent (25 ans) de sacerdoce ce samedi 25 Juillet 2009

Messe célébrée à English Martyrs Church

240, Alma Avenue Hornchurch,

Essex, RM12 6BJ

à 16:30

Suivie d’une réception dans la Salle Paroissiale

lundi 13 juillet 2009

Le message de la conférence épiscopale nationale du Congo. A lire sur le site www.cenco.cd

A l'issue de la 45 ème assemblée plénière des éveques du Congo ( du 6 au 10 Juillet 2009), le secrétaire général de la Conférence Episcopale, l'abbé Léonard Santedi, a donné lecture du message des évêques sur la lutte contre la corruption intitulé:

La justice grandit une nation » (Pr 14, 34)
La restauration de la Nation par la lutte contre la corruption.

Message de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) aux fidèles catholiques, aux hommes et aux femmes de bonne volonté à l’occasion du 49ème anniversaire de l’indépendance de la RD Congo.
Photos-souvenir ( cfr site cenco).
Ce lundi 13 juillet à 12h00, toujours selon le site de la CENCO, au Centre Catholique Nganda de Kinshasa, Mgr Nicolas Djomo, président de la CENCO, reçoit la presse pour lui expliquer le message et les attentes de l'épiscopat pour cette année 2009-2010.
Texte à lire sur le site www.cenco.cd

Par la force de l'Evangile et de la doctrine sociale de l'Eglise, le diocèse d'Inongo...


Nous n'acceptons pas de séparer l'économique de l'humain, le développement des civilisations où il s'inscrit. Ce qui compte pour nous, c'est l'homme, chaque homme, chaque groupement d'hommes, jusqu'à l'humanité tout entière".
L.-J. Lebret,0.p., Dynamique concrète du développement, Paris, Économie et Humanisme, les Editions Ouvrières, 1961, p. 28

Au diocèse d’Inongo, les projets initiés par ou au nom du diocèse, en cours de réalisation :

1. Paroisse sacré-coeur de Jésus /Mushie : la construction d’un bâtiment scolaire pour les filles du lycée ( école conventionnée catholique);

2. Paroisse St Michel / Nioki : la construction d’une porcherie moderne pour la population;

3. Paroisse Marie Reine/ Kutu : la construction d’un internat en matériaux durables pour filles du lycée Marie – Reine (école conventionnée catholique);

4. Paroisse St Jean- Baptiste/ Inongo: travaux de réfection de la maison des soeurs missionaires

5. Centre d’accueil/ Inongo: Construction d’un poulailler et d’un centre d’élevage du petit bétail ;
6. Paroissse St Jean-MarieVianney/ Kiri : construction d’un centre social pour filles désoeuvrées;

7. Paroisse Martyres d’Ouganda/ Beronge : construction d’une école sécondaire catholique en matériaux durables pour filles et garçons (école conventionnée catholique);

8. Paroisse Ste Famille/ SangaSanga : construction d’un complexe scolaire en matériaux durables pour garçons et filles (école conventionnée catholique);

9. Paroisse Ste Croix ( Kemba) : construction d’un dispensaire- maternité de premiers soins pour la population ;

10. Petit séminaire de Bokoro : construction de cent douches pour petits séminairistes ;

11. Paroisse Ste Thérèse de l’enfant Jèsus/Makaw: construction d’un atelier de couture pour filles- mères ;

12. Paroisse Notre Dame de Fatima / Oshwe : Travaux de finissage de la toiture de l’école primaire Mpiko pour filles... ( école conventionnée catholique);

13. Paroisse St. Camille de Nkaw: travaux de construction du batiment qui abrite d’un coté le moulin de la paroisse et de l’autre coté l’élèvage du petit bétail.
14. Kinshasa: construction d'un bateau pour le diocèse .

