mercredi 30 avril 2008

PENSEE POUR AUJOURD' HUI

La vie, c'est prendre le risque de la RENCONTRE, du différent, de l'étranger.
( Ph. Maillard )

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lundi 28 avril 2008

BIEN FAIRE CE QUE L' ON FAIT

De toutes parts, nous sommes appelés à travailler sans repos afin d'exceller dans notre carrière. Tout le monde n'est pas fait pour un travail spécialisé; moins encore parviennent aux hauteurs du génie dans les arts et les sciences; beaucoup sont appelés à être travailleurs dans les usines, les champs et les rues.

Mais il n'y a pas de travail insignifiant. Tout travail qui aide l'humanité a de la dignité et de l'importance, doit être entrepris avec une perfection qui ne recule devant la peine.Celui qui est appelé à être balayeur de rues doit balayer comme Michel- Ange peignait ou comme Beethoven composait, ou comme Shakespeare écrivait. Il doit être balayer les rues si parfaitement que les hôtes des cieux et de la terre s'arrêteront pour dire ; "Ici vécut un grand balayeur de rues qui fit bien son travail."

C'est ce que voulait dire Douglas Mallock quand il écrivait:
"Si tu ne peux être pin au sommet du coteau,
Sois broussaille dans la vallée.
Mais sois la meilleure petite broussaille
Au bord du ruisseau
Sois buisson, si tu ne peux être un arbre.
Si tu ne peux être route, sois sentier;
Si tu ne peux être soleil, sois étoile;
Ce n'est point par la taille que tu vaincras ;
Sois le meilleur, quoique tu sois."

Examinez-vous serieusement afin de découvrir ce pour quoi vous êtes faites, et alors donnez-vous avec passion à son exécution. Ce programme clair conduit à la réalisation de soi dans la longueur d'une vie d'homme.
( Martin Luther King )


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jeudi 24 avril 2008

Pensee pour aujourd'hui

"On n'est jamais heureux que dans le bonheur qu'on donne. Donner c'est recevoir.
( Abbé Pierre )

LE SOURIRE

Un sourire ne coûte rien,
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent.
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel.

Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour qu'il soir inutile
Personne n'est assez méprisable pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur, soutient en affaires et au travail,
Il est le signe sensible de l'amitié.

Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Rend le courage aux plus découragés.

Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car il n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne

Et si quelquefois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.....
( texte adapté du livre de Dale Carnagie)

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Pensée pour aujourd'hui

" Non seulement on est responsable de ce que l'on fait, mais également de ce que l'on laisse faire.Celui qui permet qu'on vole à l'autre sa liberté, finit par perdre sa propre liberté.Celui qui permet qu'on prenne à l'autre sa dignité , finit par perdre sa propre dignité" ( Roman Herzog)

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mardi 22 avril 2008

MGR NKIERE A KALONDA ET KIKWIT: VISISTE CANONIQUE

Il est 12h05 du jeudi 21 avril lorsque Mgr Nkiere et son Secrétaire-chancelier Abbé Henri-godé hument l'air frais du Grand Séminaire interdiocésain, le Théologat Saint Cyprient sis à Kikwit.Le prélat foule le sol de la ville de Kikwit, chef-lieu ou mieux la ville épiscopale du diocèse du meme nom en vue d'une visite canonique. Cette visite éclair a pour but de s'entretenir tant avec les séminaristes de son diocèse (inongo), dont 4 en 4ème Théologie et 2 en 3ème, qu'avec les membres de l'équipe professorale dont le Recteur(Abbé Albert Kenkfuni) et l'Animateur spirituel(Abbé Donat Nshole) sont prêtres de sa circonscription ecclésiastique.
Cependant, cette visite canonique au théologat n'interviendra que trois jours après celle qu'effectue l'Evêque au philosophat Saint Augustin de Kalonda où le diocèse compte 23 jeunes en formation.
Ainsi donc, après un repos de plus ou moins deux heures à Saint Cyprien, Mgr s'est embarqué dans la jeep avec son Chancelier et l'Abbé Donat Nshole en sa qualité de Secrétaire de l'ASSERBAND(Assemblée des Evêques de la région ecclésiastique de Bandundu).Il est exactement 14h40 lorsque la jeep sort du Séminaire pour emprunter la route asphaltée en direction de Kalonda situé à plus ou moins 250km de Kikwit au diocèse de Kenge où elle entre au séminaire à 18h.Son Excellence retourne à kikwit ce Jeudi dans la matinée.Pendant ses entretiens au théologat, auront concomitament lieu les journées ouvertes de réflexion sur la doctrine catholique aux prises avec les religiosités populaires.Biblistes, dogmaticiens, moralistes, canonistes,experts en pastorale, psychologues, philosophes sont les différents intervenants des diverses conférences qui s'y tiendront jusqu'au Dimanche 27 avril.
Disons en outre que ces journées ouvertes de réflexion seront couronnées par la présentation d'une pièce théatrale par les Seminaristes du philosophat, et par un match de foot qui opposera les intrépides philosophes à leurs probes aînés du théologat au stade Mgr Mbuka Nzundu situé derrière la chapelle du Théologat.C'est à la fin des ces activités que Mgr Nkiere reprendra l'avion pour Inongo via Kinshasa avec son Chancelier.Ce voyage de Kikwit-Kinshasa est prévu pour lundi 28avril.

