vendredi 31 août 2007

INSTITUT DE PASTORALE ET DE CATHECHESE BIBLIQUE/INONGO

INSTITUT DE PASTORALE ET DE CATECHESE BIBLIQUE

I. HISTORIQUE

En 1966, s’ouvrait, en effet, dans la jeune Eglise locale d’Inongo, un Institut de PastoraleCatéchétique pour la formation pendant un cycle complet de 3 ans, des catéchistes ou Assistants pastoraux, les A.P selon notre appellation.
A cette époque, Mgr J. Van Cawelaert, qui en a eu l’initiative, voulait promouvoir, dans notre Diocèse et dans l’optique du Concile Vatican II, l’apostolat des Laïcs(Cfr Décret, "Apostolicam Actuositatem", n° 1), et par là même, initier des collaborateurs laïcs au "ministère de la Parole", ministère, en soi, indispensable pour que l'Evangile parvienne à tous (Cfr Décret Ad Gentes, n° 20). Il avait, de cette façon, reparti le cycle de formation comme suit : les deux premières années étaient consacrées à l’Histoire du Salut, la pédagogie divine de l’Annonce prophétique (« fides ex auditu », Rm 10,17), tandis que la dernière année, la troisième, en effet, était tout entière consacrée à l’adaptation du Message chrétien au contexte et à la mentalité de la culture africaine. N’est-ce pas bien là le but primordial de tout enseignement catéchétique qui, selon le Pape Jean-Paul II, n’est rien d’autre que cet « approfondissement continu de la foi » . Les Evêques congolais, pour leur part, évoquent la Catéchèse dans nos Communautés locales comme étant un « itinéraire permanent de conversion ».
Les catéchistes ou Assistants pastoraux ainsi formés rentraient dans leurs paroisses respectives pour s’occuper de la catéchèse des enfants, des jeunes, des adultes en vue de les préparer aux sacrements. En outre, ils sont nommés responsables de la pastorale des sous - paroisses et l'animation des CEV villages ou petites Communautés Ecclésiales rurales, l'une des initiatives
pastorales de l'Episcopat congolais, dans les années 60, dans le but de favoriser la pastorale d'ensemble. Pour cette raison, la Hiérarchie congolaise avait opté pour des regroupements à taille humaine, surtout pour ceux de nos chrétiens de l’Intérieur. Durant toute l'époque missionnaire, pourrait-on le souligner encore, le catéchiste jouissait donc de tout un ministère reconnu encore aujourd'hui dans l'Eglise.
Pour notre Diocèse, vaste de plus de 100.000 km², cette initiative a été accueillie comme le signe précurseur pour une évangélisation en profondeur, donc à la base. C’est dans cette perspective que l’Evêque actuel, Mgr P. Nkiere voudrait rehausser le niveau de formation de nos collaborateurs laïcs en transformant l’actuel Institut à l’image de l’Institut Supérieur des Sciences Religieuses de Kinshasa (ISSR), en insistant plus davantage sur l’enracinement
biblique de la Catéchèse elle-même. D'où, la nouvelle dénomination: INSTITUT DE PASTORALE ET DE CATECHESE BIBLIQUE Mgr J. Van CAWELAERT.
Ainsi dés le départ, le recrutement se faisait au niveau des paroisses ou sous-paroisses. Les critères étaient les suivants:
- les Candidats catéchistes étaient des hommes mariés religieusement;
- ayant la trentaine révolue;
- avoir passé une expérience pastorale d'au moins deux ans dans leurs paroisses d'origine;
- avoir obtenu un certificat du cycle d'études primaires;
- un témoinage d'aptitude intellectuelle et de bonne vie et moeurs;
- une lettre de recommandation du Curé de la Paroisse.
Il n'est pas vain de mentionner, en outre, qu'une formation analogue était
dispensée aux épouses d'"élèves-pasteurs", selon l'ancienne appelation. Cette formation comprenait:
- l'initiation au mystère chrétien;
- l'art ménager;
- la couture et l'hygiène;
- l'alphabétisation.
Depuis toujours, seuls les candidats mariés religieusement étaient inscrits et ceux-ci étaient obligés de venir avec toutes leurs familles. L'effectif des étudiants ne dépassaient jamais 15 par promotion. Malgré cette restriction, la communauté estudiante, femmes et enfants compris, atteignait facilement 97 à 100 personnes.

II. PERSPECTIVES D'AVENIR
En 41 d'années d'existence, l'Institut de formation catéchétique d'INONGO a accumulé à son actif une expérience sans précédent par rapport aux autes institutions du Diocèse. C'est à travers les hauts et les bas qu'il a su maintenir l'orientation pastorale de la formation des agents pastoraux, au niveau local, pour l'"approfondissement continu de la foi " ( "fides ex auditu", Rm 10, 17 ).
En cette année de la célébration de 100 ans d'évangélisation du Mai-Ndombe, l'Institut de pastorale et de catéchèse biblique voudrait profiter de ce temps favorable pour rendre encore plus visible dans notre Eglise locale la vocation et la mission des laïcs dans la pastorale d'ensemble: formation religieuse des enfants, éducation à la foi et aux mystères chrétiens, engagement dans le monde, prise en charge matérielle de l'Egise, témoignage chrétien, engagement des familles et des couples chrétiens dans la lutte de prévention contre le SIDA et
les maladies endémiques ( TBC, Choléra, Poliomyélite et/ou les Infections sexuellement transmissibles ). Il en est de même dans les campagnes de vaccination ou d'éducation civique et politique. Les dernières compagnes électorales dans notre pays en sont une illustration.

Dans le contexte plus académique, notre objectif est le suivant:

- réhausser le niveau de formation de nos agents pastoraux ( niveau supérieur );
- L'Institut Supérieur des Sciences Religieuses de Kinshasa, en sigle, ISSR, étant distant de plus de 600 Km et n'accueillant que 2 étudiants par an pour l'ensemble du Diocèse, l'Institut de Catéchèse d'INONGO facilitera la tâche aux paroisses pour l'inscription de leurs candidats sur place;
- créer une revue de catéchèse ou un bimensuel pour aider les Paroisses dans leur pastorale ( cercle biblique, catéchèse scolaire ou extra-scolaire, formation permanente des agents pastoraux, lecture et partage de l'Evangile dans les CEVB, etc... );
- le site web étant déjà disponible, échanger de toute part avec les internautes sur des questions d'actualité;
- Etre à la page pour des documents du Magistère de l'Eglise;
- S'octroyer des abonnements gratuits à cette revue ou périodique via l'Internet;
- équiper la Bibliothèque de l'Institut;
- Avec le nouveau site, construire un nouveau bâtiment administratif, une résidence pour Prof, et dans un proche avenir rassembler les étudiants pasteurs dans un campus qui leur soit propre;
- Avoir une bureatique et préparer le terrrain pour la vulgarisation de l'Internet
Merci de nous dire un mot ou nous suggérer une idée.

Abbé Joseph BELEPE, Recteur.-
Contact.
Tél.:( 243)(0)811761341

E-mail: jbelepe@yahoo.fr

insticat_bi@yahoo.fr

site Web: http://www.insticatbi.blogspot.com/

LE TELEPHONE. OREILLE GAUCHE ?

Selon une étude de l'institut médical Apollo, l'usage du téléphone portable à l'oreille droite affecterait directement le cerveau, d'où il est conseillé de n'utiliser que l'oreille gauche. Faites circuler. ALWAYS USE LEFT EAR FOR MOBILE PHONES

RETOUR MGR

c'est aujourd'hui, vers 14h30' ,que Mgr quittera kutu pour regagner Inongo.