Pour connaître la doctrine sociale de l’Eglise, lire :

Léon XIII ( la première encyclique sociale) ; «Rerum novarum
Pie XI , Quadragesimo Anno, « Divini Redemptoris »,
Jean XXIII, "Mater et Magistra », « Pacem in Terris”.
Vatican II, la Constitution pastorale « Gaudium et Spes » qui constitue une réponse significative de l'Église aux attentes du monde contemporain.
Un autre document du Concile Vatican II, très important dans le « corpus » de la doctrine sociale de l'Église, est la Déclaration « Dignitatis Humanae ».
«Le développement est le nouveau nom de la paix » affirme Paul VI dans l'encyclique «Populorum progressio » qui peut être considérée comme le développement du chapitre sur la vie économique et sociale de « Gaudium et Spes», tout en introduisant quelques nouveautés significatives.
Paul VI, Exhort. apost. Evangelii nuntiandi, 29: AAS 68 (1976) 25.
Jean-Paul II , Laborem exercens , Sollicitudo rei socialis et Centesimus annus (qui constituent des étapes fondamentales de la pensée catholique en la matière ).
Bénoit XVI: Caritas in veritate .

Ceux qui sont interessés à connaitre la doctrine sociale de l 'Egilse peuvent consulter ces documents rappelés. Ils constituent les pierres du cheminement de la doctrine sociale de l'époque de Léon XIII à nos jours.

dimanche 12 juillet 2009

Dimanche: jour de louange et de prière. Lomingo la zomi na mitano o mobu.


Evangile du 15 ème Dim. temps ord.
Mc 6, 7-13

Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton ; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

L’évangile nous montre que la question de l’évangélisation n’est vraiment pas celle d’un endoctrinement, elle n’est pas celle de démontrer qu’une théorie est valide ou supérieure à une autre. L’évangélisation est une délivrance. Annoncer l’évangile est délivrer nos frères ! Leur permettre d’accéder à la vérité qui les rendra libres.....
Entrainons nos frères vers « le jour de la délivrance finale » ; devenus de parfaits missionnaires, toute notre vie sera une hymne « à la louange de sa gloire »
Tolingi kokoma solo e
ba témoins ba yo
E Nzambe , tinda Mokonzi, biso basangeli
o nse mobimba
Nkembo ya yo eyebana!
Photos:
L'envoie en mission des catéchistes à la paroisse ste Thérèse de l'enfant Jésus de Makaw

samedi 11 juillet 2009

Les travaux de la construction des nouvelles douches au petit séminaire de Bokoro tendent à la fin.

















Au petit séminaire de Bokoro, les travaux de la construction des nouvelles douches se poursuivent. Quand nos séminaristes rentreront des vacances au mois de Septembre, ils trouveront des douches prêtes.

Dans le passé, ceux qui ne voulaient ou ne pouvaient pas aller se laver à la lukenie ( le petit séminaire est le long de la rivière lukenie) avaient la possibilité de se laver au lavoir.

Depuis un temps, les tuyeaux sont bouchés; ce qui a obligé tous nos séminaristes à aller se laver chaque jour au beach. Une bonne expérience pour ces jeunes qui prenaient du temps à nager mais qui n'a pas donné que des résultats positifs car certains sont morts noyés. Imaginez chaque jour plus de 120 jeunes de 12 à 18 ans se laver dans une rivière aussi profonde comme la lukenie et dans un lieu où le courant d'eau est très fort! Le risque était grand.

Ceux qui sont passés par le petit séminaire de Bokoro savent qu'une des premières choses que l'on fait à peine arrivé est de se voir assigné un aîné de la 5ème ou 6ème des humanités pour vous enseigner à nager. Cet aîné a la lourde responsabilité, pendant les premiers mois de votre arrivée au séminaire, de vous enseigner à nager. On va au bain avec lui, on nage ensemble et c'était un motif de punition - si pas d'exclusion en famille - le fait d'aller se laver seul !
Après un mois de "stage de natation", cet aîné pouvait vous laisser seul car vous êtes capable de voler avec vos propres "ailes".
Le dernier petit séminariste mort noyé pendant qu'il se lavait est d'Inongo, un certain Benjamin, il avait 12 ans.