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Pensée du Jour

" J'ai pour but l'amitié avec le monde entier.Je peux unir le plus grand amour à la plus ferme opposition du mal." (Gandhi)

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dimanche 20 avril 2008

Le combat dans la non-violence

En lisant les évenements survenu à Inongo, jeudi dernier je n'ai pû m'empêcher de penser  à un combattant "Pour les droits civique dans la non-violence "  Martin Luther King.
 
Il y a 40 ans, le 4 avril 1968 était assasiné Martin Luther King.  Grand défenseur " Des droits humains " il s'inspirait de "Gandhi" autre grand  défenseur de la "non violence.
 
En 1964 "Martin Luther King " devint "Prix Nobel  de la paix" et sa Foi dans la "non-violence était entière" Alors que des émeutes éclataient il  proposait des moyens non-violents de protestation ; "Bloquer le fonctionnement d'une cité sans destruction est plus efficace qu'une émeute"
 
La " Biographie de Martin Luther " est  un livre à lire, et y prendre exemple comment obtenir les droits humains, comment marcher vers une démocratie sans violence. La violence n'engendre que violence et désolations.
 
Les révolutions, les guerres n'ont jamais apporté le bonheur, que du contraire , et de cela nous avons tous fait l'expérience. En Europe après les guerres, je me souviens de celle de 1940, tout était détruit,  et il a fallut reconstruire,des  familles entières étaient déssiminés et avaient perdu bon nombre des leurs, étaient devenus pauvres et sans toit.
 
Vous au Congo, vous avez vécu une guerre interminable, qui as tout détruit , des gens vivent dans  la pauvreté et n'en voient pas la fin.
 
Je dirai : "Congolais et vous les jeunes  levez vous , retroussez vos manches pour construire un Congo plus beau qu'avant, mais dans la paix.
 
J'ai une grande admiration pour "Martin Luther King" et  en cette année anniversaire de son assasinat  j'enverrai de temps en temps une pensée de lui, en espérant  qu'elle apportera un peu de son souffle pour arriver à une démocratie sans violence.
 
Je termine avec  cette pensée  ;
 
 " Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots" (Martin Luther King")
 
Voyageuse
 
 
 
 
 
 

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vendredi 18 avril 2008

PANIQUE AU MARCHE CENTRAL D'INONGO

Inongo: Jeudi 16 avril à 8h30'
un accrochage entre quelques éléments de la police nationale et les étudiants de l'Institut supérieur Pédagogique.La raison est que qu'un policier avait ravi la bicyclette d'un étudiant qui traversait le marché à l'heure du salongo(travail manuel communautaire). Ce dernier fera appel à ces camarades étudiants qui descendront au poste de police. Bilan : 2 blessés dont l'un gravement du coté de la police. Ils sont internés l'hôpital général référence d'Inongo.
Le calme est revenu grâce aux efforts conjugués des autorités municipales ; de la police et de la commission diocésaine Justice et Paix.
Que cachent ces événements? La réaction d'un peuple qui a marre de la dictature ? Cette jeunesse veut se libérer d'une police qui n'a comme spécialité que la tracasserie. C'est l'éveil d'une démocratie naissante.
De toute les façons, il convient de canaliser cette impulsion qui doit être le résultat d'un changement de mentalité afin d'éviter la violence. Car la violence ne procure jamais un
développement durable.
A. Jean Paul Lokutu
CDJP

jeudi 17 avril 2008

BLAGUE DU JOUR

Donner et recevoir

Un catéchiste enseigne aux enfants: "il est bon de donner que de recevoir, c'est ce que veut le Christ".
Parmi les enfants, l'un lève le doigt comme si il sollicitait la parole. Aussitôt la parole accordée, l'enfant dit au catéchiste: "cette phrase, mon père ne cesse de me la répéter chaque jour".
Le catéchiste, très content, dit à l'enfant: " Tu as un bon papa, mon garçon. Quel est son métier?" Et l'enfant de répondre: " Mon papa est Boxeur, il m'a toujours appris à donner des coups, et à faire en sorte que je ne reçoive rien".

mercredi 16 avril 2008

Mgr en voyage

Monseigneur l'évêque est allé aujourd'hui à Kinshasa. Et lundi, le 21 avril, il se rendra à Kikwit , puis à Kalonda pour visiter nos grands séminaristes(6 théologiens et 23 philosophes). Après Kikwit et Kalonda, il visitera six de nos séminaristes qui étudient à Kinshasa, trois au philosophat St Kaggwa et trois autres au théologat Jean XXIII. Il cloturera sa visite canonique par les frères Paul Nsengambo et Antoine Lemba qui sont au noviciat chez les frères Joséphites de Kisantu à Mater Dei(Mont Ngafula)

mardi 15 avril 2008

Pensée du jour

"Les jugements sur les apparences sont si faux qu'il est étonnant qu'on ne s'en désaccoutume pas" (Mme de Sevigné)

mercredi 9 avril 2008

MGR EST DE RETOUR

Mgr l'évêque , avec le vicaire général sont revenus de Kiri aujourd'hui, après leur visite à Ibamba(Bienheureuse Anwarite). Et là; ils ont été accueillis avec joie(sur le tipoy). La dernière fois que ceux d'Ibamba ont vu un évêque, C'était en 1968.

mardi 8 avril 2008

Une pensée pour aujourd'hui

Le merci doit tenir une très grande place dans nos prières, car la bonté de Dieu précède tous nos actes.
              ( Charles de Foucauld)
 


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Le district de Mai Ndombe en deuil

Le Commissaire du District Assistant de MAi Ndombe, Mr Boke, est décédé aujourd'hui à Inongo après une crise d'hypertension.