NIENIE AUGUSTIN, CHEF ET APOTRE. UN PEU D'HISTOIRE

CHEF ET APOTRE

En guise de préface aux “tornades sur Le Lac Léopold II” que publie la Collection Lavigerie, le R.P. Denis, nous a précédemment parlé du Lac où il fut, en 1907, le premier compagnon du R.P. Geens, lequel mourut en 1952, ayant 55 ans de Congo. C’est un vieux chef de cette région qu’il évoque aujourd’hui.
Comme on le sait, un nombre considérable de tribus peuplent l’immense territoire du Congo belge. Si plusieurs comptent des milliers d’habitants, d’autres n’en ont qu’un nombre restreint ; c’est le cas pour la tribu des Bazia, au Lac Léopold II, dépendant du poste actuel de Kutu.
A vrai dire, cette tribu Bazia aurait eu au cours des siècles passes une population de 10 000 âmes Malheureusement diverses calamités avaient réduit cette tribu intelligente à environ 5.000 indigènes lors de la première occupation en belge en 1889.
L’Etat indépendant du Congo avait reconnu comme chef de tribu un nommé Nienie (prononcez : Nièniè), qui habitait le village de Mpusu, à une heure au nord de Kutu, résidence de l’agent de l’état. Dès l’installation de ce poste, le chef Nièniè crut de son devoir de nouer avec l’autorité des relations de bon voisinage. Assez souvent, il descendait en pirogue à Kutu. S’enquérant des besoins du personnel de la station, et s’offrant pour tout service. Pareille conduite de serviabilité de sa par était tout le contraire de celle de nombreux chefs de tribu, qui évitaient ou même fuyaient la rencontre des agents de l’état.
Les bons rapports, qui s’étaient établis entre l’administration et le chef des Bazia, firent une heureuse impression sur les villageois de toute la tribu, qui, d’abord très craintif, commencèrent à venir vendre à Kutu les produits de leur sol et de leur petite basse –cour ; ils y achetaient des étoffes, du sel et divers ustensiles.
Comme presque tous les adultes de cette époque, le chef Nienie était polygame, il avait deux femmes. Vers l’année 1902, une fille lui naquit de sa première femme. Après quelques mois, l’enfant devint gravement malade, et on la porta chez l’agent de Kutu, qui était alors Monsieur Viérin, originaire de Courtrai. Celui-ci, après avoir donné à la mère quelques conseils concernant la petite malade, demande à Nienie l’autorisation de baptiser l’enfant, qui paraissait à toute extrémité, et il lui expliqua le sens de la cérémonie. Le brave père y consentit. On rentra au village de Mposo, et, groupe par groupe, les habitants vinrent s’informer auprès du chef de ce qui s’était passé chez l’agent de Kutu :’’le blanc avait baptisé l’enfant, lui avait donné le nom de Marie, et la petite Marie était maintenant chrétienne’’.
Tout cela fit grand bruit dans la région, d’autant plus que l’on savait que là-bas, loin, loin, à l’aval des rivières, des Congolais priaient le Bon Dieu, recevaient le baptême et ajoutaient à leur nom païen un nom chrétien.
Il fallait rappeler ces choses pour comprendre combien zélé propagateur de la religion allait devenir le chef Nienie, une fois devenu chrétien, lui qui s’était déjà montré jusqu’alors un fidele serviteur de l’Etat. En réalité, il allait, dans un avenir tout proche, amener la majorité de la population des Bazia à se convertir. Tous les membres du personnel de l’Etat ne parlaient de lui qu’avec la dénomination de : « brave chef Nienie, l’intelligent chef des Bazia ».
En 1907, Kutu était la résidence du chef de secteur de la basse-Lukenie : le lieutenant Bayens. C’est cette année –là qu’y aborda le bateau qui amenait au Lac Léopold II les deux premiers Pères de Scheut, envoyés pour la nouvelle Mission d’Inongo. Leur arrivée fut considérée par toute la population du pays comme un événement heureux.
A Kutu donc, alors que dans la soirée, les Pères étaient à causer avec M.Bayens sous la véranda de sa maison, s’amena le chef Nienie, accompagné de sa femme et de leur fille Maria. Monsieur Bayens, confident des intentions du chef, lui permit de parler aux missionnaires. Nienie remit d’abord au R.P. Geens, le témoignage écrit du baptême donné à sa fille par M. Viérin, et insista pour recevoir au plus tôt un catéchiste pour Mposo, son village, et pour ceux de sa tribu. Ensuite il certifia que, depuis le baptême de l’enfant, il était devenu monogame, en vue de recevoir, ainsi que son épouse, le sacrement de baptême.
De si heureuses dispositions étaient bien faites pour réjouir et encourager le cœur de deux Pères. D’autre part, depuis quelques années, plusieurs adultes et jeunes gens du lac étaient partis pour Wombali, sur la rivière Kasaï, où les Pères Jésuites avaient fondé une Mission en 1903 ; apprenant la nouvelle de l’arrivée des Pères dans leur District, de nombreux chrétiens, gens lettrés, quittèrent Wombali et arrivèrent à la Mission d’Inongo ; fait vraiment providentiel. R.P. Geens en profita pour les envoyer comme catéchistes dans les villages qui en avaient fait la demande. De cette façon, le chef Nienie en reçut plusieurs pour ses villages.
Les premiers groupes de catéchumènes allèrent recevoir le baptême à Inongo ; le village de Mposo représentait le groupe le plus nombreux ; ayant à sa tête le Chef Nienie et son épouse Marikani, qui furent baptisés aux noms d’Augustin et de Técla. Vu la distance de 100 Kilomètres qui séparait Kutu de la mission d’Inongo, et cela par voyage en pirogue sur le Lac souvent agité, Monseigneur Van Ronslé, Vicaire Apostolique, décida que les Bazia auraient, eux aussi, le, leur poste de Mission, qui s’occuperait d’eux et des Basakata, leur tribu-sœur.
Il fallait tout d’abord trouver un emplacement le long des rives de la Lukenie ou de la Mfimi, inondées sur de longues distances. Aussitôt cette nouvelle connue, le Chef Augustin Nienie se mit à la besogne. Il réunit quelques adultes de son village et leur demanda de lui indiquer des emplacements favorables à l’établissement de la future mission. Le choix unanime fut pour Bokoro, sur la rive gauche de la Lukenie. Et les deux Pères, venus fonder le poste en novembre 1910, ne purent que ratifier ce choix, favorable à touts points de vue. Ajoutons que ce fut grâce à l’entremise d’Augustin auprès des notables de la région, que facilitèrent les questions de terrain, de pêche et de matériaux de construction pour l’établissement de la nouvelle Mission.
Ceci fait, Augustin entreprit une tournée de ses villages, y fit construire de petites chapelles en matériaux du pays. L’enthousiasme régnait partout. En peu d’années, 4000 Bazia, tant adultes qu’enfants, vinrent recevoir le baptême à Bokoro ; les vieux païens le demandaient eux-mêmes en danger de mort, et Augustin en baptisa de sa main un grand nombre. Quant à son village de Mposo, il était réputé le plus coquet e la région : larges chemins bordés de palmiers vigoureux, maisons proprettes, chapelle spacieuse, cultures très répandues. Tout étranger y était le bienvenu.
Bien qu’étant le personnage le plus distingué de la tribu et, de plus, doué d’une belle intelligence, Augustin n’affectait nullement des dehors de pédant ou de tyranneau. Catéchumène, il assistait humblement et pieusement aux leçons de catéchisme. Il apprit, avec quelques autres adultes, à lire, à écrire et à calculer, chez le catéchiste Lisasi Augustin, dont il prit le nom au jour de son baptême. Calme au cours des palabres que ses sujets lui exposaient, il ne brusquait personne ; il ne reculait devant aucune peine quand il s’agissait d’aplanir les difficultés qui surgissaient quelquefois entre tel ou tel et les agents de l’Etat. Aussi tous les Bazia tenaient-ils leur chef en grande estime.
En 1924, Monsieur Foquet, Commissaire du District, vint faire l’inspection de près de 200 villages au Sud du lac. Ce travail dura cinq longs mois. Le Chef Nienie fut choisi par Monsieur le Commissaire pour être son interprète, disons même son conseiller. Se défiant de lui-même, Augustin demanda qu’on lui adjoignit Bola Jacob, homme intègre et prudent.
Quelques mois après son retour à Mposo, Augustin tomba gravement malade ; un bateau, qui montait à Inongo, le prit à son bord pour aller consulter le médecin du poste. Rien n’y fit. Un Père de la Mission alla lui administrer les derniers sacrements. Le bateau le ramena à Mposo, où il mourut en mai 1925. Sa mort fut un deuil pour toute la tribu ; ses sujets se cotisèrent pour faire célébrer des messes à son intention. La mission de Bokoro perdait en lui un grand bienfaiteur ; elle fit placer sur sa tombe une grande croix en bois d’ébène.
Quant à sa veuve, Marikani Técla, qui en cette année 1953, est encore en vie, elle est allée habiter Kutu chez sa fille Maria, mariée depuis bien des années et mère de famille. La vielle maman est pour les milliers de baptisés de la région un modèle des vertus chrétiennes.
Ah ! Si tous les chefs de tribu étaient bien disposés envers la religion que fut le chef Nienie Augustin, le Congo tout entier serait chrétien avant la fin de ce siècle.

Jules Denis
Missionnaire de scheut.

LE PARDON. PAS TOUJOURS FACILE.

Le pardon est une belle chose, mais quelques fois difficile à faire quand la gifle est profonde, Les vents du sable mettent parfois longtemps à l'effacer, quelques fois une vie entière. Pour pardonner il faut beaucoup d'amour....
Au fond de soi malgré que le même ami vous fait du bien, et que l'on n'oublie pas cela, la reconnaissance reste, mais au fond de soi il reste souvent encore un peu la marque de la gifle....
UNE INTERNAUTE

PRIERE DU PASTEUR. REFLEXION D'UNE INTERNAUTE


Bravo et merci pour la prière, chaque phrase demande réflexion et chacun peut en tirer ses propres leçons.
En ces temps ci, il n'est pas facile de trouver le juste milieu, on triche, on tue, c'est œil pour œil, dent pour dent. Pour faire carrière on met l'unité d'un pays en danger, on détruit la réputation de l'autre.
Si vous regardez un peu les nouvelles sur "internet" on est effrayé et on se demande où cela va finir.
Nos ancêtres se sont battus pour des valeurs, certains y ont laissé leurs vies. A nous de continuer les valeurs reçues, surtout les valeurs de liberté, d'unité entre tous sans distinction

jeudi 30 août 2007

Les Soeurs rentrent

C'est aujourd'hui que nos religieuses de l'Immaculée Conception, venues pour la retraite, ont voyagé vers Kutu. Celles de Kiri, Mpenzwa sont allées Lundi.
Bonne route!

PRIERE DU PASTEUR


Peut-être que vous aimerez lire cette prière faite au Kansas à l'ouverture de la session à la Kansas House of Representatives. Il semble que la prière dérange encore certaines personnes.
Quand le pasteur Joe Wright a été demandé pour dire la prière d'ouverture de la session au Sénat du Kansas, tout le monde s'attendait à une prière ordinaire; mais voici ce qu'ils ont entendu:

Seigneur, nous venons vers toi aujourd'hui pour te demander pardon et pour te demander de nous guider.
Nous savons que ta Parole nous dit : « Malheur à ceux qui appellent bien ce qui est mal » et c'est exactement ce que nous avons fait.
Nous avons perdu notre équilibre spirituel et nous avons renversé nos valeurs.
Nous avons exploité le pauvre et nous appelons cela « la loterie ».
Nous avons récompensé la paresse et nous avons appelé cela « l'aide sociale ».
Nous avons tué nos enfants pas encore nés et nous avons appelé ça « le libre choix ».
Nous avons abattu des avorteurs et nous avons appelé ça " la justice" .
Nous avons négligé de discipliner nos enfants et nous avons appelé ça "développer leur estime de soi ".
Nous avons abusé du pouvoir et nous avons appelé ça « la politique ».
Nous avons convoité les biens de nos voisins et nous avons appelé ça "avoir de l'ambition".
Nous avons pollué les ondes radio et télé avec la grossièreté et la pornographie et nous avons appelé ça « liberté d'expression »
Nous avons ridiculisé les valeurs établies depuis longtemps de nos ancêtres et avons appelé ça « les Lumières ».
"O" Dieu, sonde notre coeur; purifie-nous et libère-nous de nos péchés..............
Amen.

La réaction fût immédiate. Un parlementaire a quitté la salle durant la prière. Trois autres ont critiqué la prière du pasteur et un autre a qualifié cette prière de «message d'intolérance». Dans les 6 semaines qui suivirent, l'Église Central Christian Church, où le pasteur Wright travaille, a reçu plus de 5,000 appels téléphoniques dont seulement 47 étaient défavorables aux propos du pasteur.
Cette église reçoit maintenant des demandes du monde entier, Inde, Afrique, Asie pour avoir la prière du pasteur Wright.
Le commentateur Paul Harvey a diffusé cette prière à son émission de radio "The Rest of the Story" (La suite de l'histoire) et a reçu un accueil plus favorable pour cette émission que pour aucune autre.
Avec l'aide de Dieu, puisse cette prière se répandre sur notre nation et que naisse dans notre coeur le désir que nous redevenions "un peuple sous le regard de Dieu".
Si c'est possible, passez cette prière à vos amis. "Si tu n'as pas le courage de te tenir debout pour une conviction, tu tomberas devant n'importe laquelle autre".

Merci

L’HISTOIRE DU SABLE


Cher(e) Ami(e) !

C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. À un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : « Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle ».

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre : «Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie ».

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : « Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre.

Pourquoi? "

L'autre ami répondit: « Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous nous devons la graver dans la pierre, où aucun vent ne peut
l'effacer».

Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.