Avec la construction de plus ou moins cent douches, nous sommes conscients que le problème n'est pas du tout résolu (la natation plaît aux jeunes) mais le risque est réduit....

Photos:

1. Une vue du beach du petit séminaire de Bokoro ( rive inferieure); en haut: le batiment des professeurs
2. Nos Petits séminarites se lavent à la lukenie...

3. Les travaux de la construction des douches en cours

Mot de remerciement et de reconnaissance envers ceux qui nous écrivent pour améliorer la qualité de notre blog


Nous voulons ici dire notre reconnaissance et remercier tous nos lecteurs qui nous écrivent pour nous proposer des alternatives afin d’améliorer la qualité de notre blog. Vous ne pouvez imaginer combien nous apprécions ces propositions et rémarques judicieuses qui nous font découvrir combien notre blog est lu et apprécié. Vos rémarques ou suggestions sont toujours bienvenues. Notre blog, c'est votre blog. Merci.
Le blog est un lieu convivial où l’on partage la vie dans la simplicité. Les efforts sont entrain d’être faits pour qu’il devienne un site.
A tous nos autres lecteurs qui voudraient bien lire les expériences pastorales des paroisses les plus éloignées telles St Etienne/ Mpenzwa, Martyres d'Ouganda /Beronge, St Léon Lokolama ou Sacré -Coeur/ Mushie, nous ferons des efforts pour les leur donner mais nous avons une grande difficulté d’avoir des nouvelles et des photo de ces paroisses; il faut attendre que le curé ou le vicaire vienne à Inongo pour savoir quelque chose sur eux. Nous profiterons des certaines occasions pour avoir une documentation complète dans nos archives.

Tout en vous remerciant sincèrement pour votre souci permanent de voir notre blog toujours ajourné et adroit, vu aussi l’ampleur qu’il commence à prendre, nous vous saluons de tout coeur et nous demandons au Seigneur de nous bénir.

Service de la rédaction
Photos:
Une vue de la procure des abbés d'Inongo à Inongo ( économat-procure) où est installée l'antenne parabolique qui permet et offre la connexion satellitaire internet à partir de Rome.

vendredi 10 juillet 2009

Notre blog d'Inongo a aidé l'abbé Albert Mundele du diocèse de Kenge en vacances en dehors du Congo à vivre les évènements de Perugia. Il nous écrit..








Il était à la recherche des informations sur son confrère et ancien élève décédé à Perugia ... comment faire ? Son internet était toujours ouvert dans l'espoir de recevoir les nouvelles et notre blog d'Inongo l'a aidé à revivire ces moments tragiques. L'abbé Albert Mundele Ngengi, prêtre du diocèse de Kenge en vacances en dehors du pays nous écrit; lui qui a eu l'abbé Serge Kibala comme élève au petit séminaire de Katende.... puis ils ont été ensemble à Kenge, lui comme sécretaire de l'évêque et l'abbé Serge comme vicaire de la cathédrale.

Voici son texte :