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QUE C'EST BEAU

Bonjour, Monsieur l'abbé Jean Willy Bomoî,

Que c'est beau, plein de tendresse, de reconnaissance, d'admiration et d'amour pour celle qui vous a donné la vie et pour toutes les femmes africaines. J'ai relu votre texte par 2x et je suis très émotionnée et bouleversée. En fermant les yeux on revit certains moments vécus et que l'on se disait "où cherchent elles ce courage" en même temps, je me suis rappelé une chanson que l'on chantait au milieu des années 1970( c'est loin....). Femme noire,O Ma Mère, toi qui me portas.... Je l'ai retrouvée dans mes vieilles cassettes et je l'ai réécoutée....
J'espère que votre texte sera traduit en lingala et lue à toutes les mamans Africaines. Elles seront fières et heureuses que leur fils à compris la belle leçon de vie qu'elles ont données.
Par le "blog" je sais que vous faites vos études à Rome, je vous souhaite bon courage, bonne chance et merci pour le bel hymne que vous nous permettez de lire.
Voyageuse

lundi 7 avril 2008

TOTAKA ENFIN A KIN

Totaka est arrivé aujourd'hui à Kinshasa.

JE RENDS HOMMAGE A TOI, FEMME

Hymne aux femmes africaines

Je rends hommage à toi femme africaine pour TOUT :
Parce que tu donnes vie ;
Parce que tu te lèves tôt le matin,
Tu fais la cuisine, tu vas aux champs,
tu travailles et tu rentres le soir fatiguée
et malgré ta fatigue, tu te mets directement au travail pour nourrir ta famille;

Je rends hommage à toi femme africaine,
Parce que sur ton dos tu portes un poids énorme
et sur ta poitrine, lié dans ton pagne, tu portes ton bébé;

Je rends hommage à toi, femme africaine
Parce que tu crois à la famille, tu crois à la vie
et même ton bébé dernier né, 10 ème enfant que tu mets au monde, tu l’appelles Désiré;

Je rends grâce à toi, femme africaine,
Parce que tu vois mourir ton bébé à quelque mois de la naissance,
bébé que tu as baptisé Dieudonné et qui te laisse parce que dans ton village,
il n’y a pas eu une seule aspirine dans la pharmacie pour sauver ton bébé de la malaria ;

Je rends hommage à toi, femme Africaine,
puisque pour enterrer ton Dieudonné, tu cèdes comme drap pour l’envelopper,
l’unique beau pagne que tu as,
pagne que tu as porté quand tu l’as amené devant le prêtre à l’Eglise,
le jour de la sortie du repos de maternité;

Je rends grâce à toi, femme africaine,
Parce que tes pieds nus sont toujours en marche,
À la recherche des solutions pour ta famille, pour ta tête qui porte des paniers,
Tes mains qui épluchent le manioc,
Ton sourire de voir tes enfants manger le soir sous l’éclairage d’une lampe tempête.

Je rends hommage à toi, femme africaine
Parce qu’en l’absence des usines de production, tu crées un marché pour ton village
en vendant des « Pondu », bananes, maïs pour que tu gagnes un peu d’argent
qui t’aidera à envoyer tes enfants à l’école et à payer leurs frais scolaires ;

Je rends hommage à toi,
Femme africaine parce que durant la guerre,
Tu as souffert de voir qu’avec le peu que tu gagnais en vendant au marché,
on t’a imposé de payer l’effort de guerre ;
une guerre inutile et l’on te demande donc de contribuer à tuer tes frères et sœurs ;

Je rends hommage à toi femme africaine
Parce qu’avec courage tu as refusé, malgré la mitraillette pointée sur ta tête,
De cautionner cette façon de faire ;

Je rends hommage à toi femme africaine,
Pour tout ce que tu subies comme humiliation dans ta vie privée ou publique,
Pour ta discrétion, pour ta force à garder la réputation de ton mari intact parce que tu veux sauver l’unité de ta famille et l’avenir de tes enfants ;

Je rends hommage à toi femme africaine
Pour ta capacité de danser alors que tu n’as pas fait une école de danse,
pour des espaces de joie, des cris à l’Eglise, unique moment de joie qui te reste encore parce qu’une fois rentrée à la maison, commence le calvaire des problèmes ;

Je rends grâce à Dieu qui t’a créé femme authentique,
Mère de ma vie et des mes convictions.