mardi 28 août 2007

INONGO. UN PEU D'HISTOIRE


Inongo est à la base de la colonie belge ! C'est un concours de circonstances qui réunit les noms de Stanley, Léopold II, Domaine de la Couronne et Congo Belge. En voici l'histoire, à la fois banale et prodigieuse.
Lors de son second voyage, Stanley qui descend le fleuve Congo remarque au niveau de Kwamouth, la présence d‘un affluent à débit très important venant de la rive gauche. Il décide de percer le mystère de cet affluent dont plus loin se manifestent des eaux noires que son équipage Kikongo appelle Mai-Ndombe en lingala. Stanley quitte Léopoldville, près de Kintambo, le 11 mai 1882 à bord du vapeur « En Avant », accompagné de plusieurs Bakongo. Il remonte le fleuve et séjourne du 14 au 18 sur la rive gauche à la nouvelle station de Mswata située à dix-neuf kilomètres de Kwamouth, fondée quelques jours avant par le lieutenant Eugène Janssen, à côté du village de papa Ngobila, grand trafiquant d‘ivoire. Il atteint Kwamouth le 19 mai 1882.
Là, il emprunte le Kwa et arrive à Mushie le 21 Mai 1882 où l‘accostage et l‘approvisionnement en bois lui sont interdits par le chef des Baboma Bokutu qui envoie plus de 500 guerriers au port pour le lui signifier. Il lève l‘ancre et, ayant aperçu ces eaux noires, Stanley abandonne le Kasaï, remonte la Mfimi - rivière noire - chez les Banunu de Mushie. Il rencontre le lendemain la reine Ngankabe en amont de Mushie, et décide, malgré l‘invitation de la reine à rebrousser chemin, de poursuivre sa route. Il continue son expédition et découvre enfin le 26 mai 1882, après le village de Malepie, l‘actuel Kutu, un beau et grand lac auquel il donne le nom de Lac Léopold II. Il arrive à Ipeke où il dresse sa tente et de là il commence l‘exploration de tout le lac. Un orage le surprend à Inunu où il passe la nuit du 27. Le 28 mai il est à Lokanga où de nouveau l‘accostage et l‘approvisionnement en bois lui sont refusés ; il doit tirer trois coups de feu en l‘air pour faire face aux hostilités des guerriers Basengele qui sont montés en pirogues pour passer à l‘assaut, pendant que toute la population s‘enfuit dans la forêt où elle reste trois jours avant de revenir. Stanley arrive à Nselenge, le 29 ; il explore l‘embouchure de la Lokoro qu‘il pénètre de huit kilomètres ; le 30, il explore encore quelques villages au bord du lac dont Inongo et retourne à Ipeke le 31 mai. Pendant une semaine, Stanley explore et établit la première carte du lac. Il est cependant impressionné par les nombreuses richesses de la région. Il note ainsi au passage le copal, l‘ivoire, le « ngola », etc. Il repasse à Mushie le 2 juin 1882, où il est terrassé par une forte fièvre et rentre vite à Léopoldville. Il regagne Vivi et repart le 15 juillet 1882 pour l‘Europe.
De retour en Belgique, Stanley vante au Roi Léopold II les ressources de la région du Lac Mai-Ndombe, d‘où, après d‘autres prospections réalisées par le Révérend Georges Greenfell en septembre-octobre 1886 et Alexandre Delcommune en avril 1888, le Roi fait du Mai-Ndombe son domaine privé sous le nom du Domaine de la Couronne. Le décret daté du 9 mars 1896, rendu public seulement en 19O7, en fixe les limites. Ce domaine comprend toutes les terres dites vacantes dans les bassins du Lac Léopold II et de laLukenie et celles ultérieurement. Tous les biens du Domaine sont déclarés inaliénables et administrés par le Souverain en personne. Ce domaine couvre 250.000 kilomètres carrés, soit le dixième de toute la superficie de l‘E.I.C. Puis, par le décret du 17 juillet 1895, il crée la juridiction administrative du District de Lac Léopold II, avec comme chef-lieu Malepié, l‘actuel Kutu, et son premier commissaire de district le Baron Jacques de Dixmude.
En avril 1891 déjà, Pierre Cloetens, chef du district commercial de la Société Anonyme Belge pour le Commerce du Haut-Congo avait fondé sa première factorerie à Inongo.
En 1904, le commissaire Fernand Borms décide le transfert du chef-lieu de Kutu à Inongo et, en attendant que les travaux de construction des maisons soient achevés, s‘installe à Ibali y‘Osobe (1905-1906), en face d‘Inongo, avec tous les services du district. Il s’installe à Inongo qu‘en 1906. Propriété du Roi Léopold II, l‘actuel Mai-Ndombe reste enclavé et interdit aux commerçants et aux missionnaires. Seuls les agents au service du Roi peuvent s‘y installer pour faire exploiter le caoutchouc liane, du copal, de l‘ivoire et plus tard de l‘or.
Avant la mort du Roi Léopold II, la chambre des députés et le sénat votent respectivement le 20 août 1908 et le 9 septembre 1908 l‘annexion de l‘E.I.C. à la Belgique et, le 18 octobre 1908 est adopté la Charte Coloniale. Le 15 novembre 1908, l‘E.I.C devint une colonie belge sous le nom de Congo Belge.

lundi 27 août 2007

BANDUNDU. 1500 GRUMES SAISIES

Bandundu : près de 1 500 grumes déjà saisies

La dernière opération de saisie s’est passée le week-end dernier à Yuki, dans le territoire de Oshwe, selon le ministre provincial de l’environnement. Celui-ci affirme vouloir remettre de l’ordre dans le secteur de l’exploitation forestière rapporte radiookapi.net
La cargaison saisie à Yuki était composée du bois noir (Wenge). C’était plus d’une centaine de grumes, prêtes à être expédiés, indique Roger Pembe Coco, ministre provincial de l’Environnement. « Si nous saisissons, c’est que les gens travaillent dans l’irrégularité. Leurs activités ne profitent ni à la province ni aux communautés locales, encore moins à la République Démocratique du Congo », signale-t-il. A Kouamouth où une mission de contrôle et d’inspection a été dépêchée, 1 000 autres grumes de la même essence ont également été saisies, indique la même source. Ce qui fait près de 1 500 grumes saisies depuis le début de l’opération, fin juillet dernier. Toutes ces grumes appartiennent à des privés, précise encore Roger Pembe.

« Le Bandundu a été une province délaissée, où chacun pouvait faire ce qu’il voulait. Même les chefs coutumiers avaient le droit d’émettre des permis de coupe », explique le ministre de l’Environnement du gouvernement provincial. Son objectif : mettre fin à cette anarchie pour que l’Etat recouvre son autorité. Roger Pembe précise que l’affaire sera confiée à la justice.

Par Redacteur Web

ANNIVERSAIRE DE NAISSANCE

27 août : A. Béni MAYO, curé de la paroisse St Camille (Nkaw)
27 août : A. Laurent MAA NGENDE(diacre) : vice-recteur du Petit Séminaire(Bokoro)
AD MULTOS ANNOS

samedi 25 août 2007

LE LAC L'A PERMIS


Après toute une journée de colère, le Lac s'est
apaisé vers 15h00',comme on l'a prédit, et a
permis à Mgr Philippe, Mgr Evariste et à la
Soeur Antoinette de partir à Kutu.
Merci,cher Lac.

LA RIVIERE LUKENIE AU NIVEAU DE MUNTU

Posted by Picasa

"SI LE LAC LE PERMET"


C'est ce qu'il faut se dire avant de programmer ,avec certitude , un voyage au Lac.
Et aujourd'hui, le lac n' a pas donné son accord pour que Mgr l'évêque aille à Kutu tenir une session avec la nouvelle équipe des formateurs du Petit Séminaire.
Mais , "les connaisseurs" prédisent que vers 15h00', le lac peut être fatigué de cet état de colère et devenir plus clément.
Et comme le voyage , par canot rapide, dure 2 heures, il y a encore espoir que Mgr soit à Kutu avant 18h00'




vendredi 24 août 2007

BDOM. PLAN D'ACTION

PREAMBULE
Le Diocèse d’Inongo n’a pas connu directement les guerres, néanmoins il a subit les effets de celles-ci notamment par le passage des militaires fuyant la guerre sur deux axes : Dekese- Oshwe- Kutu- Mushie pour les militaires quittant le Kassaï occidental ; et Equateur- Pendjwa- Kiri- Inongo- Kutu- Mushie pour ceux quittant l’Equateur. Et à leur passage, ces militaires se sont livrés au pillage des champs, d’infrastructures sociales comme des Centres de santé, des écoles, et aussi à des viols.

La population subit donc ces effets avec comme grande conséquence une pauvreté extrême ne lui permettant plus d’avoir accès aux besoins vitaux de base notamment l’éducation des enfants, les soins de santé.

L’Eglise Catholique, ayant pris conscience de cette situation, organise ses services médicaux pour, autant que possible, réduire la misère de la population en s’intégrant dans la politique nationale des soins de santé primaires.

Les données des zones de santé oeuvrant dans le Diocèse d’Inongo montrent qu’actuellement la situation sanitaire est préoccupante avec beaucoup des problèmes notamment la faible couverture en structures sanitaires, le non approvisionnement en médicaments essentiels, la létalité élevée due au VIH/ SIDA et la méningite, la non accessibilité en eau potable.

L’absence de partenaire ou interlocuteur permanent sûr pour ces zones de santé demeure un réel problème auquel le Diocèse d’Inongo veut apporter une solution efficace et durable en organisant ses services au sein du Bureau Diocésain Des Œuvres Médicales, BDOM en sigle.

Le présent plan d’action vient en aide à une population estimée à 1 million d’habitants avec comme principal objectif de contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population du Diocèse d’Inongo, plus particulièrement les enfants de 0 à 5ans et les femmes. Cet objectif va être atteint à travers trois axes stratégiques d’intervention considérés comme prioritaires :

1° Rendre opérationnel le bureau de coordination du BDOM par l’organisation d’une coordination réelle des actions ;
2°.Augmentation d’utilisation des services dans les Formations sanitaires du BDOM Inongo ;

3°. Appui aux activités de lutte contre le SIDA dans 20 ;

Dans ce plan d’action sont incluses les stratégies et les activités spécifiquement liées à chaque axe stratégique qui seront menées et exécutées afin d’obtenir des résultats ex comptés avec un impact visible au niveau de la population.
Les ressources humaines, matérielles disponibles et celles à pourvoir ainsi que les financières mentionnées dans le budget permettront de contribuer à l’atteinte des objectifs fixés dans ce plan d’action.
Les activités de ce plan d’action seront coordonnées par le BDOM et exécutées sur terrain par les équipes de mise en œuvre de chaque projet.
Le budget global demandé sera rendu disponible grâce à l’appui de .

Sur le plan politique et administratif

Le pays a été secoué par une guerre pendant près d’une décennie. Le 30 Juin 2003, avec l’appui de la communauté internationale, la RDC a amorcé une période de transition qui a aboutit par la mise en place des institutions démocratiquement élues donnant espoir à une stabilité politique.
En attendant un prochain redécoupage, le pays compte 11 provinces subdivisées en 42 districts et 225 territoires.

Sur le plan socio-économique

Depuis plus d’une décennie, la mauvaise gestion, les pillages et les guerres ont eu des conséquences néfastes sur la population dont :
- Paupérisation de la population, près de 85% des Congolais vivent en moyenne avec moins de 1$ par jour par personne ;
- Destruction du tissu économique et des infrastructures sociales existantes (hôpitaux, routes, écoles, etc.) ;
- Déplacement des populations ;
- Emergence des certains phénomènes sociaux tels que les enfants des rues, la prostitution, la criminalité,…

Sur le plan sanitaire

Depuis 1980, la zone de santé est devenue l’unité opérationnelle et de planification des activités de santé en RDC et le centre de santé en constitue l’unité de base. Une constellation de 15 à 20 centres de santé au tour d’un hôpital général de référence forme une zone de santé type.
Actuellement, le pays est subdivisé en 515 zones de santé comptant en moyenne 100 milles habitants. Malheureusement, cette organisation référence connaît un dysfonctionnement important notamment à cause de la démotivation du personnel, une forte dégradation des infrastructures sanitaires existantes, la résurgence des grandes endémies autrefois sous contrôle (THA, lèpre,…), des taux élevés de mortalité maternelle (1289 pour 100.000 naissances vivantes) et celles des enfants de moins de 5ans (213 pour 1000 naissances vivantes) qui sont parmi les plus élevés au monde.
Cette situation a entraîné aussi le dysfonctionnement de toute la pyramide sanitaire.