A. Serge R. Kibala,
Mon cher Remy,
mon fils,
mon confrère,
Inki mputu yai ya nge kwendaka? Baninga ke kwendaka na mputu sambu na kulonguka. na nima bo kwisa, to bo bikala. Mais toi, tu n'as pas fini tes études, et tu rentres? et tu rentres dans un bois.
Depuis que j'ai appris la nouvelle de ta mort, mes yeux se mouillent chaque fois que je pense à toi.
Hier, je regardais encore mon adresse email pour voir s'il y avait quelqu'un qui me dirait quelque chose sur toi. Helas! Personne. Mais je voulais de tes nouvelles. Ah voilà! La nouvelle technique! Je demande de tes nouvelles à Google, et voilà, je te vois; non, je vois les soeurs de Marie Reine de la paix déseperées, embrassant un cercueil. Tu y étais. Les larmes ont commencé à couler; combien de temps? Je ne sais pas. Seul dans ce bureau d'une paroisse de Durban, dans le pays de Nelson Mandela,
impossible de mouvoir, je vois des confrères de Kenge, que pense Guy Nkayilila, ton camarade de classe, et Jean Pierre? et Mazola? et Gaby? et Jean-Baptiste? et Kiala? que pensent tous ces noirs et ces blancs avec des mouchoirs aux nez?
Remy, les larmes coulent, impossible d'arrêter... je me console et je communie avec les autres dans la douleur qui nous déchire: tu ne peux plus rire ni sourire avec nous, tu ne peux plus plaisanter parmi nous. Brusquement j'ai pitie'; de qui en fait? de toi ou de nous-mêmes? ou encore de nos soeurs désesperées qui apparemment ne sentent pas la présence des autres. Elles se croient seules, abandonnées avec toi, loin, très loin de chez toi, de ton Congo, de ton diocèse, de tes frères et soeurs, de tes autres amis et camarades. Qui peut dire avoir du courage en regardant le bois qui t'emprisonne, en se rappelant de toi? Seules les larmes! elles sont très courageuses, les larmes! Elles coulent d'elles mêmes et viennent nous consoler, sans qu'on le leur demande. Elles sont très bien organisées, elles se repartissent dans les yeux de chacune et de chacun de nous, prêtes à intervenir lorsque le moment est là. Tu sais? les larmes étaient en abondance à la mort de maman il y a une annee! Je leur ai consacré un grand espace dans la petite brochure que j'ai dedie' pour maman (à paraître), tu le liras de là où tu es. En voici une ligne: "Larme consolatrice, larme puissante, que tu es douce comme le sein maternel qui allaite et qui console le bébé... comme tu es bienveillante! Je ne t'avais pas dit, je ne t'avais pas invité et pourtant tu es là, tu pousses les autres à mouvoir avec toi: la main à prendre le mouchoir ou le bout de pagne, la gorge à se racler, la voix à se bloquer dans la gorge, les sanglots à s'exploser, les bras à embrasser, les yeux à chercher les yeux des autres!..." Les larmes etaient donc là avec moi devant l'écran et nous te regardions ensemble pendant longtemps. Deux heures? trois heures?
Remy, tu es là, dans ce bois là?
Es-tu bien là ? Ah je me suis souvenu : je devrais faire quelque chose... je devrais prier... Et pourquoi la sécretaire a -t -elle oublié son chapelet sur ce bureau? C'est pour toi. - oui c'est pas par hasard; certains disent que le hasard n'existe pas - j'ai prié le chapelet "oublié" sur le bureau et je dis : Notre mère du Ciel... prie pour nous pauvres pécheurs, maintenant jusqu'a l'heure de notre mort". Ah oui! Tes fautes, je n'en vois plus! De fait, qu'est ce que tu avais fait pour mériter des punitions à Katende, en cette premiere annee là? Ah si tu pouvais parler, tu nous raconterais certainement des "légendes" et tous nous allions rire à nous faire mal aux côtes. Tes fautes je n'envois plus... alors que Dieu Pere et Misericorde n'en voit pas non plus, même dans ta vie de prêtre, car tu es son serviteur.... et qu'Il t'accueille auprès de lui.
Remy, mon fils,
Remy, mon confrère,
je te vois vicaire à la cathédrale "Mwense Anouarite" de Kenge. Nous rentrons des tournées très tard avec Mgr l'Evêque , tu viens me remettre la clé de ma chambre la main sur les yeux, de peur que ton sommeil ne puisse s'echapper par les yeux ouverts. Et le lendemain ces sont les commentaires et les rires, meme de Mgr l'évêque... et aujourd'hui tes yeux sont fermés et tu vois tout! Vous en faites aussi des commentaires avec Mgr Dieudonné?
Katende va accueillir ton corps. Elève de premier jour en ce milieu, tu y as été aussi formateur, tu y as été et y as travaillé. Sois-en le fumier qui y produit de bons et meilleurs fruits...
Remy,
Je n'en peux plus, je vais m'étendre, je ne mettrai pas la main sur mes yeux... nos mamans sont là avec toi, Mgr Dieudonné à Kenge et les autres à Katende, certes ceux de Kalonda y seront. Le vieux Binton saura-t-il se déplacer?