Abbé Jean Willy Bomoi
(Rome le 8 mars 2008)

commentaire des blogueurs

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perfumed

dimanche 6 avril 2008

Monseigneur l'évêque à Ibamba

Monseigneur l'évêque est à Ibamba depuis deux jours. Aujourd'hui , il y a célebré la messe. C'est sa première visite dans cette nouvelle paroisse créée en 2006.

samedi 5 avril 2008

STRESS EN MILIEU RELIGIEUX. Cas des prêtres africains....

STRESS EN MILIEU DE TRAVAIL RELIGIEUX
Cas des prêtres africains en ministère dans l’Archidiocèse d’Ottawa


Introduction
Le choix de ce sujet est commandé par deux raisons. La première est ma proximité d’un de mes amis prêtres africains, dont j’ai l’occasion de partager les préoccupations liées à son expérience de stress et les conséquences désastreuses de celle-ci sur son état de santé actuel. La deuxième raison est le prétexte que cette étude de cas m’offre de mobiliser quelques outils conceptuels pour analyser et comprendre un problème qui constitue un défi et un enjeu crucial pour les membres du clergé de ma communauté. .Mon objectif est d’amorcer une réflexion à même de sensibiliser autant les prêtres africains eux-mêmes, non vaccinés contre le stress au travail, dans un contexte socioculturel différent que les responsables de leurs Églises d’origine et d’accueil.
Le contenu de cette étude s’articule sur six points, la définition de la notion de stress, le problème de stress, l’identification de l’organisation religieuse employeuse, la présentation des témoignages sur la situation de stress des prêtres ciblés, l’analyse de la situation sous l’éclairage du modèle de Weick et quelques remarques critiques en guise de conclusion.

1. Définition de stress

Qu’est ce que le stress ? Il existe plusieurs définitions de stress. (Ivancevich et Matteson, 1980; Sulsky et Smith, 2005). Le Stress, selon Chalançon (2005) qui en retrace l’étymologie, dérive du mot latin “strictus” qui signifie “comprimé”, “serré”; de là l’idée de “contrainte” (Chalançon, 2005, p.18). Des transformations du mot survenues au cours des âges et des usages se dégageront les acceptions prédominantes d’ «influence exercée avec force», de «pression», étendues aux diverses formes de «tension bio-physiologique, psychologique et intellectuelle» (Chalançon, 2005:p.18-19).

2. Problème

Quelques prêtres africains exercent, pour diverses raisons justifiées, un ministère dans certaines paroisses et institutions de l’Archidiocèse d’Ottawa. Cet engagement apostolique place certains d’entre eux dans un environnement culturel, ecclésial et organisationnel nouveau et différent de celui de leurs pays et églises d’origine. La complexité des exigences rigoureuses, des conditions et contraintes de leur travail ministériel, les demandes de leur nouvel environnement semblent rarement correspondre à leurs efforts d’adaptation, à leurs besoins et attentes. Ces facteurs seraient, selon bien des observateurs, parmi les déclencheurs importants sinon les seuls de stress auquel sont parfois en proie les prêtres africains dans leur milieu de travail pastoral. Mais cette explication prend-t-elle assez en compte la perception et le point de vue des acteurs concernés par cette situation?
Que disent et pensent, en effet, les prêtres africains en ministère de leurs conditions de travail et de leur situation de stress ? En définitive quelle signification donnent-ils à leur expérience vécue de stress par rapport aux contraintes de leur ministère et de leur contexte environnemental complexe et différent ? Ce questionnement fondamental offre l’avantage d’aborder le problème soulevé à partir de la relation interactive de principaux acteurs ciblés avec les réalités de leur environnement de travail pastoral. Je considère important d’explorer et d’analyser précisément leur vécu de ce mal, tel qu’ils le perçoivent et qu’il se déploie à travers le processus de leurs réactions et comportements, de leur activité du langage et de leurs interactions interpersonnelles. Cette perspective, qui est celle de cette étude, aidera à mieux comprendre la dynamique de l’action constructive de sens que déploie le prêtre africain en situation de stress, face à son environnement et aux facteurs stressants que ce dernier comporte.
Pour une meilleure compréhension précisément du vécu de cette catégorie de prêtres et du sens que ceux-ci donnent à leur situation, je me suis appliqué, dans une démarche qualitative, appuyée par les techniques de l’entrevue et de l’observation, à comprendre quelques indicateurs révélateurs de la dynamique de sens de leur situation de stress et de travail ministériel.

3. Archidiocèse d’0ttawa: une organisation religieuse de l’Église catholique romaine

Le stress est loin d’être un problème lié uniquement au seul individu. Il revêt aussi une dimension structurelle ou institutionnelle. C’est pourquoi, il importe de savoir le situer dans le contexte de l’organisation religieuse, employeuse des prêtres en situation de stress. Il s’agit pour cette étude, de l’Archidiocèse d’0ttawa, une entité ecclésiastique de l’Église catholique romaine, fondée le 25 juin 1847 et implantée dans la capitale fédérale du Canada. Elle se définit comme une communauté de foi catholique de 4100.000 catholiques. Elle comprend et a sous sa juridiction 250 paroisses, dont une dizaine sous la direction des prêtres africains. Son personnel ecclésiastique s’élève à 137 prêtres, dont quelques prêtres africains en ministère paroissial à temps plein ou partiel.
Sa structure apparaît centralisée sous l’autorité de l’Évêque, aidé dans sa charge pastorale par quelques membres du clergé local, en charge de différents organes de coordination de l‘action pastorale. Les curés chargés de la direction des paroisses sont nommés et révoqués par l’évêque sur base des normes prescrites par le droit canonique, une législation propre à l’église catholique. Ils sont soumis aux normes, directives et prescriptions et règles régissant la gestion des paroisses et de leurs biens, le travail pastoral.