I. 2. CONTEXTE GENERAL DU BDOM/ INONGO
1°. IDENTITE DU BDOM

- Nom : Bureau Diocésain des Œuvres Médicales d’Inongo

- Appartenance : Diocèse d’Inongo

- Responsable juridique : Philippe NKIERE KENA
Evêque du Diocèse d’Inongo

- Districts : Mai- Ndombe et Plateau

- Province : Bandundu

- Adresse : Procure du Diocèse d’Inongo
Ville d’Inongo, B.P 1800 Kinshasa

Telephone: OO243 8181 08 756

E-mail: ngaranip@ yahoo.fr
2° POLITIQUE DE L’EGLISE EN MATIERE DE SANTE
L’Eglise a adopté la politique nationale de soins de santé primaires qui est conforme à sa philosophie, et intervient en intégrant toutes les structures dans les zones de santé.
Le BDOM est donc chargé de coordonner toutes les interventions initiées par l’Eglise dans le secteur de la santé en faveur de la population diocésain.
Les structures sont donc appelées à offrir des soins de santé curatifs, préventifs et promotionnels.
Prônant les valeurs chrétiennes du fait de leur appartenance ou cession à l’Eglise Catholique, les structures du BDOM se distingueront par la prise en charge intégrale de l’homme considérant le corps, l’Ame et l’Esprit.
Dans le contexte actuel notre pays où nous vivons une crise socio-économique et morale avec inversion des valeurs, le BDOM apparaît comme l’espoir de la population pour la satisfaction des besoins de santé criants.
3° SITUATION GEOGRAPHIQUE
Le Diocèse d’Inongo correspond à l’ancien district de Mai- Ndombe, subdivisé actuellement en district administratifs de Mai- Ndombe et de Plateaux, situé dans la partie Nord de la province de Bandundu.
Il est limité au Nord par le Diocèse de Mbandaka- Bikoro, au Sud par les Diocèses de Kenge, Idiofa et l’Archidiocèse de Kinshasa ; à L’Est par les Diocèse de Kole et de Mweka ; et à l’Ouest par le fleuve Congo.
Sa superficie est de 120 000 Km2 soit 35% de la superficie de la province de Bandundu.
Le Diocèse d’Inongo est situé dans la grande cuvette centrale du bassin du Congo et présente une situation particulière sur le plan :
HYDROGRAPHIE
A l’exception des paroisses de Bandjow, Ntandembelo, Pendjwa et Semendwa, le reste des paroisses du Diocèse sont riveraines, parcourues par le Lac Mai- Ndombe ( ex Lac Léopold II ) et les cours d’eau ci-après :
- Le Lac Mai Ndombe traverse toute la paroisse d’Inongo et une partie de la paroisse de Kutu ;
- La Rivière Kassaï parcourt les paroisses d’Oshwe, Makaw, Semendwa, Nioki et en partie la paroisse de Mushie ;
- La Rivière Mfimi parcourt les paroisses de Kutu, Nioki et Mushie ;
- La Rivière Lutoyi traverse la paroisse de Kiri ;
- La Rivière Lokoro parcourt les paroisses de Lokolama, Kiri et Inongo ;
- La Rivière Molibampe parcourt une partie de la paroisse Nioki
CLIMAT
Toutes les paroisses du Diocèse d’Inongo ont le même climat de type tropical, deux saisons sèches et deux saisons pluvieuses. La grande saison sèche s’étale sur le mois de Mai jusqu’au mois d’Août. La saison de pluie va du mois d’Août au mois d’Avril interrompue au mois de Février par la petite saison sèche.
VOIES D’ACCES
_ VOIE AERIENNE : La plupart des paroisses sont couvertes par la présence d’une piste d’aviation et/ou un aérodrome ; mais pour certaines paroisses, les pistes sont éloignées de la cure à des distances allant de 40 à 100 Km notamment les paroisses de Bandjow, Ntandembelo, Pendjwa et Oshwe.
- VOIE ROUTIERE : Il existe des routes peu praticables au sein des différentes paroisses surtout en saison pluvieuse. Les paroisses de Bandjow, Bokoro, Kutu, Ntandembelo, Nioki, Semendwa et Makaw ont des routes assez praticables reliant différents coins de la paroisse.
Il est à noter que les paroisses de Bandjow, Pendjwa, Ntandembelo et Semendwa sont joignables uniquement par voie routière.
- VOIE FLUVIALE : Chaque paroisse est parcourue par au moins une rivière navigable dans son rayon d’action en dehors de des paroisses de Bandjow, Pendjwa, Ntandembelo,
- La visite rapide des différentes paroisses se ferait aisément par avion puis par moteur hors-bord ou moto ;
- La voie d’expédition des matériels est l’avion, une autre voie recommandée pour le transport des matériels et colis lourds est la voie fluviale
VEGETATION
La flore est dominée par la forêt équatoriale sur plus de 60% du Diocèse (surtout au Nord), la savane boisée au Sud et la présence des plateaux au Sud-ouest.

SITUATION ETHNODEMOGRAPHIQUE, RELIGIEUSE ET SCOLAIRE

La population totale actuelle est de 1 353 330 Habitants mais la population couverte par les structures du BDOM représente 42% de la population totale. Cette population est repartie en deux groupes ethniques : les Bantous qui représentent 95% de la population et les Pygmées 5% qui habitent essentiellement dans les paroisses de Pendjwa, Kiri, Lokolama et Oshwe. Ils constituent une catégorie vulnérable considérée comme population spéciale à cause de leur spécificité.

COUVERTURE DU DIOCESE EN STRUCTURES SANITAIRES

La population de ce Diocèse a une densité de 11 Habitants/ Km2. Le BDOM / Inongo intervient dans 6 zones de santé.
Sur le plan religieux, la population habitant le Diocèse d’Inongo est en majorité Chrétienne Catholique malgré l’émergence des pratiques exorcistes qui drainent des foules considérables à Bokoro, Kiri et Inongo.
Sur le plan scolaire, ce district compte 786 écoles primaires, 454 écoles secondaires et 8 instituts de Techniques Médicales et un Institut Supérieur Pédagogique.
Cependant, plusieurs jeunes filles abandonnent encore l’école suite à des mariages précoces et à la pauvreté des parents.
SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE
La majorité de la population vit de l’agriculture de substance, de la chasse et de la pêche artisanale.
L’élevage n’est pas développé, on retrouve quelques crâles des bovins dans les territoires de Kutu et de Mushie mais qui ne représentent pas grand-chose par rapport au besoin du Diocèse.
Il existe quelques industries d’exploitation de bois mais dont ne profite pas la population autochtone du fait que les grumes sont exportées, et le personnel même est mal payé.
L’habitat est en général de type traditionnel en pisé et en briques adobes avec toit couvert en paille ; sauf dans des grandes agglomérations, les centres extra coutumiers où l’on observe quelques bâtiments de type moderne en dur.
Le revenu moyen de la population est très bas.
ANALYSE DE LA SITUATION SANITAIRE AU DIOCESE D’INONGO
D’après les statistiques des zones de santé en notre possession, les districts de Mai Ndombe et Plateau, depuis la période allant de 2001 à 2006 ont été confrontés aux problèmes de santé suivants:
- Le Paludisme constitue la 1ère cause de morbidité et de mortalité dans les formations médicales ;
- Une faible couverture vaccinale à travers toutes les zones de santé expliquant la recrudescence des cas de rougeoles dans toutes les zones de santé, avec la survenue des épidémies dans les zones de santé de Bokoro, Inongo, Oshwe, Bosobe et Mimia ;
- La méningite devient endémique dans la Zone de santé de Bokoro et Pendjwa ;
- Des infections respiratoires aigues ;
- Le VIH/ SIDA dans des grandes cités (agglomérations) comme le décrit les données de l’année 2005 : 13% de VIH positif chez les donneurs de sang dans 8 hôpitaux
- La malnutrition proteino-calorique (MPC)
- Les grossesses non désirées chez les élèves et les accouchements rapprochés chez des couples ;
- L’absence quasi permanente des médicaments essentiels et matériels de base au niveau des centres de santé (CS) et des hôpitaux.
En dehors des problèmes sanitaires, les zones de santé sont confrontées aux sérieux problèmes d’infrastructures et d’ordre logistique à savoir :
- La vétusté des équipements ;
- Le délabrement des infrastructures sanitaires ;
- L’absence des moyens de déplacement pour les superviseurs.
Sur le plan fonctionnel, il se pose des problèmes suivants :
- Depuis le début de l’année 2006, aucune zone de santé n’a bénéficié d’un appui structurel en dehors de l’apport des programmes spécialisés comme la Lèpre et Tuberculose, PEV ;
- L’insuffisance du personnel qualifié dans la majorité des zones de santé ;
- L’instabilité de personnel médical et paramédical au niveau des institutions sanitaires ;
- Le manque de formation en cours d’emploi des professionnels de santé dans toutes les structures de santé ;
- La démotivation du personnel suite à l’irrégularité du salaire qui du reste, est modique.
INDICATEURS DE PERFORMANCE
Les données collectées sur base des canevas SNIS en vigueur dans le pays, et les fiches de collecte des données montrent ce qui suit en 2005 :
- L’utilisation des structures sanitaires par la population reste faible dans ces districts à cause des problèmes liés à la qualité des services, à l’insuffisance des médicaments, aux barrières financières et le recours à l’exorcisme à travers les zones de santé ;
- La prise en charge des accouchements par un personnel qualifié est un élément important de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Globalement, le taux d’accouchement assisté est très faible à travers tout le Diocèse (31%) ;
- Activités de planning familial, capital pour la survie de la mère et de l’enfant et même pour le développement de la communauté, déjà intégrées ne fonctionnent présentement qu’au ralenti ;
- Le système de référence et contre- référence est non intégré ;
- La CPS joue un rôle capital dans la détection précoce de la malnutrition qui constitue la cause directe ou indirecte de 54% des cas des décès des enfants de mois de 5ans. Les performances des zones de santé restent encore très faibles (59% en moyenne). Ces faibles performances corrélées aux taux élevé de faibles poids à la naissance pourraient faire craindre des taux élevé de malnutrition surtout modérées dans le Diocèse.
- Près de 55% des femmes enceintes pour l’ensemble des districts n’utilisent pas le service de CPN. Cette situation pourrait expliquer la faiblesse de la couverture vaccinale en VAT et par conséquent expose ces femmes et leurs enfants au risque de Tétanos maternel et néonatal.
L’insuffisance de suivi de ces femmes aux CPN pourrait également les exposer au risque accru des décès maternels déjà très élevés au niveau national (1289 pour 100 000 naissances vivantes).
LES PRINCIPAUX PARTENAIRES DU DISTRICT SSANITAIRE DE MAI-NDOBE
PARTENAIRE
INSTITUTION
PERIODE
DOMAINE D’INTERVENTION
OMS
Toutes les zones de santé
Continu
Vaccination et surveillance des maladies
SANRU
ZS de Bokoro, Kiri, Pendjwa
2001- Mai 2006
Appui global
UBS/ LM et Fondation Damien
Toutes les ZS
Continu
Lutte contre la Lèpre et Tuberculose
FINIDA, FSB & UBS
10 Zones de santé
Continu
Lutte contre le VIH/SIDA
BDOM/ INONGO
6 Zones de santé
Continu
Appui global
FOMETRO
ZS Mushie et Kwamouth
Continu
Lutte contre le VIH/ SIDA
UNICEF, GAVI &UBS/ LM
Toutes les zones de santé
Continu
Vaccination
Source : Rapport de la revue semestrielle 2005

I. ENONCE DU PROBLEME ET JUSTIFICATION
Après l’analyse de la situation et prioritisation des problèmes, nous avons retenu cinq axes prioritaires d’intervention suivants afin de contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population dans le Diocèse d’Inongo en conformité avec la politique de développement sanitaire du ministère de la santé de la R D Congo.
1° L’organisation d’une coordination réelle des actions du BDOM afin de le rendre le BDO M opérationnel :
- Equiper le BDOM d’outil de travail, partant de l’équipement de bureau, du charroi automobile aux fournitures de bureau ;
- Motiver le personnel de la coordination ;
- Assurer une formation continue pour les cadres de la coordination

2° Améliorer l’accessibilité aux soins de bonne qualité par le renforcement des capacités institutionnelles au niveau de service médical diocésain (BDOM) à travers la réorganisation de système de santé, formation en cours d’emploi ainsi que la supervision des activités dans les structures sanitaires et approvisionnement des structures en médicaments essentiels et matériels médicaux ;
- Acheter, réhabiliter et équiper l’hôpital de Bondo à Kutu ;
- Réhabiliter et équiper les hôpitaux d’Inongo et de Bokoro
- Doter les structures des matériaux médicaux modernes et adaptés ;
- Approvisionner les structures en médicaments essentiels ;
- Assurer la formation continue des agents ;
3° Appui aux activités de lutte contre le VIH/ SIDA dans 6 zones de santé ;
-Assurer la formation en councelling pré et post test et à l’écoute active le personnel oeuvrant au sein des formations médicales du BDOM ;

-Assurer la formation sur la prévention du VIH/ SIDA et les IST, la prise en charge et l’encadrement des PVV, de 126 personnes ;

-Assurer la prise en charge correcte des infections opportunistes dans les formations sanitaires du BDOM pour les malades qui le nécessitent ;

-Appuyer les actions d’éducation et communication sur le VIH/ SIDA en faveur des groupes cibles (jeunes scolarisés et non scolarisés, couples et familles, clergé).