Tu es serviteur de Dieu pour l'éternite!


Abbé Albert Mundele Ngengi
Prêtre du diocèse de Kenge
en vacances en Afrique du Sud

Photos:

1. L'abbé Albert Mundele lors de la messe des 80 ans de Mgr Lesambo à Kinshasa ce 21 Juin

2. Ces photo ont fait pleurer plus d'un... dont l'abbé Albert Mundele...

Comme il est beau pour les frères et soeurs d’être unis!


Quand vous ouvrez le blog du diocèse d'Inongo, il est écrit en grand : na nguya ya liloba lya mokonzi Yezu tolingi kotonga lisanga mokili mwa sika qui signifie «par la puissance de la parole de notre Seigneur Jésus-Christ, nous voulons construire ensembe un monde nouveau ».
Ce monde nouveau, nous le construirons aussi étant UNIS les uns les autres...

Photos: Matthieu Mpampanye, Sr Georgine Kelikwele, sr Godé Ilanga, les abbés Claude Bikula et José Mamfisango

Partage de quelques expériences........

Que oui, ces enfants on les gardent dans son coeur !!!
Il faut avoir été au Congo pour le savoir. En regardant les photos, tout comme la photo de la petite fille de la savane  tant de souvenirs remontent à la surface. Ce n'était pas à Inongo, c'était dans une autre province du Congo.. Partout les enfants  sont de mêmes, partout l'accueil est de même , mais il y a aussi cette reconnaissance, ces mercis quand on leur  a fait du bien, quand on a soulagé leurs souffrances.
   Passez dans les villages avec une moto ou mobylette pour soigner les malades , surtout les anciens qui ne veulent pas aller à l'hôpital, car ils ont peur d'y mourir et veulent mourir dans leur petite maison entourés des leurs. Quand  vous arrivez  les enfants de loin entendent le bruit du moteur, et quand  vous voyez bouger les hautes herbes, dites vous bien ; " Mon avant garde est là.... et effectivement vous voyez arriver les frimousses en riant, en criant car c'est pour qui peut porter la petite valise de médicaments, qui va prendre le guidon ? qui va s'asseoir sur la selle ? qui va  s'asseoir sur le porte bagages?  Après la promesse que la prochaine fois les restants auront leur tour, la petite procession se met en route, ils courent, ils chantent et tant bien que mal  en tenant  la mobylette droite, on entre au village. Là ce sont les mamans qui attendent en riant,  applaudissant,et  vous accompagnent  jusque chez les malades, vous font part des nouveaux malades.  Avant de partir encore un petit bavardage en riant, en écoutant  ce que l'une ou l'autre veut confier. Au moment de partir il arrive que vous voyez arriver un ancien malade, il est bien maintenant et vient vous remercier, en vous offrant quelques oeufs. Un don très simple, mais au fond de vous, vous  savez que lui n'en aura pas ce jour là. Et c'est là l'émotion, il s'est privé pour vous remercier, et vous ne pouvez refuser car cela le chagrinerai
  Oui, l'accueil Africain est unique. Roulez en plein saison de pluie, sur  les chemins  inondés et boueuses, vous  n'apercevez plus les fossés qui doivent recueillir l'eau. Glissez dans un des fossés et en une minute vous voyez arriver des hommes, qui vous aident à sortir, prennent votre mobylette et vous conduisent à une  petite maison le  plus proche. Là attend une mama, elle vous donnera un pagne pour vous sécher un peu et puis vous vous mettrez avec eux autour du feu pour égrener du maïs bien chaud ou quelques cacahuètes grillé. Croyez moi vous vous sentirez envahir d'une joie toute simple et vous vous sentirez heureux dans ce milieu pauvre , mais où il y a de la place pour les  voyageurs en peine......Au moment de partir la mobylette vous attend bien sèche et  beaucoup de monde attend pour vous saluer et là aussi les enfants vous  accompagnent jusqu'à la sortie du village.
        Ces petits témoignages je les fait pour dire à chacun qui lit ce "blog" N'ayez pas pas peur, venez dans ce beau pays vous ne le regretterez pas..... Aux jeunes je dis  " Allez pendant les vacances vivre quelques temps parmi ce  peuple, et vous comprendrez mieux les réalités de la vie et vous  réapprendrez  par apprécier les petites joies que chaque jour vous donne.
         Au fond de mon coeur germe un petit espoir, c'est qu'un jour je puisse retourner au Congo, au diocèse d'Inongo, rencontrer ce peuple courageux et accueillant ,que j'ai appris  à connaître et à aimer grâce au "blog" , y rencontrer les quelques amis que je connais déjà et  aussi le lac qui  m'a vraiment envoûté.
A tous bonne journée et faites des projets pour visiter ce lieu magnifique.
 