4. Le stress des prêtres africains en ministère à Ottawa

- Données et observations des organisations.
Selon les données statistiques recueillis auprès des services compétents de l’Université Saint Paul et du Centre interdiocésain du diocèse d’0ttawa[1], 80% des prêtres africains encore en formation ou/et en ministère paroissial ou autre font, d’un moment à l’autre, l’expérience de stress. 75% de sujets les plus vulnérables sont parmi ceux qui combinent un engagement ministériel et les études. Ceux qui font face à un climat social de tension, de conflit et de rejet dans leur milieu de ministère n’en sont pas épargnés. Les moments de ce stress varient d’une période à une autre, suivant les événements de leur vie et les contraintes de leurs activités respectives. Parmi les causes du stress, sont particulièrement relevés et soulignés les facteurs stresseurs comme les contraintes, les exigences liées aux études et au ministère paroissial, les difficultés d’ordre matériel et financier, et surtout les efforts en vue de l’adaptation et de l’intégration au système de vie, de normes et de valeurs de leur nouveau milieu de travail, différent du leur. Quelques cas de stress sévères, ayant entraîné des ennuis sérieux de santé, des maladies cardio-vasculaires, des troubles psychologiques et comportementaux, ont été signalés. Le stress est aussi mentionné comme facteur d’abandon, d’échec aux études ou en ministère, en raison de ses effets déstabilisateurs de nature à entraîner un faible rendement académique et des contre performances du travail pastoral.

5. l’expérience de stress au travail des prêtres africains

Les prêtres africains engagés dans un ministère paroissial ou autre sont répartis en trois catégories: les prêtres ayant déjà terminé leur formation, les prêtres encore étudiants qui ont accepté, souvent à temps partiel, un ministère pastoral et les prêtres africains envoyés pour le ministère par leurs évêques, en signe de solidarité inter-ecclésiale et à la demande de leurs confrères des diocèses canadiens. L’ampleur de stress varie selon l’appartenance à l’une ou l’autre de ces trois catégories.
Les observations, à caractère institutionnel, relevées plus haut sur le stress des prêtres africains en ministère, quoique pertinentes, requièrent d’être étayées et complétées par les éléments significatifs rapportés par les prêtres africains rencontrés au sujet de leur expérience de stress. De leurs témoignages articulés sur leur vécu et la signification donnée à leur situation, ressortent quelques constantes que je permets de mettre en exergue.
La première constante est, ont-ils révélé, le poids de la charge pastorale, une source non négligeable de stress. Ce sont les tâches du curé ou de son vicaire dans une paroisse: célébration quotidienne de l’eucharistie, administration d’autres sacrements, la confession, le sacrement des malades, la célébration des funérailles; le travail administratif du secrétariat à superviser, la tenue et la mise à jour des registres de la paroisse, la gestion, avec la collaboration du comité paroissial, des finances, des biens immobiliers et mobiliers de la paroisse.
La deuxième constante est la complexité d’une multitude d’obligations et des facteurs imprévisibles, sur lesquels les prêtres n’ont parfois aucun contrôle, comme la pression excessive des demandes des chrétiens qui exigent la présence et la disponibilité permanentes de leur curé à la paroisse, l’urgence des rapports à rédiger, des réunions à tenir, des rencontres au niveau des instances de coordination de l’action pastorale, les obligations académiques pour ceux qui en ont, la pression du temps qui passe très vite etc. Autant des situations, à la base de la tension et du tiraillement qui contribuent souvent au déclenchement de stress.
Le surcroît d’efforts consentis pour performer et répondre aux exigences et contraintes d’un système de vie, de travail et d’organisation en est une autre. Le système d’organisation et de travail dans lequel les prêtres africains sont pris, s’impose à eux; il est conçu en dehors d’eux et parfois aux dépens de leurs besoins, et sur lequel ils n’ont ni prise, ni pouvoir de décision, de parole, de détermination et d’initiative créatrice. A propos, ils mentionnent entre autres le poids de structures de gestion de la paroisse en place, dans lesquelles les prêtres africains en charge.de la paroisse jouent le rôle de figurants. Ils rapportent qu’ils s’y sentent « étouffés » et « méconnus ». Dernière constante enfin, celle qui se rapporte à la quasi absence des signes de récompense et de motivation positifs, à même de compenser les conditions de travail astreignantes qui, en terme de charge au travail, représentent un risque pour la santé. Les prêtres africains stressés au travail déclarent s’investir dans leur travail jusqu’à l’épuisement, sans pourtant des garanties de la part de leur employeur d’une rémunération juste, équitable et correspondante à leur qualification; susceptible de remédier à la précarité de leurs conditions de vie, ni d’assurances à même de les sécuriser face aux risques et accidents de travail. Ces préoccupations de subsistance et de sécurité, révèlent les prêtres interrogés, auxquelles s’associent, en outre, les demandes d’aide pressantes des familles laissées dans leurs pays, n’augmentent pas moins leur risque de stress.
Certains notent par ailleurs que dans cet environnement lourd de tensions et de risques réels de stress, la plupart des prêtres africains trouvent bien des supports de ressourcement dans leur foi chrétienne, la prière, quoique ces valeurs soient mises à rude épreuve, suite à l’expérience des contradictions vécues dans leur milieu de travail. D’autres relèvent plutôt le soutien et la compensation d’autres confrères prêtres qui les aident à s’en sortir.
Au plan du langage du stress, certains ont mis le focus sur le langage des symptômes classiques de leur mal-être : hyper-activité, surcharge, manque de temps, difficulté de prendre ses vacances, fatigue physique et mentale, manque de concentration intellectuelle, distraction, démotivation, désengagement, absentéisme etc. Chez d’autres le stress a tendance à s’exprimer par les mouvements émotionnels comme l’irascibilité, l’impatience, la crainte, la culpabilité, la frustration, la non reconnaissance. Le langage corporel, la mimique gestuelle, les postures et les actes de parole sont par ailleurs les véhicules d’expression de stress les plus fréquemment mobilisés et utilisés.