4° Renforcement de capacités institutionnelles au niveau des programmes de réhabilitation nutritionnelle et de planning familial par des méthodes naturelles ;
- Equiper les centres de réhabilitation nutritionnelle en intrants pour la prise en charge des enfants malnutris ;
- Former les prestataires des CRN sur les techniques de prise en charge conforme au PRONANUT
5° Appui aux urgences et catastrophes (Epidémies, naufrages,…)

De ce fait, nous sollicitons l’aide auprès de et des autres partenaires à travers ce plan d’action en vue d’aider la population du Diocèse d’Inongo.

II. OBJECTIF GENERAL
Contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population du Diocèse d’Inongo.

III. OBJECTIFS SPECIFIQUES
1. Renforcer La capacité technique du BDOM INONGO pour une coordination efficace des activités.
2. Renforcer les activités de lutte contre le VIH/ SIDA dans les zones de santé d’intervention du BDOM/ Inongo.
3. Augmenter l’accessibilité aux services de santé au niveau des structures sanitaires du rayon d’action du service médical du Diocèse d’Inongo (BDOM).
4. Renforcer les activités de lutte contre la malnutrition et de planning familial par des méthodes naturelles.
5. Renforcer les activités de gestion des épidémies et catastrophes survenant dans le Diocèse d’Inongo.


POINTS FORTS
- L’implication de l’ordinaire du lieu est un grand atout pour la réussite des activités de lutte contre le VIH ;
- La bonne collaboration entre le BDOM et le District sanitaire de Mai Ndombe ;
- Bonne acceptation de l’activité par la communauté.

POINTS FAIBLES

- Faible taux du personnel formé ;
- Manque d’un partenaire pour appuyer le BDOM dans ses activités ;
- Manque de moyens de déplacement pour les supervisions ;
- Le déplacement en grande partie par eau coûte cher ;


OPPORTUNITES

- L’arrivée prochaine du projet PARSS constitue une très grande opportunité pour nous ;
- L’accompagnement du BDOM Relais qui nous encadre dans l’exécution de notre plan d’action.

MENACES
- Le lac Mai Ndombe constitue une menace permanente ;
- L’instabilité politique et économique

PERSPECTIVES
1. Organiser des caravanes de sensibilisation dans les pêcheries à partir du mois de Juin jusqu’au mois de Septembre 2007 ;
2. Augmenter le paquet d’activités :
- 2008 : Dans le volet prévention, ajouter la PTME et dans le volet prise en charge, ajouter l’accompagnement psychosocial et la création de deux CDV ;
- 2009 : Assistance aux orphelins, traitement des malades éligibles aux ARV
1. Organiser des caravanes de sensibilisation dans les pêcheries à partir du mois de Juin jusqu’au mois de Septembre 2007 ;
2. Augmenter le paquet d’activités :
- 2008 : Dans le volet prévention, ajouter la PTME et dans le volet prise en charge, ajouter l’accompagnement psychosocial et la création de deux CDV ;
- 2009 : Assistance aux orphelins, traitement des malades éligibles aux ARV


Inongo, Avril 2007


Médecin Directeur du BDOM Inongo


Dr Pascal NGARA







PLAN D’ACTION
2007
PREAMBULE


Le Diocèse d’Inongo n’a pas connu directement les guerres, néanmoins il a subit les effets de celles-ci notamment par le passage des militaires fuyant la guerre sur deux axes : Dekese- Oshwe- Kutu- Mushie pour les militaires quittant le Kassaï occidental ; et Equateur- Pendjwa- Kiri- Inongo- Kutu- Mushie pour ceux quittant l’Equateur. Et à leur passage, ces militaires se sont livrés au pillage des champs, d’infrastructures sociales comme des Centres de santé, des écoles, et aussi à des viols.

La population subit donc ces effets avec comme grande conséquence une pauvreté extrême ne lui permettant plus d’avoir accès aux besoins vitaux de base notamment l’éducation des enfants, les soins de santé.

L’Eglise Catholique, ayant pris conscience de cette situation, organise ses services médicaux pour, autant que possible, réduire la misère de la population en s’intégrant dans la politique nationale des soins de santé primaires.

Les données des zones de santé oeuvrant dans le Diocèse d’Inongo montrent qu’actuellement la situation sanitaire est préoccupante avec beaucoup des problèmes notamment la faible couverture en structures sanitaires, le non approvisionnement en médicaments essentiels, la létalité élevée due au VIH/ SIDA et la méningite, la non accessibilité en eau potable.

L’absence de partenaire ou interlocuteur permanent sûr pour ces zones de santé demeure un réel problème auquel le Diocèse d’Inongo veut apporter une solution efficace et durable en organisant ses services au sein du Bureau Diocésain Des Œuvres Médicales, BDOM en sigle.

Le présent plan d’action vient en aide à une population estimée à 1 million d’habitants avec comme principal objectif de contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population du Diocèse d’Inongo, plus particulièrement les enfants de 0 à 5ans et les femmes. Cet objectif va être atteint à travers trois axes stratégiques d’intervention considérés comme prioritaires :

1° Rendre opérationnel le bureau de coordination du BDOM par l’organisation d’une coordination réelle des actions ;
2°.Augmentation d’utilisation des services dans les Formations sanitaires du BDOM Inongo ;

3°. Appui aux activités de lutte contre le SIDA dans 20 ;

Dans ce plan d’action sont incluses les stratégies et les activités spécifiquement liées à chaque axe stratégique qui seront menées et exécutées afin d’obtenir des résultats ex comptés avec un impact visible au niveau de la population.
Les ressources humaines, matérielles disponibles et celles à pourvoir ainsi que les financières mentionnées dans le budget permettront de contribuer à l’atteinte des objectifs fixés dans ce plan d’action.
Les activités de ce plan d’action seront coordonnées par le BDOM et exécutées sur terrain par les équipes de mise en œuvre de chaque projet.
Le budget global demandé sera rendu disponible grâce à l’appui de .

Sur le plan politique et administratif

Le pays a été secoué par une guerre pendant près d’une décennie. Le 30 Juin 2003, avec l’appui de la communauté internationale, la RDC a amorcé une période de transition qui a aboutit par la mise en place des institutions démocratiquement élues donnant espoir à une stabilité politique.
En attendant un prochain redécoupage, le pays compte 11 provinces subdivisées en 42 districts et 225 territoires.

Sur le plan socio-économique

Depuis plus d’une décennie, la mauvaise gestion, les pillages et les guerres ont eu des conséquences néfastes sur la population dont :
- Paupérisation de la population, près de 85% des Congolais vivent en moyenne avec moins de 1$ par jour par personne ;
- Destruction du tissu économique et des infrastructures sociales existantes (hôpitaux, routes, écoles, etc.) ;
- Déplacement des populations ;
- Emergence des certains phénomènes sociaux tels que les enfants des rues, la prostitution, la criminalité,…

Sur le plan sanitaire

Depuis 1980, la zone de santé est devenue l’unité opérationnelle et de planification des activités de santé en RDC et le centre de santé en constitue l’unité de base. Une constellation de 15 à 20 centres de santé au tour d’un hôpital général de référence forme une zone de santé type.
Actuellement, le pays est subdivisé en 515 zones de santé comptant en moyenne 100 milles habitants. Malheureusement, cette organisation référence connaît un dysfonctionnement important notamment à cause de la démotivation du personnel, une forte dégradation des infrastructures sanitaires existantes, la résurgence des grandes endémies autrefois sous contrôle (THA, lèpre,…), des taux élevés de mortalité maternelle (1289 pour 100.000 naissances vivantes) et celles des enfants de moins de 5ans (213 pour 1000 naissances vivantes) qui sont parmi les plus élevés au monde.
Cette situation a entraîné aussi le dysfonctionnement de toute la pyramide sanitaire.


I. 2. CONTEXTE GENERAL DU BDOM/ INONGO
1°. IDENTITE DU BDOM

- Nom : Bureau Diocésain des Œuvres Médicales d’Inongo

- Appartenance : Diocèse d’Inongo

- Responsable juridique : Philippe NKIERE KENA
Evêque du Diocèse d’Inongo

- Districts : Mai- Ndombe et Plateau

- Province : Bandundu

- Adresse : Procure du Diocèse d’Inongo
Ville d’Inongo, B.P 1800 Kinshasa

Telephone: OO243 8181 08 756

E-mail: ngaranip@ yahoo.fr
2° POLITIQUE DE L’EGLISE EN MATIERE DE SANTE
L’Eglise a adopté la politique nationale de soins de santé primaires qui est conforme à sa philosophie, et intervient en intégrant toutes les structures dans les zones de santé.
Le BDOM est donc chargé de coordonner toutes les interventions initiées par l’Eglise dans le secteur de la santé en faveur de la population diocésain.
Les structures sont donc appelées à offrir des soins de santé curatifs, préventifs et promotionnels.
Prônant les valeurs chrétiennes du fait de leur appartenance ou cession à l’Eglise Catholique, les structures du BDOM se distingueront par la prise en charge intégrale de l’homme considérant le corps, l’Ame et l’Esprit.
Dans le contexte actuel notre pays où nous vivons une crise socio-économique et morale avec inversion des valeurs, le BDOM apparaît comme l’espoir de la population pour la satisfaction des besoins de santé criants.
3° SITUATION GEOGRAPHIQUE
Le Diocèse d’Inongo correspond à l’ancien district de Mai- Ndombe, subdivisé actuellement en district administratifs de Mai- Ndombe et de Plateaux, situé dans la partie Nord de la province de Bandundu.
Il est limité au Nord par le Diocèse de Mbandaka- Bikoro, au Sud par les Diocèses de Kenge, Idiofa et l’Archidiocèse de Kinshasa ; à L’Est par les Diocèse de Kole et de Mweka ; et à l’Ouest par le fleuve Congo.
Sa superficie est de 120 000 Km2 soit 35% de la superficie de la province de Bandundu.
Le Diocèse d’Inongo est situé dans la grande cuvette centrale du bassin du Congo et présente une situation particulière sur le plan :
HYDROGRAPHIE
A l’exception des paroisses de Bandjow, Ntandembelo, Pendjwa et Semendwa, le reste des paroisses du Diocèse sont riveraines, parcourues par le Lac Mai- Ndombe ( ex Lac Léopold II ) et les cours d’eau ci-après :
- Le Lac Mai Ndombe traverse toute la paroisse d’Inongo et une partie de la paroisse de Kutu ;
- La Rivière Kassaï parcourt les paroisses d’Oshwe, Makaw, Semendwa, Nioki et en partie la paroisse de Mushie ;
- La Rivière Mfimi parcourt les paroisses de Kutu, Nioki et Mushie ;
- La Rivière Lutoyi traverse la paroisse de Kiri ;
- La Rivière Lokoro parcourt les paroisses de Lokolama, Kiri et Inongo ;
- La Rivière Molibampe parcourt une partie de la paroisse Nioki
CLIMAT
Toutes les paroisses du Diocèse d’Inongo ont le même climat de type tropical, deux saisons sèches et deux saisons pluvieuses. La grande saison sèche s’étale sur le mois de Mai jusqu’au mois d’Août. La saison de pluie va du mois d’Août au mois d’Avril interrompue au mois de Février par la petite saison sèche.
VOIES D’ACCES
_ VOIE AERIENNE : La plupart des paroisses sont couvertes par la présence d’une piste d’aviation et/ou un aérodrome ; mais pour certaines paroisses, les pistes sont éloignées de la cure à des distances allant de 40 à 100 Km notamment les paroisses de Bandjow, Ntandembelo, Pendjwa et Oshwe.
- VOIE ROUTIERE : Il existe des routes peu praticables au sein des différentes paroisses surtout en saison pluvieuse. Les paroisses de Bandjow, Bokoro, Kutu, Ntandembelo, Nioki, Semendwa et Makaw ont des routes assez praticables reliant différents coins de la paroisse.
Il est à noter que les paroisses de Bandjow, Pendjwa, Ntandembelo et Semendwa sont joignables uniquement par voie routière.
- VOIE FLUVIALE : Chaque paroisse est parcourue par au moins une rivière navigable dans son rayon d’action en dehors de des paroisses de Bandjow, Pendjwa, Ntandembelo,
- La visite rapide des différentes paroisses se ferait aisément par avion puis par moteur hors-bord ou moto ;
- La voie d’expédition des matériels est l’avion, une autre voie recommandée pour le transport des matériels et colis lourds est la voie fluviale
VEGETATION
La flore est dominée par la forêt équatoriale sur plus de 60% du Diocèse (surtout au Nord), la savane boisée au Sud et la présence des plateaux au Sud-ouest.