 
Voyageuse.
 
 
         

jeudi 9 juillet 2009

Nos enfants resteront dans votre coeur: faites- en l'expérience!




Quand vous voyagerez dans le Maindombe ( diocèse d'Inongo) comme un peu partout en Afrique, un des faits qui vous restera dans le coeur est l'hospitalité de ce peuple et surtout des enfants.
Ces derniers n'ont pas besoin d'un protocole pour vous recevoir. C'est un allant de soi. Ils vous saluent, ils vous visitent, ils touchent votre moto ou véhicule et en font des commentaires, ils vous apportent des fruits et ils n'hesiteront pas à danser pour vous. Juste pour vous dire: vous êtes le bienvenu et que nous vous aimons.
Certains qui ont fait l'Afrique ont baptisé nos enfants: " comité d'accueil sans mandat...".

mercredi 8 juillet 2009

Mgr José Moko a célébré la messe dans l'église congolaise de Rome pour le repos de l'âme de l'abbé Serge Kibala en présence de nombreux congolais















Aujourd’hui à 15h00, Mgr José Moko, le nouvel évêque nommé d’Idiofa a célébré la messe à l’Eglise congolaise de Rome pour le repos de l’âme de l’abbé Serge Kibala en présence de son excellence l’ambassadeur du Congo près l’Etat Italien et de nombreux congolais qui n’ont pas pu faire hier le déplacement pour Perugia.
C’était aussi l’occasion pour la communauté congolaise à Rome de saluer le nouvel évêque nommé et de l’assurer de ses soutiens dans la prière.
Photos:
1. Certains abbés de Kenge: Guy Nkayilila, Floribert Kiala - qui accompagne le corps à Kinshasa-, Gaby Gabati et Mgr Jean-Pierre Kwambamba
2. Le père Kapita (Sj) salue Mgr José Moko
3. Le frère Makila (JK), l'abbé Georges Mboma de Kikwit et Mgr José Moko
4. Dans l'église congolaise de Rome est dessinée una carte géographique du Congo
5. Mgr José moko entouré de certains prêtres et de la sr Régine (congrégation diocésaine de Kinshasa).

Mgr Philippe NKIERE KENA

Mgr Philippe NKIERE KENA
Evêque d'Inongo (2005- )

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE
BOKORO

Mgr Jan Van Cauwelaert

Mgr Jan Van Cauwelaert
1er Evêque D'Inongo(1959-1967)

Mgr Léon LESAMBO

Mgr Léon LESAMBO
Evêque Emérite(1967-2005)