5. Sensemaking de Weick : grille de lecture adéquate du stress de travail religieux?

Au regard du vécu du stress des prêtres africains en ministère, je voudrais dans cette section faire appel à quelques concepts fondamentaux, comme grille d’analyse, pour asseoir ce vécu expérientiel chez eux sur un fondement théorique qui le restructure et en explicite le sens, les sous-baissements et les enjeux sous-jacents. Pour ce faire, Je me suis résolu finalement à mobiliser en priorité les concepts clés de “sensemaking” et de “complexité de l’environnement”, de l’identité et de l’action sur son environnement du modèle de Weick (1995).

5.1. Apport spécifique du modèle de Weick par rapport aux approches classiques

Mais pourquoi Weick plutôt que tel autre chercheur spécialiste de la question de stress, comme Selye (1976), Lazarus (1966, 1976,1978). Hans Slye (1956) notamment conçoit, du point de vue physiologique, le stress comme « réponse » («nonspecific response to any demand») de l’organisme aux «stimuli ou facteurs stresseurs» («strains») de l’environnement, grâce au système de réaction d’auto-défense déclenché par le système nerveux, sous l’impulsion de «l’hypothalamus », qu’il désigne « General Adaptation Syndrome » (GAS) (Selye, 1976). Le psychologue Richard Lazarus élabora pour sa part un modèle, selon lequel le stress ne survient qu’après qu’un individu ait pris conscience d’une situation jugée menaçante et après perception du déséquilibre entre les demandes ou les contraintes et les capacités de l’organisme d’y faire face. (Lazarus, 1966, 1978; Sulsky et Smith, 2005:22,27).
En recherche d’organisation, le stress au travail a donné aussi lieu à plusieurs modèles. Je relève seulement celui de Karasek (1979), connu sous le nom « job-demand-control ». Ce modèle place l’accent sur l’équilibre à maintenir entre les exigences du travail, les demandes de l’environnement et la latitude, le pouvoir ou l’autonomie de décision ou de l’initiative créatrice de l’individu (Kinicki, Mckee et Wade, 1996, Guillet, Hermand, Py, 2003; Karaze, Theorell, 1990). Le cadre limité de ce travail ne permet pas de m’étendre sur ces approches sinon relever seulement quelques points sur lesquels Weick s’en démarque. Dans bien de ces approches physiologiques et psychologiques, le stress est rarement abordé, me semble-t-il, dans la perspective de la communication organisationnelle ou encore dans celle de l’organisation religieuse.
Le modèle « sensemaking » de Weick paraît mieux rejoindre ma question de recherche du départ sur le sens de l’expérience de stress chez les prêtres africains. Bien plus Weick dépasse certains modèles fonctionnalistes et réductionnistes de la complexité de la réalité humaine, de l’organisation et de leur environnement. Dans le contexte de ce travail, il offre l’avantage de placer le focus sur le processus d’activité individuelle et collective que déploient par exemple les sujets en situation de stress, pour interagir avec leur environnement complexe en vue de construire et de donner un sens à leur mal de vivre et à leur travail. C’est ce processus de création de sens que je voudrais mettre en exergue avec l’analyse des concepts clés retenus de ce modèle.

5.2. « Organizing » ou l’organisation en construction

Le modèle de Weick repose sur l’idée centrale de sa pensée, selon laquelle « l’individu crée sa réalité, son propre environnement », qui le recrée à son tour” (Weick, 1995: p.4). Le concept « organizing » évoque le nouveau type d’organisation en émergence, « organizing » qui est, selon Weick, « une construction continuelle de ses acteurs » à travers le processus de leur activité centrale de « communication organisante » et de leurs interactions (Weick, 1979,1993b, 1995:69-71; Vidaillet, 2003). Cette nouvelle vision de l’organisation est en rupture, sans en nier l’existence, avec la conception traditionnelle de l’organisation de type fonctionnaliste, pensée comme une réalité objective, tangible, fortement structurée, hiérarchisée, avec ses normes, ses procédés, règles, son lexique ou vocabulaire technique et officiel (Weick,1995: 69-70). L’institution ecclésiale précédemment décrite semble incarner cet ancien type d’organisation par certaines de ses structures, stables et rigides, ses normes, prescriptions, et procédés rationnels et contraignants pour ses agents, constamment exposés au risque de stress. En revanche, l’ouverture de ces structures et règles non immuables aux interactions des agents apostoliques en général, aux prêtres africains en particulier, allégerait leurs contraintes. Elle motiverait leur initiative créatrice et leur participation active à la construction du sens de l’action de leur église d’accueil.