SITUATION ETHNODEMOGRAPHIQUE, RELIGIEUSE ET SCOLAIRE

La population totale actuelle est de 1 353 330 Habitants mais la population couverte par les structures du BDOM représente 42% de la population totale. Cette population est repartie en deux groupes ethniques : les Bantous qui représentent 95% de la population et les Pygmées 5% qui habitent essentiellement dans les paroisses de Pendjwa, Kiri, Lokolama et Oshwe. Ils constituent une catégorie vulnérable considérée comme population spéciale à cause de leur spécificité.

COUVERTURE DU DIOCESE EN STRUCTURES SANITAIRES

La population de ce Diocèse a une densité de 11 Habitants/ Km2. Le BDOM / Inongo intervient dans 6 zones de santé.
Sur le plan religieux, la population habitant le Diocèse d’Inongo est en majorité Chrétienne Catholique malgré l’émergence des pratiques exorcistes qui drainent des foules considérables à Bokoro, Kiri et Inongo.
Sur le plan scolaire, ce district compte 786 écoles primaires, 454 écoles secondaires et 8 instituts de Techniques Médicales et un Institut Supérieur Pédagogique.
Cependant, plusieurs jeunes filles abandonnent encore l’école suite à des mariages précoces et à la pauvreté des parents.
SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE
La majorité de la population vit de l’agriculture de substance, de la chasse et de la pêche artisanale.
L’élevage n’est pas développé, on retrouve quelques crâles des bovins dans les territoires de Kutu et de Mushie mais qui ne représentent pas grand-chose par rapport au besoin du Diocèse.
Il existe quelques industries d’exploitation de bois mais dont ne profite pas la population autochtone du fait que les grumes sont exportées, et le personnel même est mal payé.
L’habitat est en général de type traditionnel en pisé et en briques adobes avec toit couvert en paille ; sauf dans des grandes agglomérations, les centres extra coutumiers où l’on observe quelques bâtiments de type moderne en dur.
Le revenu moyen de la population est très bas.
ANALYSE DE LA SITUATION SANITAIRE AU DIOCESE D’INONGO
D’après les statistiques des zones de santé en notre possession, les districts de Mai Ndombe et Plateau, depuis la période allant de 2001 à 2006 ont été confrontés aux problèmes de santé suivants:
- Le Paludisme constitue la 1ère cause de morbidité et de mortalité dans les formations médicales ;
- Une faible couverture vaccinale à travers toutes les zones de santé expliquant la recrudescence des cas de rougeoles dans toutes les zones de santé, avec la survenue des épidémies dans les zones de santé de Bokoro, Inongo, Oshwe, Bosobe et Mimia ;
- La méningite devient endémique dans la Zone de santé de Bokoro et Pendjwa ;
- Des infections respiratoires aigues ;
- Le VIH/ SIDA dans des grandes cités (agglomérations) comme le décrit les données de l’année 2005 : 13% de VIH positif chez les donneurs de sang dans 8 hôpitaux
- La malnutrition proteino-calorique (MPC)
- Les grossesses non désirées chez les élèves et les accouchements rapprochés chez des couples ;
- L’absence quasi permanente des médicaments essentiels et matériels de base au niveau des centres de santé (CS) et des hôpitaux.
En dehors des problèmes sanitaires, les zones de santé sont confrontées aux sérieux problèmes d’infrastructures et d’ordre logistique à savoir :
- La vétusté des équipements ;
- Le délabrement des infrastructures sanitaires ;
- L’absence des moyens de déplacement pour les superviseurs.
Sur le plan fonctionnel, il se pose des problèmes suivants :
- Depuis le début de l’année 2006, aucune zone de santé n’a bénéficié d’un appui structurel en dehors de l’apport des programmes spécialisés comme la Lèpre et Tuberculose, PEV ;
- L’insuffisance du personnel qualifié dans la majorité des zones de santé ;
- L’instabilité de personnel médical et paramédical au niveau des institutions sanitaires ;
- Le manque de formation en cours d’emploi des professionnels de santé dans toutes les structures de santé ;
- La démotivation du personnel suite à l’irrégularité du salaire qui du reste, est modique.
INDICATEURS DE PERFORMANCE
Les données collectées sur base des canevas SNIS en vigueur dans le pays, et les fiches de collecte des données montrent ce qui suit en 2005 :
- L’utilisation des structures sanitaires par la population reste faible dans ces districts à cause des problèmes liés à la qualité des services, à l’insuffisance des médicaments, aux barrières financières et le recours à l’exorcisme à travers les zones de santé ;
- La prise en charge des accouchements par un personnel qualifié est un élément important de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Globalement, le taux d’accouchement assisté est très faible à travers tout le Diocèse (31%) ;
- Activités de planning familial, capital pour la survie de la mère et de l’enfant et même pour le développement de la communauté, déjà intégrées ne fonctionnent présentement qu’au ralenti ;
- Le système de référence et contre- référence est non intégré ;
- La CPS joue un rôle capital dans la détection précoce de la malnutrition qui constitue la cause directe ou indirecte de 54% des cas des décès des enfants de mois de 5ans. Les performances des zones de santé restent encore très faibles (59% en moyenne). Ces faibles performances corrélées aux taux élevé de faibles poids à la naissance pourraient faire craindre des taux élevé de malnutrition surtout modérées dans le Diocèse.
- Près de 55% des femmes enceintes pour l’ensemble des districts n’utilisent pas le service de CPN. Cette situation pourrait expliquer la faiblesse de la couverture vaccinale en VAT et par conséquent expose ces femmes et leurs enfants au risque de Tétanos maternel et néonatal.
L’insuffisance de suivi de ces femmes aux CPN pourrait également les exposer au risque accru des décès maternels déjà très élevés au niveau national (1289 pour 100 000 naissances vivantes).
LES PRINCIPAUX PARTENAIRES DU DISTRICT SSANITAIRE DE MAI-NDOBE
PARTENAIRE
INSTITUTION
PERIODE
DOMAINE D’INTERVENTION
OMS
Toutes les zones de santé
Continu
Vaccination et surveillance des maladies
SANRU
ZS de Bokoro, Kiri, Pendjwa
2001- Mai 2006
Appui global
UBS/ LM et Fondation Damien
Toutes les ZS
Continu
Lutte contre la Lèpre et Tuberculose
FINIDA, FSB & UBS
10 Zones de santé
Continu
Lutte contre le VIH/SIDA
BDOM/ INONGO
6 Zones de santé
Continu
Appui global
FOMETRO
ZS Mushie et Kwamouth
Continu
Lutte contre le VIH/ SIDA
UNICEF, GAVI &UBS/ LM
Toutes les zones de santé
Continu
Vaccination
Source : Rapport de la revue semestrielle 2005

I. ENONCE DU PROBLEME ET JUSTIFICATION
Après l’analyse de la situation et prioritisation des problèmes, nous avons retenu cinq axes prioritaires d’intervention suivants afin de contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population dans le Diocèse d’Inongo en conformité avec la politique de développement sanitaire du ministère de la santé de la R D Congo.
1° L’organisation d’une coordination réelle des actions du BDOM afin de le rendre le BDO M opérationnel :
- Equiper le BDOM d’outil de travail, partant de l’équipement de bureau, du charroi automobile aux fournitures de bureau ;
- Motiver le personnel de la coordination ;
- Assurer une formation continue pour les cadres de la coordination

2° Améliorer l’accessibilité aux soins de bonne qualité par le renforcement des capacités institutionnelles au niveau de service médical diocésain (BDOM) à travers la réorganisation de système de santé, formation en cours d’emploi ainsi que la supervision des activités dans les structures sanitaires et approvisionnement des structures en médicaments essentiels et matériels médicaux ;
- Acheter, réhabiliter et équiper l’hôpital de Bondo à Kutu ;
- Réhabiliter et équiper les hôpitaux d’Inongo et de Bokoro
- Doter les structures des matériaux médicaux modernes et adaptés ;
- Approvisionner les structures en médicaments essentiels ;
- Assurer la formation continue des agents ;
3° Appui aux activités de lutte contre le VIH/ SIDA dans 6 zones de santé ;
-Assurer la formation en councelling pré et post test et à l’écoute active le personnel oeuvrant au sein des formations médicales du BDOM ;

-Assurer la formation sur la prévention du VIH/ SIDA et les IST, la prise en charge et l’encadrement des PVV, de 126 personnes ;

-Assurer la prise en charge correcte des infections opportunistes dans les formations sanitaires du BDOM pour les malades qui le nécessitent ;

-Appuyer les actions d’éducation et communication sur le VIH/ SIDA en faveur des groupes cibles (jeunes scolarisés et non scolarisés, couples et familles, clergé).


4° Renforcement de capacités institutionnelles au niveau des programmes de réhabilitation nutritionnelle et de planning familial par des méthodes naturelles ;
- Equiper les centres de réhabilitation nutritionnelle en intrants pour la prise en charge des enfants malnutris ;
- Former les prestataires des CRN sur les techniques de prise en charge conforme au PRONANUT
5° Appui aux urgences et catastrophes (Epidémies, naufrages,…)

De ce fait, nous sollicitons l’aide auprès de et des autres partenaires à travers ce plan d’action en vue d’aider la population du Diocèse d’Inongo.

II. OBJECTIF GENERAL
Contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population du Diocèse d’Inongo.

III. OBJECTIFS SPECIFIQUES
1. Renforcer La capacité technique du BDOM INONGO pour une coordination efficace des activités.
2. Renforcer les activités de lutte contre le VIH/ SIDA dans les zones de santé d’intervention du BDOM/ Inongo.
3. Augmenter l’accessibilité aux services de santé au niveau des structures sanitaires du rayon d’action du service médical du Diocèse d’Inongo (BDOM).
4. Renforcer les activités de lutte contre la malnutrition et de planning familial par des méthodes naturelles.
5. Renforcer les activités de gestion des épidémies et catastrophes survenant dans le Diocèse d’Inongo.


POINTS FORTS
- L’implication de l’ordinaire du lieu est un grand atout pour la réussite des activités de lutte contre le VIH ;
- La bonne collaboration entre le BDOM et le District sanitaire de Mai Ndombe ;
- Bonne acceptation de l’activité par la communauté.