5.3. Sensemaking comme cadre de travail ou référence

« Le sensemaking » qui a valeur de « paradigme » (Weick, 1995:118) est un concept qui recouvre plusieurs acceptions, selon son promoteur (Weick, 1995:4-6). Je mobilise notamment celle de « construction de sens » comme processus de pensée cognitive”, en tant que « cadre de travail et de référence » (Weick, 1995: 4). Le sensemaking comme cadre de travail (“ framework ”) et de référence (“ framework “) représente un point de vue, de référence généralisé qui guide, oriente l’action. Ce cadre de référence permet, selon Weick qui cite Starbuck et Milliken (1988), de « comprehend, understand, explain, attribute, extrapolate, and predict ». Il est constitué de normes, règles, procédés, croyances, valeurs, représentations, symboles, souvenirs et expériences du passé, qui permettent de donner un sens à un événement. (Weick. 1995:5).
5.4. Complexité de situations, éclatement du cadre de référence et perte du sens.
Un tel cadre s’avère précisément indispensable dans le contexte d’un environnement complexe qui charrie de « l’ambiguïté », caractérisée par une « pluralité d’interprétations » des situations ou événements sur lesquels un individu ou une organisation se doit d’interagir (accident, crise, conflit, attaque). L’action de l’individu, pour être créatrice de sens dans ce contexte ou environnement, ne doit pas se centrer sur l’individu isolé, elle doit plutôt se déployer sur base des interactions collectives et intégrer dans son processus un échange réciproque, interactif et continu des informations (Weick, 1995: 5; Thomas, Clark et Gioia, 1993). Le modèle de Weick, grâce à ses notions de “complexité ”et d’ « ambiguïté » de l’environnement et des événements, peut mieux rendre compte de la situation de stress des prêtres africains en ministère. Le stress s’installe vite lorsque, face à la complexité des situations, leur cadre de référence vole aux éclats et cesse de les orienter dans leur processus de réflexion, de décision, en vue de créer un nouveau cadre, un nouvel environnement, en interaction avec ses partenaires; en donnant ainsi un sens à leur situation.

5.5. “Sensemaking comme construction de l’identité

Le concept de sensemaking implique par ailleurs une attention constante à « l’identité» du « maker sense » l’individu qui restructure, opère des choix, en agissant sur son environnement et se laisse recréer par ce dernier dans une interaction dynamique, non seulement avec son environnement physique mais aussi avec les autres « makers sense». Il se réalise ainsi comme un sujet dont « l’identité est en construction progressive» à travers ces interactions. Il y apprend également à jouer son rôle jamais prédéterminé. La situation de stress des prêtres africains comporte donc un enjeu identitaire que le modèle de Weick permet de dévoiler. C’est au cours de leurs relations et interactions qui leur sont inhérentes que les prêtres explorent la manière dont ils sont reconnus ou méconnus dans leurs identités respectives comme personnes et prêtres.

Conclusion

Cette étude de cas sur le stress des prêtres africains en situation de travail religieux m’a permis d’amorcer une réflexion sur un problème crucial qui concerne également d’autres membres du personnel ecclésiastique au travail dans le cadre de leur organisation religieuse. Au plan de la recherche en communication organisationnelle, elle m’a permis d’appliquer quelques concepts clés du modèle de Weick, dont celui fondamental de «sensemaking» pour comprendre certains problèmes spécifiques de communication liés à l’activité du travail dans le contexte d’une organisation qui n’entre guère dans la typologie classique des organisations traditionnelles.
Quant aux connaissances que cette étude m’a permis d’acquérir, sous l’éclairage de l’approche de Weick, elles se résument en deux observations.

1. Le constat relatif au mode de fonctionnement de l’organisation religieuse prise en compte: ce dernier est encore marqué par la logique rationaliste et fonctionnalise, avec ses normes, procédés, prescriptions et vocabulaire bien établis. Ce type d’organisation, en rupture avec la nouvelle vision de « l’organizing », préconisée par Weick, est par ailleurs caractérisé par ce que Taylor appelle « la bureaucratie organisationnelle » qui est un grand défi du « management à l’âge des technologies de l’information numérique » (Taylor, 1993).

.2.La complexité des situations, des facteurs et des enjeux, organisationnels, psychologiques, sociaux et culturels à la base de l’état de stress d’un groupe d’hommes requière l’interaction des principaux acteurs avec l’environnement et la prise en compte de la signification que ceux-ci donnent à leur situation. Sans vouloir individualiser la situation de stress au travail, une telle approche interactionniste permet, selon Gilbert et al., dont je partage le point de vue, d’avoir une vision nouvelle vision des conditions de travail telles qu’elles sont vécues par les travailleurs. (Gilbert et al.2005).

Jean Bernard Mutombo M.Leng Leng
Ottawa, 3 avril 2008

mercredi 2 avril 2008

Visite pastorale

Mgr l'évêque est revenu de Banzow hier. De là, à partir de Nselenge, il est parti à Lokanga à quelques kilomètres d'ici. Demain, il continue sur Kiri pour aller à Ibamba visiter la nouvelle paroisse Bienheureuse Anwarite

Pensée du jour

"Le mal est récalcitrant et tenace, mais incapable de s'organiser de façon permanente" (Martin Luther King)

REQUIESCAT IN PACE

Le papa de l'abbé Benoît Mayo, curé de St Camille/Nkaw, Augustin Mayo, est décédé aujourd'hui à Bosobe après une courte maladie. Il sera enterré à Mbole (son village natal) demain.

CENTENAIRE. BILANS ET PERSPECTIVES

De l’époque missionnaire, nous retenons beaucoup d’œuvres de foi :
Beaucoup de baptisés
Une église diocésaine bien structurée
Beaucoup d’œuvres chrétiennes
Un clergé local
Beaucoup d’œuvres caritatives
Beaucoup d’œuvre de développement.
Aujourd’hui, 2 missionnaires de Scheut, 3 frères de Charité de Gand oeuvrent encore dans le diocèse. On constate une émergence de vocation masculine et féminine qui desserve 21 paroisses. De plus, dans certaines paroisses, l’engagement des laïcs est manifeste.
Par ailleurs, la violence orientée aujourd’hui contre l’Eglise par ses propres fidèles, remet en doute la catéchèse reçue en vue des sacrements.
Bokoro, la fille aînée de l’Eglise diocésaine fait la honte et repousse plus d’un. Makaw qui enchantait les prêtres lorsqu’ils allaient chercher les vaches (mumpe adjua lekin le makaw) n’attire plus.
Ces deux postes missionnaires deviennent au diocèse le paradigme de la violence.
L’avenir nous appartient. La résurrection du Christ nous le rassure. Même si on nous combat, ne soyons pas abattu. Il nous revient ecclésiastiques et laïcs engagés même de la diaspora d’exercer une influence positive sur nos frères et sœurs.
L’invitation est lancée à tous ceux qui actionnent de loin ces mécanismes de violence. Le sceptre de violence n’augure aucun développement durable. Vulnérabiliser l’Eglise Catholique, c’est donner un coup fatal au Mai Ndombe (district) car elle en est le poumon.
A l’Eglise elle-même, il faut une catéchèse à l’heure de changement de mentalités et des ecclésiastiques capables de cerner les enjeux en présence afin de baliser un chemin vers la paix.
Abbé Jean Paul Lokutu
Commission Diocésain Justice et Paix/Inongo

De coeur avec ceux qui souffrent

Viens de lire à l'instant la catastrophe qui a eu lieu. Je suis profondément triste et tiens à vous dire que je suis de coeur avec toutes ces personnes qui souffrent.


BON VOYAGE A TOTAKA
Bon Voyage à "Totaka". Reprend la route et regardes vers l'avenir. Amène ceux qui se confient à toi pour traverser les flots à bon port.Apporte leur la prospérité, la joie et le bonheur de vivre près du Lac .


Voyageuse

mardi 1 avril 2008

LA MAISON BRULE


Bientôt 4 ans, la Maison de Dieu au diocèse d’Inongo brûle. En effet, à Bokoro, on a tenté à la vie de 2 évêques (Mgr Lesambo et Mgr Philippe Nkiere), les religieuses et le recteur du petit séminaire sont chassés ; plus tard à Ste Famille(Sanga- Sanga), 2 curés sont obligés de quitter. A Lokolama, 3 prêtres sont sommés de quitter sous peine de mort. A Tolo, à coup de fusil, le curé prit la poudre d’escampette. Tandis qu’à Makaw, une agression pur et simple a forcé le curé à plier bagage. Récemment, à Taketa, 6 religieuses sont expulsées « manu militari ».
Mais hélas, aucune procédure judiciaire engagée n’aboutit. Par contre, on libère les coupables sans procès. Est-ce une complicité ? Veut-on que la Maison brûle complètement. Est-ce le temps de l’apocalypse ?
Je crois en la force de Dieu. Non, personne ne réduira en cendre cette Maison éternelle.
Je lance un appel pressant à tous les fils et filles de cette Maison de se mobiliser et de nous mettre en contact avec des organisations et organismes de droits humains afin d’éradiquer cet élan de violence orientée contre les ecclésiastiques d’Inongo.

Abbé Jean Paul Lokutu

Commission diocésaine « Justice et Paix »

081 295 2309
abbeloika@yahoo.fr

Mgr Philippe NKIERE KENA

Mgr Philippe NKIERE KENA
Evêque d'Inongo (2005- )

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE
BOKORO

Mgr Jan Van Cauwelaert

Mgr Jan Van Cauwelaert
1er Evêque D'Inongo(1959-1967)

Mgr Léon LESAMBO

Mgr Léon LESAMBO
Evêque Emérite(1967-2005)