POINTS FAIBLES

- Faible taux du personnel formé ;
- Manque d’un partenaire pour appuyer le BDOM dans ses activités ;
- Manque de moyens de déplacement pour les supervisions ;
- Le déplacement en grande partie par eau coûte cher ;


OPPORTUNITES

- L’arrivée prochaine du projet PARSS constitue une très grande opportunité pour nous ;
- L’accompagnement du BDOM Relais qui nous encadre dans l’exécution de notre plan d’action.

MENACES
- Le lac Mai Ndombe constitue une menace permanente ;
- L’instabilité politique et économique

PERSPECTIVES
1. Organiser des caravanes de sensibilisation dans les pêcheries à partir du mois de Juin jusqu’au mois de Septembre 2007 ;
2. Augmenter le paquet d’activités :
- 2008 : Dans le volet prévention, ajouter la PTME et dans le volet prise en charge, ajouter l’accompagnement psychosocial et la création de deux CDV ;
- 2009 : Assistance aux orphelins, traitement des malades éligibles aux ARV
1. Organiser des caravanes de sensibilisation dans les pêcheries à partir du mois de Juin jusqu’au mois de Septembre 2007 ;
2. Augmenter le paquet d’activités :
- 2008 : Dans le volet prévention, ajouter la PTME et dans le volet prise en charge, ajouter l’accompagnement psychosocial et la création de deux CDV ;
- 2009 : Assistance aux orphelins, traitement des malades éligibles aux ARV


Inongo, Avril 2007


Médecin Directeur du BDOM Inongo


Dr Pascal NGARA









PLAN D’ACTION
2007
PREAMBULE


Le Diocèse d’Inongo n’a pas connu directement les guerres, néanmoins il a subit les effets de celles-ci notamment par le passage des militaires fuyant la guerre sur deux axes : Dekese- Oshwe- Kutu- Mushie pour les militaires quittant le Kassaï occidental ; et Equateur- Pendjwa- Kiri- Inongo- Kutu- Mushie pour ceux quittant l’Equateur. Et à leur passage, ces militaires se sont livrés au pillage des champs, d’infrastructures sociales comme des Centres de santé, des écoles, et aussi à des viols.

La population subit donc ces effets avec comme grande conséquence une pauvreté extrême ne lui permettant plus d’avoir accès aux besoins vitaux de base notamment l’éducation des enfants, les soins de santé.

L’Eglise Catholique, ayant pris conscience de cette situation, organise ses services médicaux pour, autant que possible, réduire la misère de la population en s’intégrant dans la politique nationale des soins de santé primaires.

Les données des zones de santé oeuvrant dans le Diocèse d’Inongo montrent qu’actuellement la situation sanitaire est préoccupante avec beaucoup des problèmes notamment la faible couverture en structures sanitaires, le non approvisionnement en médicaments essentiels, la létalité élevée due au VIH/ SIDA et la méningite, la non accessibilité en eau potable.

L’absence de partenaire ou interlocuteur permanent sûr pour ces zones de santé demeure un réel problème auquel le Diocèse d’Inongo veut apporter une solution efficace et durable en organisant ses services au sein du Bureau Diocésain Des Œuvres Médicales, BDOM en sigle.

Le présent plan d’action vient en aide à une population estimée à 1 million d’habitants avec comme principal objectif de contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population du Diocèse d’Inongo, plus particulièrement les enfants de 0 à 5ans et les femmes. Cet objectif va être atteint à travers trois axes stratégiques d’intervention considérés comme prioritaires :

1° Rendre opérationnel le bureau de coordination du BDOM par l’organisation d’une coordination réelle des actions ;
2°.Augmentation d’utilisation des services dans les Formations sanitaires du BDOM Inongo ;

3°. Appui aux activités de lutte contre le SIDA dans 20 ;

Dans ce plan d’action sont incluses les stratégies et les activités spécifiquement liées à chaque axe stratégique qui seront menées et exécutées afin d’obtenir des résultats ex comptés avec un impact visible au niveau de la population.
Les ressources humaines, matérielles disponibles et celles à pourvoir ainsi que les financières mentionnées dans le budget permettront de contribuer à l’atteinte des objectifs fixés dans ce plan d’action.
Les activités de ce plan d’action seront coordonnées par le BDOM et exécutées sur terrain par les équipes de mise en œuvre de chaque projet.
Le budget global demandé sera rendu disponible grâce à l’appui de .

Sur le plan politique et administratif

Le pays a été secoué par une guerre pendant près d’une décennie. Le 30 Juin 2003, avec l’appui de la communauté internationale, la RDC a amorcé une période de transition qui a aboutit par la mise en place des institutions démocratiquement élues donnant espoir à une stabilité politique.
En attendant un prochain redécoupage, le pays compte 11 provinces subdivisées en 42 districts et 225 territoires.

Sur le plan socio-économique

Depuis plus d’une décennie, la mauvaise gestion, les pillages et les guerres ont eu des conséquences néfastes sur la population dont :
- Paupérisation de la population, près de 85% des Congolais vivent en moyenne avec moins de 1$ par jour par personne ;
- Destruction du tissu économique et des infrastructures sociales existantes (hôpitaux, routes, écoles, etc.) ;
- Déplacement des populations ;
- Emergence des certains phénomènes sociaux tels que les enfants des rues, la prostitution, la criminalité,…

Sur le plan sanitaire

Depuis 1980, la zone de santé est devenue l’unité opérationnelle et de planification des activités de santé en RDC et le centre de santé en constitue l’unité de base. Une constellation de 15 à 20 centres de santé au tour d’un hôpital général de référence forme une zone de santé type.
Actuellement, le pays est subdivisé en 515 zones de santé comptant en moyenne 100 milles habitants. Malheureusement, cette organisation référence connaît un dysfonctionnement important notamment à cause de la démotivation du personnel, une forte dégradation des infrastructures sanitaires existantes, la résurgence des grandes endémies autrefois sous contrôle (THA, lèpre,…), des taux élevés de mortalité maternelle (1289 pour 100.000 naissances vivantes) et celles des enfants de moins de 5ans (213 pour 1000 naissances vivantes) qui sont parmi les plus élevés au monde.
Cette situation a entraîné aussi le dysfonctionnement de toute la pyramide sanitaire.


I. 2. CONTEXTE GENERAL DU BDOM/ INONGO
1°. IDENTITE DU BDOM

- Nom : Bureau Diocésain des Œuvres Médicales d’Inongo

- Appartenance : Diocèse d’Inongo

- Responsable juridique : Philippe NKIERE KENA
Evêque du Diocèse d’Inongo

- Districts : Mai- Ndombe et Plateau

- Province : Bandundu

- Adresse : Procure du Diocèse d’Inongo
Ville d’Inongo, B.P 1800 Kinshasa

Telephone: OO243 8181 08 756

E-mail: ngaranip@ yahoo.fr
2° POLITIQUE DE L’EGLISE EN MATIERE DE SANTE
L’Eglise a adopté la politique nationale de soins de santé primaires qui est conforme à sa philosophie, et intervient en intégrant toutes les structures dans les zones de santé.
Le BDOM est donc chargé de coordonner toutes les interventions initiées par l’Eglise dans le secteur de la santé en faveur de la population diocésain.
Les structures sont donc appelées à offrir des soins de santé curatifs, préventifs et promotionnels.
Prônant les valeurs chrétiennes du fait de leur appartenance ou cession à l’Eglise Catholique, les structures du BDOM se distingueront par la prise en charge intégrale de l’homme considérant le corps, l’Ame et l’Esprit.
Dans le contexte actuel notre pays où nous vivons une crise socio-économique et morale avec inversion des valeurs, le BDOM apparaît comme l’espoir de la population pour la satisfaction des besoins de santé criants.
3° SITUATION GEOGRAPHIQUE
Le Diocèse d’Inongo correspond à l’ancien district de Mai- Ndombe, subdivisé actuellement en district administratifs de Mai- Ndombe et de Plateaux, situé dans la partie Nord de la province de Bandundu.
Il est limité au Nord par le Diocèse de Mbandaka- Bikoro, au Sud par les Diocèses de Kenge, Idiofa et l’Archidiocèse de Kinshasa ; à L’Est par les Diocèse de Kole et de Mweka ; et à l’Ouest par le fleuve Congo.
Sa superficie est de 120 000 Km2 soit 35% de la superficie de la province de Bandundu.
Le Diocèse d’Inongo est situé dans la grande cuvette centrale du bassin du Congo et présente une situation particulière sur le plan :
HYDROGRAPHIE
A l’exception des paroisses de Bandjow, Ntandembelo, Pendjwa et Semendwa, le reste des paroisses du Diocèse sont riveraines, parcourues par le Lac Mai- Ndombe ( ex Lac Léopold II ) et les cours d’eau ci-après :
- Le Lac Mai Ndombe traverse toute la paroisse d’Inongo et une partie de la paroisse de Kutu ;
- La Rivière Kassaï parcourt les paroisses d’Oshwe, Makaw, Semendwa, Nioki et en partie la paroisse de Mushie ;
- La Rivière Mfimi parcourt les paroisses de Kutu, Nioki et Mushie ;
- La Rivière Lutoyi traverse la paroisse de Kiri ;
- La Rivière Lokoro parcourt les paroisses de Lokolama, Kiri et Inongo ;
- La Rivière Molibampe parcourt une partie de la paroisse Nioki
CLIMAT
Toutes les paroisses du Diocèse d’Inongo ont le même climat de type tropical, deux saisons sèches et deux saisons pluvieuses. La grande saison sèche s’étale sur le mois de Mai jusqu’au mois d’Août. La saison de pluie va du mois d’Août au mois d’Avril interrompue au mois de Février par la petite saison sèche.
VOIES D’ACCES
_ VOIE AERIENNE : La plupart des paroisses sont couvertes par la présence d’une piste d’aviation et/ou un aérodrome ; mais pour certaines paroisses, les pistes sont éloignées de la cure à des distances allant de 40 à 100 Km notamment les paroisses de Bandjow, Ntandembelo, Pendjwa et Oshwe.
- VOIE ROUTIERE : Il existe des routes peu praticables au sein des différentes paroisses surtout en saison pluvieuse. Les paroisses de Bandjow, Bokoro, Kutu, Ntandembelo, Nioki, Semendwa et Makaw ont des routes assez praticables reliant différents coins de la paroisse.
Il est à noter que les paroisses de Bandjow, Pendjwa, Ntandembelo et Semendwa sont joignables uniquement par voie routière.
- VOIE FLUVIALE : Chaque paroisse est parcourue par au moins une rivière navigable dans son rayon d’action en dehors de des paroisses de Bandjow, Pendjwa, Ntandembelo,
- La visite rapide des différentes paroisses se ferait aisément par avion puis par moteur hors-bord ou moto ;
- La voie d’expédition des matériels est l’avion, une autre voie recommandée pour le transport des matériels et colis lourds est la voie fluviale
VEGETATION
La flore est dominée par la forêt équatoriale sur plus de 60% du Diocèse (surtout au Nord), la savane boisée au Sud et la présence des plateaux au Sud-ouest.

SITUATION ETHNODEMOGRAPHIQUE, RELIGIEUSE ET SCOLAIRE

La population totale actuelle est de 1 353 330 Habitants mais la population couverte par les structures du BDOM représente 42% de la population totale. Cette population est repartie en deux groupes ethniques : les Bantous qui représentent 95% de la population et les Pygmées 5% qui habitent essentiellement dans les paroisses de Pendjwa, Kiri, Lokolama et Oshwe. Ils constituent une catégorie vulnérable considérée comme population spéciale à cause de leur spécificité.

COUVERTURE DU DIOCESE EN STRUCTURES SANITAIRES

La population de ce Diocèse a une densité de 11 Habitants/ Km2. Le BDOM / Inongo intervient dans 6 zones de santé.
Sur le plan religieux, la population habitant le Diocèse d’Inongo est en majorité Chrétienne Catholique malgré l’émergence des pratiques exorcistes qui drainent des foules considérables à Bokoro, Kiri et Inongo.
Sur le plan scolaire, ce district compte 786 écoles primaires, 454 écoles secondaires et 8 instituts de Techniques Médicales et un Institut Supérieur Pédagogique.
Cependant, plusieurs jeunes filles abandonnent encore l’école suite à des mariages précoces et à la pauvreté des parents.
SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE
La majorité de la population vit de l’agriculture de substance, de la chasse et de la pêche artisanale.
L’élevage n’est pas développé, on retrouve quelques crâles des bovins dans les territoires de Kutu et de Mushie mais qui ne représentent pas grand-chose par rapport au besoin du Diocèse.
Il existe quelques industries d’exploitation de bois mais dont ne profite pas la population autochtone du fait que les grumes sont exportées, et le personnel même est mal payé.
L’habitat est en général de type traditionnel en pisé et en briques adobes avec toit couvert en paille ; sauf dans des grandes agglomérations, les centres extra coutumiers où l’on observe quelques bâtiments de type moderne en dur.
Le revenu moyen de la population est très bas.
ANALYSE DE LA SITUATION SANITAIRE AU DIOCESE D’INONGO
D’après les statistiques des zones de santé en notre possession, les districts de Mai Ndombe et Plateau, depuis la période allant de 2001 à 2006 ont été confrontés aux problèmes de santé suivants:
- Le Paludisme constitue la 1ère cause de morbidité et de mortalité dans les formations médicales ;
- Une faible couverture vaccinale à travers toutes les zones de santé expliquant la recrudescence des cas de rougeoles dans toutes les zones de santé, avec la survenue des épidémies dans les zones de santé de Bokoro, Inongo, Oshwe, Bosobe et Mimia ;
- La méningite devient endémique dans la Zone de santé de Bokoro et Pendjwa ;
- Des infections respiratoires aigues ;
- Le VIH/ SIDA dans des grandes cités (agglomérations) comme le décrit les données de l’année 2005 : 13% de VIH positif chez les donneurs de sang dans 8 hôpitaux
- La malnutrition proteino-calorique (MPC)
- Les grossesses non désirées chez les élèves et les accouchements rapprochés chez des couples ;
- L’absence quasi permanente des médicaments essentiels et matériels de base au niveau des centres de santé (CS) et des hôpitaux.
En dehors des problèmes sanitaires, les zones de santé sont confrontées aux sérieux problèmes d’infrastructures et d’ordre logistique à savoir :
- La vétusté des équipements ;
- Le délabrement des infrastructures sanitaires ;
- L’absence des moyens de déplacement pour les superviseurs.
Sur le plan fonctionnel, il se pose des problèmes suivants :
- Depuis le début de l’année 2006, aucune zone de santé n’a bénéficié d’un appui structurel en dehors de l’apport des programmes spécialisés comme la Lèpre et Tuberculose, PEV ;
- L’insuffisance du personnel qualifié dans la majorité des zones de santé ;
- L’instabilité de personnel médical et paramédical au niveau des institutions sanitaires ;
- Le manque de formation en cours d’emploi des professionnels de santé dans toutes les structures de santé ;
- La démotivation du personnel suite à l’irrégularité du salaire qui du reste, est modique.
INDICATEURS DE PERFORMANCE
Les données collectées sur base des canevas SNIS en vigueur dans le pays, et les fiches de collecte des données montrent ce qui suit en 2005 :
- L’utilisation des structures sanitaires par la population reste faible dans ces districts à cause des problèmes liés à la qualité des services, à l’insuffisance des médicaments, aux barrières financières et le recours à l’exorcisme à travers les zones de santé ;
- La prise en charge des accouchements par un personnel qualifié est un élément important de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Globalement, le taux d’accouchement assisté est très faible à travers tout le Diocèse (31%) ;
- Activités de planning familial, capital pour la survie de la mère et de l’enfant et même pour le développement de la communauté, déjà intégrées ne fonctionnent présentement qu’au ralenti ;
- Le système de référence et contre- référence est non intégré ;
- La CPS joue un rôle capital dans la détection précoce de la malnutrition qui constitue la cause directe ou indirecte de 54% des cas des décès des enfants de mois de 5ans. Les performances des zones de santé restent encore très faibles (59% en moyenne). Ces faibles performances corrélées aux taux élevé de faibles poids à la naissance pourraient faire craindre des taux élevé de malnutrition surtout modérées dans le Diocèse.
- Près de 55% des femmes enceintes pour l’ensemble des districts n’utilisent pas le service de CPN. Cette situation pourrait expliquer la faiblesse de la couverture vaccinale en VAT et par conséquent expose ces femmes et leurs enfants au risque de Tétanos maternel et néonatal.
L’insuffisance de suivi de ces femmes aux CPN pourrait également les exposer au risque accru des décès maternels déjà très élevés au niveau national (1289 pour 100 000 naissances vivantes).
LES PRINCIPAUX PARTENAIRES DU DISTRICT SSANITAIRE DE MAI-NDOBE
PARTENAIRE
INSTITUTION
PERIODE
DOMAINE D’INTERVENTION
OMS
Toutes les zones de santé
Continu
Vaccination et surveillance des maladies
SANRU
ZS de Bokoro, Kiri, Pendjwa
2001- Mai 2006
Appui global
UBS/ LM et Fondation Damien
Toutes les ZS
Continu
Lutte contre la Lèpre et Tuberculose
FINIDA, FSB & UBS
10 Zones de santé
Continu
Lutte contre le VIH/SIDA
BDOM/ INONGO
6 Zones de santé
Continu
Appui global
FOMETRO
ZS Mushie et Kwamouth
Continu
Lutte contre le VIH/ SIDA
UNICEF, GAVI &UBS/ LM
Toutes les zones de santé
Continu
Vaccination
Source : Rapport de la revue semestrielle 2005

I. ENONCE DU PROBLEME ET JUSTIFICATION
Après l’analyse de la situation et prioritisation des problèmes, nous avons retenu cinq axes prioritaires d’intervention suivants afin de contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population dans le Diocèse d’Inongo en conformité avec la politique de développement sanitaire du ministère de la santé de la R D Congo.
1° L’organisation d’une coordination réelle des actions du BDOM afin de le rendre le BDO M opérationnel :
- Equiper le BDOM d’outil de travail, partant de l’équipement de bureau, du charroi automobile aux fournitures de bureau ;
- Motiver le personnel de la coordination ;
- Assurer une formation continue pour les cadres de la coordination

2° Améliorer l’accessibilité aux soins de bonne qualité par le renforcement des capacités institutionnelles au niveau de service médical diocésain (BDOM) à travers la réorganisation de système de santé, formation en cours d’emploi ainsi que la supervision des activités dans les structures sanitaires et approvisionnement des structures en médicaments essentiels et matériels médicaux ;
- Acheter, réhabiliter et équiper l’hôpital de Bondo à Kutu ;
- Réhabiliter et équiper les hôpitaux d’Inongo et de Bokoro
- Doter les structures des matériaux médicaux modernes et adaptés ;
- Approvisionner les structures en médicaments essentiels ;
- Assurer la formation continue des agents ;
3° Appui aux activités de lutte contre le VIH/ SIDA dans 6 zones de santé ;
-Assurer la formation en councelling pré et post test et à l’écoute active le personnel oeuvrant au sein des formations médicales du BDOM ;

-Assurer la formation sur la prévention du VIH/ SIDA et les IST, la prise en charge et l’encadrement des PVV, de 126 personnes ;

-Assurer la prise en charge correcte des infections opportunistes dans les formations sanitaires du BDOM pour les malades qui le nécessitent ;

-Appuyer les actions d’éducation et communication sur le VIH/ SIDA en faveur des groupes cibles (jeunes scolarisés et non scolarisés, couples et familles, clergé).


4° Renforcement de capacités institutionnelles au niveau des programmes de réhabilitation nutritionnelle et de planning familial par des méthodes naturelles ;
- Equiper les centres de réhabilitation nutritionnelle en intrants pour la prise en charge des enfants malnutris ;
- Former les prestataires des CRN sur les techniques de prise en charge conforme au PRONANUT
5° Appui aux urgences et catastrophes (Epidémies, naufrages,…)

De ce fait, nous sollicitons l’aide auprès de et des autres partenaires à travers ce plan d’action en vue d’aider la population du Diocèse d’Inongo.

II. OBJECTIF GENERAL
Contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire de la population du Diocèse d’Inongo.

III. OBJECTIFS SPECIFIQUES
1. Renforcer La capacité technique du BDOM INONGO pour une coordination efficace des activités.
2. Renforcer les activités de lutte contre le VIH/ SIDA dans les zones de santé d’intervention du BDOM/ Inongo.
3. Augmenter l’accessibilité aux services de santé au niveau des structures sanitaires du rayon d’action du service médical du Diocèse d’Inongo (BDOM).
4. Renforcer les activités de lutte contre la malnutrition et de planning familial par des méthodes naturelles.
5. Renforcer les activités de gestion des épidémies et catastrophes survenant dans le Diocèse d’Inongo.


POINTS FORTS
- L’implication de l’ordinaire du lieu est un grand atout pour la réussite des activités de lutte contre le VIH ;
- La bonne collaboration entre le BDOM et le District sanitaire de Mai Ndombe ;
- Bonne acceptation de l’activité par la communauté.

POINTS FAIBLES

- Faible taux du personnel formé ;
- Manque d’un partenaire pour appuyer le BDOM dans ses activités ;
- Manque de moyens de déplacement pour les supervisions ;
- Le déplacement en grande partie par eau coûte cher ;


OPPORTUNITES

- L’arrivée prochaine du projet PARSS constitue une très grande opportunité pour nous ;
- L’accompagnement du BDOM Relais qui nous encadre dans l’exécution de notre plan d’action.

MENACES
- Le lac Mai Ndombe constitue une menace permanente ;
- L’instabilité politique et économique

PERSPECTIVES
1. Organiser des caravanes de sensibilisation dans les pêcheries à partir du mois de Juin jusqu’au mois de Septembre 2007 ;
2. Augmenter le paquet d’activités :
- 2008 : Dans le volet prévention, ajouter la PTME et dans le volet prise en charge, ajouter l’accompagnement psychosocial et la création de deux CDV ;
- 2009 : Assistance aux orphelins, traitement des malades éligibles aux ARV
1. Organiser des caravanes de sensibilisation dans les pêcheries à partir du mois de Juin jusqu’au mois de Septembre 2007 ;
2. Augmenter le paquet d’activités :
- 2008 : Dans le volet prévention, ajouter la PTME et dans le volet prise en charge, ajouter l’accompagnement psychosocial et la création de deux CDV ;
- 2009 : Assistance aux orphelins, traitement des malades éligibles aux ARV


Inongo, Avril 2007


Médecin Directeur du BDOM Inongo


Dr Pascal NGARA

Mgr Philippe NKIERE KENA

Mgr Philippe NKIERE KENA
Evêque d'Inongo (2005- )

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE

PETIT SEMINAIRE ST LOUIS DE GONZAGUE
BOKORO

Mgr Jan Van Cauwelaert

Mgr Jan Van Cauwelaert
1er Evêque D'Inongo(1959-1967) dcd 18.08.16

Mgr Léon LESAMBO

Mgr Léon LESAMBO
Evêque Emérite(1967-2005) dcd 19.11.17